6 mai 2021
Philippique au MR.

Ah ! mais, c’est qu’il en rajoute le sagouin aux 18.900 patates, avec son appartement de 60 m² à Mons, dans un quartier qui n’est pas des plus chics ! C’est pas gentil pour Di Rupo qui occupe un immeuble de deux étages à lui tout seul.
Et les 10.000 € qu’il a encore de dettes de sa campagne publicitaire pour faire président du MR ! On touche à ce que disait Hedebouw dimanche, ce type n’a plus conscience de rien. Il marche à côté de ses pompes. Comment ose-t-on faire état de 10.000 € de dettes quand on gagne 18.900 € brut ?
Alors que les dettes moyennes des ménages sont supérieures avec des paies de 1500, 1700 € ! C’est là que l’on voit que ce pouvoir ne traite pas correctement des affaires publiques.
La preuve, voilà encore un « irréprochable » du MR dans l’embarras. Il s’agit de Philippe Goffin, ex ministre de la défense dans le gouvernement Sophie Wilmès, perquisitionné pour une affaire d’achat de masques Avrox par l’État.
C’est une affaire d’embrouille à la Kubla, avec des jongleries de millions à la De Decker. C’est dire le morceau que les enquêteurs doivent débroussailler.
Pendant que les Belges entraient dans l’épidémie avec des morts en série, Philippe Goffin concluait un accord avec Avrox, une société luxembourgeoise pour l’achat de millions de masques buccaux en tissu. On se souvient que Maggie avait détruit les réserves. Un juge d’instruction instruit l’affaire pour faux et usage de faux, escroquerie, blanchiment et entrave à la liberté des enchères, rien que ça. On en a pour 32 millions d’euros d’une commande de 15 millions de masques. Des nanoparticules d'argent et de dioxyde de titane, potentiellement nocives, ayant été détectées sur les masques, leur usage a depuis été déconseillé, après un avis du Conseil supérieur de la Santé.
La société luxembourgeoise compte un héritier jordanien, un ex-patron de restaurant cannois et un ancien agent de foot. Une des conditions d'octroi était d'avoir déjà fourni au moins 250.000 masques en étoffe à un autre client. Avrox faisait état d'une commande d'un million de masques à un autre pays en 2020, mais restait discret sur l'identité de l'acquéreur approvisionné. En réalité Avrox-Luxembourg a son facturier à la société offshore Bright Periods Consulting, basée à l'île Maurice, créée en septembre 2015. Son directeur, un Brésilien dénommé Flavio D., est proche depuis au moins six ans, selon les deux quotidiens qui ont épluché son compte Instagram, d'un des actionnaires d'Avrox.
Goffin peut jouer les innocents. Il a un bel exemple avec Boris Johnson empêtré dans une affaire de rideaux que sa dispendieuse épouse a fait changer au 10 Dowding Street, la résidence des premiers ministres britanniques. Mais, jouer les imbéciles n’est pas toujours la bonne tactique.

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Assiste-t-on à la « kublatisation » du MR ? On n’en est pas loin.
Le président Bouchez, toujours à l’assaut des télés, prêche la vertu comme un évangéliste américain. Mais jusqu’à aujourd’hui, alors que l’affaire est de la semaine passée, il ne s’est pas intéressé à cette malencontreuse histoire, pour s’acharner sur un conseiller communal MR coupable de s’être affranchi des consignes anti-Covid.
Non, ce qui intéresse Bouchez en ce moment, s’est de laver son honneur à propos des 18.900 € de traitement pour ses fonctions de président du MR. Le bougre se lamente en prétendant qu’on n’en a que pour lui, alors que son homologue du PS en ramasse autant. Alors que lui, Bouchez, « ne compte pas ses heures ».
Ne serait-ce pas pourtant son rôle de faire la clarté dans ce qu’il est convenu d’appeler désormais « l’affaire Goffin » ?
Après Liège les affaires Moreau, Mathot, le PS place Sainte-Véronique concerné et confondu dans ses basses œuvres, voilà Liège à nouveau en délicatesse avec la justice, puisque Goffin est bourgmestre de Crisnée.
Devinez qui est président provincial du MR à Liège: Daniel Bacquelaine !
Comme c’est bizarre quand même la vie politique et comme ce milieu est petit-petit !

5 mai 2021
La caisse est vide au MR !

