19 juin 2021
Radotages.

Désolé d’emmerder le monde avec mes histoires de partis, de magouilles, d’économie à la noix, de la nullité de nos tas de gouvernements, de toute manière, le plus important, le fédéral, celui qui nous représente partout, ne sert définitivement plus à rien, depuis l’Euro et le traité de Maëstricht faisant défense de changer de système économique, des fois qu’une lubie saisirait le corps électoral à un moment où les cadors du pays auraient la tête ailleurs.
Ce qu’a confirmé Charles Michel dans sa prise de parole au 175me anniversaire du parti libéral, en insistant sur les liens entre le projet libéral et le projet européen,
Alors, pourquoi s’obstiner, en plein délire footballistique, à tenter vainement d’enfoncer le clou : nous ne sommes plus maîtres de notre politique ! Par conséquent, nous payons beaucoup trop cher les beaux merles qui nous représentent. Sans doute par atavisme et besoin de rester parmi les rares utilisateurs de Facebook à encore s’inquiéter, il reste intéressant de voir De Croo parler des grands desseins extérieurs, comme s’il décidait encore !
Ce n’est pas sérieux. Comme ce n’est pas sérieux de la part de la FGTB qui n’est plus que l’ombre d’elle-même d’organiser place Saint-Paul, un hommage à Marc Goblet un jour d’été, entre deux matchs de foot et dans la canicule qu’on annonce.
Pourtant, quand on y pense, il y aurait eu quelque chose à dire sur les renvois d’ascenseur quand on passe du syndicalisme au socialisme militant, au point qu’on n’hésite pas au PS liégeois de faire passer un homme malade et diminué de président de la FGTB à la députation fédérale !
Sans doute que cet ultime pantouflage mettait Goblet et sa famille à l’abri du besoin et c’était très généreux de la part de la section liégeoise du PS ; mais c’était en même temps considérer avec un certain mépris la représentation du peuple au parlement fédéral. On se doute que la participation de ce malheureux militant arrivé aux dernières extrémités ne devait guère dépassé la velléité d’une présence effective au grand moment du vote pour le gouvernement De Croo.
Dans sa structure actuelle, paralysée à sa tête par l’appareil socialiste parachuté aux postes clés, la FGTB est un grand corps social mort et sans autre utilité qu’organiser la défense du chômeur. C’est toujours ça, mais c’est peu. Le syndicat n’a pas été conçu pour ça. La fin de la lutte des classes décidée par une poignée de hauts cadres du parti il y a plus de trente ans y est pour quelque chose.
On peut penser aussi que PS et syndicats se fichent du monde.

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Qu’importe après tout. L’insouciance est de mode et tout ce que j’en dis touchera à peine un nombre de lecteurs suffisant pour faire une équipe de foot.
Pourtant, si je persiste et signe, c’est que je trouve les gens relâchés et peu sérieux. Non pas que la mode est à la ruée sur le foot et qu’il y après le Tour de France et les jeux olympiques de Tokyo – moi-même y suis sensible – c’est que dans ce transport collectif, on oublie le corona virus.
Non pas qu’il faille lui tresser des couronnes, je suis comme tout le monde, je voudrais qu’on n’en parle jamais plus. Mais a-t-on bien réfléchi que, comme tous les coronas, c’est un virus saisonnier et qu’il pointera son vilain museau fin septembre, comme son confrère de la grippe. Qu’est-ce qu’on prévoit chez Vandenbroucke pour ne pas se retrouver comme Maggy De Block à tomber de haut de tout son poids ? Mais rien sans doute…
Passons sur tout cela.
Ce n’est quand même pas demain, ce mois de septembre et d’ici là, à moins que Biden ne nous convoque dans son conflit avec la Chine, nous avons encore presque trois mois de bon. Et trois mois, c’est beaucoup. La Belgique peut sortir première de la compétition de foot, placer un coureur sur le podium au Tour et même applaudir quelques beaux athlètes dans quelques grandes disciplines.
L’été est aussi propice aux dispositions nouvelles dans les