Une taupe au MR n’est plus utile pour être au fait des dernières engueulades entre grands chefs, à propos de leur extravagant président.
Le salaire à la façon « vice-premier » passait comme un entremet qu’on avale sans y prêter attention. Aujourd’hui que tout le monde en parle, les aigreurs remontent. Curieux comme les choses qu’on faisait semblant d’approuver, quand cela ne se savait pas, dérangent tout le monde maintenant que ça se sait.
Ils n’attendent plus que la disparition à la comptabilité de Richard Miller, pour passer du salaire de 18.900 € de vice-premier à celui du premier, un chouia supérieur.
Les Michel, pas intéressés pour un sou, y avaient déjà pensé. Ils n’avaient pas osé à cause de Chastel. Un salaire de premier ministre à ce faible d’esprit aurait provoqué une crise interne. Richard Miller aurait pu ressortir les comptes de la boutique Jean Gol, au bord de la faillite frauduleuse à la Tonton Tapis, les dactylos, payées une misère, faire la grève des privautés ancillaires !
Le problème tient dans le mauvais effet des largesses à un moment où Bouchez adopte un langage cher au MR, l’austérité des foules et le retour à la rigueur.
L’embêté, c’est Ducarme à qui colle une étiquette « sociale ». Un libéralisme social, il l’avait dit dans sa campagne pour devenir « vice-premier » à la présidence du MR. Il faisait l’autre jour la gueule d’un merlan surgelé qui aurait raté la chaîne du froid.
Voilà des lustres que ne je n’achète plus un journal libéral. Comme les nouvelles changent tous les jours, j’évite les dépenses inutiles. De toute manière, aucune gazette n’écrira un mot sur les finances des partis de la majorité, toutes dans le rouge et surtout les finances bleues. On a beau recevoir du fric en loucedé des friqués, brader les privilèges au prix coûtant, le mécénat se perd au parti libéral.
Heureusement que les députés à l’insu des électeurs, votent chaque année des tombereaux d’argent aux partis traditionnels, le reste, se sont les contributions « volontaires » des élus au prorata de ce qu’ils ramassent en indemnités, faut plus trop compter sur les cotisations du plouc adhérent.
Le MR donne évidemment des chiffres gonflés de ces convaincus. C’est que la Covid a décimé ses rangs. L’hôtellerie fait faux bond. L’épicier du coin a viré fasciste et l’artisan vote PTB.

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La politique libérale a pris un sacré coup de vieux, malgré la jeunesse du tonitruant Bouchez. En interne, l’industrie joue les filles de l’air en décentralisation, l’usine à gaz est ingouvernable et les députés se défaussent sur le peuple, dans des lois fofolles et inutiles. En externe, l’adoration du MR à papa Biden fait qu’on n’a plus vraiment de politique extérieure, d’autant que la ministre des affaires étrangères est une américanophile à moitié australienne. On va dénoncer le génocide Ouïghours et faire coller la politique de Poutine à celle de feu Staline, sur ordre de Washington. Ce n’est pas bandant une domestication pareille, avec un néolibéralisme déjà plombé par ses piètres résultats. On se voit mal repousser l’ennemi sur le Donbass ou remonter le Mékong pour aller fesser Xi Jinping. Malgré tout, le MR délire en justicier sans armée à l’UE.
Quand on met en parallèle le salaire de Bouchez, avec les finances du parti, ça la fout déjà mal. Mais quand on le met en relation avec les 10 euros par mois d’augmentation des salaires que la FGTB revendique, on est pratiquement sur le cul.
Puisqu’ils en sont au grand couplet de la transparence, qu’ils n’ont rien à cacher et que l’État est aux taquets question finance, que c’est impossible de sortir un euro de plus des caisses publiques, que les partis qui prêchent l’austérité comme la seule mesure de sauver la démocratie viennent nous balancer comment eux vivent l’austérité.
Faut pas rigoler avec ces choses là.
On a comme l’impression que certains chefs « admirables » pourraient faire un tour en correctionnelle. Ce n’est pas demain qu’un journaliste indépendant (c’est simple, il n’y en a plus) fourra son nez dans ce merdier.
Il reste encore une solution au MR, pour que son « Tonton Tapis » garde son statut de vice-premier : aller au charbon du côté de Bill Gates. Il paraît que le couple divorce. Avec sa belle gueule, peut-être que Bouchez y aurait de l’avenir ?

4 mai 2021
Un emploi en or.

Toutes les gazettes, bien libérales, américanisées à mort, se ruent ce matin à la défense de leur chéri, le dénommé Bouchez, injustement traîné dans la boue dimanche par la divulgation de son salaire de président du Mouvement Réformateur.
Elles auraient mieux fait de regarder ailleurs, parce qu’indépendamment de la coquette somme de 18.000 € qu’on savait déjà, personne n’avait fait le rapprochement de ce salaire avec celui d’un vice-premier ministre fédéral !
Comparé la fonction à celle d’un vice-premier, ce n’est pas rien. On comprend Ducarme et les autres postulants qui ont voulu pêché le maquereau et qui reviennent avec des ablettes.
Ce n’est probablement pas le seul parti où son président y arrondi ses fins de mois. Je me hasarde peut-être, mais les successeurs de Vandervelde, ne doivent pas être loin du compte. On pourrait poser la question à Elio di Ruppo ou à Paul Magnette ?
Bouchez a bien clamé haut et fort que c’était du brut ! Pour la gouverne de l’ange du néolibéralisme, on le savait. Mais c’est brut aussi pour les vice-premiers !...
Lorsque le comptable maison te file tes 18.000 patates, l’État t’en reprend au moins huit mille, plus la dîme aux ploucs de ton parti, ça ne te fait plus que 8.000 in the pocket. Tous les beaufs qui t’admirent et voient en toi la réincarnation du fils trop tôt disparu de Jo Biden, ne savent pas que tu as un complément en frais de représentation pouvant atteindre ton net. Et les ploucs qui te pensent altruiste ! Voitures, costumes, eau de Vichy, réceptions et tournées générales du Métropole au bistrot « Chez Eugène », ça va chercher dans les combien ?

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Cela te fait mon gros futé, un revenu net d’à peu près ton salaire brut. Je te fais confiance pour la gratte, ton côté domestique, qui chez les gens de maison – le MR n’en est-il pas une ? – permet de survivre. Tu la connais la chanson, quand je pense que tu as le culot de parler de môman qui faisait son marché à coup de pièces de vingt francs !
Tu m’as touché pour le coup, j’attendais qu’à la suite tu entames le couplet « fils d’ouvrier, petit fils d’ouvrier, ouvrier moi-même », avant d’y aller d’une larme !...
Tu n’es pas allé jusque là, un manque d’effronterie, peur d’en remettre une couche ?
Pourquoi les gens sont-ils comme enragés quand ils évoquent ton salaire ?
Faut les comprendre. Ta vision de l’économie pour eux est incompréhensible. Ils s’attendaient que tu ailles de la pièce de vingt francs aux dix euros que les faméliques de ce pays réclament, pour que tu les respectes aussi…
Nous savons bien, ce fric de vice-premier ce n’est pas toi qui l’as exigé, que c’est une histoire ancienne de l’effronté Gros-Loulou fondateur de la dynastie des Michel.
C’est une histoire que Richard3 connaît et qui plaît toujours quand il la raconte. Comment Louis et Didier ont flairé dès le début, l’argent qu’ils se feraient en se plaçant domestique à journées chez Jean Gol, quand il distribuait les places.
Monté de toute pièce par François Perrin et Gol, le premier s’éblouissant de sa verve, se perdait dans ses tribulations universitaires, le second fut seul sur la bonne affaire.
Bien plus tard, c’est entre Louis et Junior qu’il fut décidé que les arrhes, le beau pognon quoi, du président MR serait indexé sur la fonction de vice-premier ministre.
On peut demander des précisions à Richard Miller, gérant de la boutique Jean Gol et survivant de la course à l’échalote.
Reynders qui passe pour un autre acrobate de la « planque à dix-huit mille » s’est fait baiser par le Bureau MR, contrôlé par la famille Michel. On ne lui en versait pas tant !
Ce fut une terrible humiliation pour lui, d’apprendre que le plombier des Michel, le petit Chastel, avait touché les 18.000 comme Charles ! Un type qui ne parle pas anglais !
Depuis, tout est arrangé. Les deux fils du vieux sont casés. Charles désormais maréchal à l’Europe peut faire l’autre colonel et Chastel, chef de rang. La hache de guerre est enterrée. Plus personne n’aurait reparlé des 18.000. Il a fallu que la bande tombe sur Raoul !...
Non, mais, de quoi se mêle ce bouseux, disent en chœur les gazettes, en prenant fait et cause pour le parti du pognon.

3 mai 2021
Cœur et rancœur.

Ce pays a la particularité d’être à la fois le plus mal dirigé de l’Union Européenne et le plus vanté de ses élites. C’est une curiosité, un exemple à ne pas suivre. On ne sait plus qui fait quoi !
Si ça ce n’est pas un signe de mauvaise gouvernance, que l’on me dise ce que c’est.
C’est dans un cadre archi conventionnel, RTLTVi, que le fleuron de cette Belgique mal gérée, Georges-Louis Bouchez, rencontrait le seul opposant qui ait quelque chose à dire sur les valeurs de cette société, Raoul Hedebouw.
Pour une fois, l’animateur Deborsu s’est révélé relativement neutre en ne favorisant pas trop le MR, dans sa manière habituelle de couper l’adversaire du libéral, le disert GL Bouchez.
Le sujet principal étant l’augmentation de 0,4 % des salaires, soit 6 à 10 euros par mois (en décomptant les retenues légales), on a donc parlé pognon !
Comme toujours, ce sont les dirigeants de ce malheureux pays qui ont tout faux. Pour Bouchez, 10 € de + par mois, c’est impensable. Il en étrangle, éructe, vocifère, surtout quand l’autre dit devant les caméras que Bouchez gagne 18.000 € par mois ! De ce que le président du MR déduit immédiatement la cotisation au parti, ce qui est une tromperie sur le salaire net, puisque cette dépense ne fait pas partie des retenues légales. En ce sens, la position du PTB est plus correcte, puisque c’est le parti qui établit les ressources de ses parlementaires. En l’occurrence, Raoul Hedebouw reçoit 2000 € net par mois, ce qui est un salaire tout à fait moyen dans l’industrie.
Tout le débat a finalement tourné autour de la question des salaires et de l’argent perçu.
Bouchez a une dialectique étonnante. Suite aux augmentations parfois somptueuses que l’actionnariat des entreprises s’est octroyée, surtout celles qui se sont enrichies sur l’année du Covid, et notamment le CIO de Delhaize qui s’est royalement sucré la gaufre, Bouchez est revenu avec sa théorie du ruissellement chère à Macron et vieille comme mes bottes.
Apparemment, GLB ne suit pas l’actualité, cette théorie du ruissellement non seulement n’a jamais fonctionné, mais il a été démontré par des économistes de renom que les capitaux perçus par les actionnaires et les CIO n’étaient presque jamais réinvestis dans l’entreprise, mais partaient à l’étranger pour des spéculations extérieures, si ce n’est des paradis fiscaux.
C’est une gageure sur quelques minutes d’antenne d’entreprendre d’expliquer combien est fausse l’argumentation du libéralisme, sur ce sujet en particulier.
Indépendamment de cela, des sommes astronomiques sont chaque année dispensées sans compter pour faire fonctionner l’usine à gaz aux multiples fonctions inutiles et il a été déversé pour compenser les fermetures et le manque à gagner causés par la Covid, une pluie de milliards supplémentaires sur de petits entrepreneurs moins chanceux.
Et on voudrait faire croire aux gens que 6 à 10 € par mois sur les salaires, c’est trop !

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On se demande encore où GLB a été trouvé que les salaires belges étaient de 8 % supérieurs aux autres pays ? Les Ardennais qui travaillent au Luxembourg sont évidemment persuadés du contraire.
Bien sûr, on n’a pas le temps de développer ses arguments dans une émission coup de vent dont Deborsu en dilapide sa part en parlotes inutiles, dans des interviews trottoirs bidons.
Mais quand Bouchez défend les riches actionnaires sous prétexte que l’imposition des fortunes de leur actionnariat rapporte trois milliards et demi par an, il oublie de dire que cet argent frais va directement dans les salaires, pensions et notes de frais diverses que l’État paie à son personnel représentatif, du premier ministre à l’échevin d’une petite commune. Si bien que dans ces conditions Bouchez et ses pareils n’ont pas intérêt à ce que l’accroissement des indemnités s’arrête.
En résumé, par la brièveté d’un débat sur une question aussi complexe, chacun est resté sur son idée. Si bien que les libéraux s’enfoncent dans leurs contradictions, alors que le néolibéralisme est en train d’exploser, tandis que l’électeur de gauche s’en retournera chez lui de plus en plus convaincu que ce pouvoir le prend pour un imbécile.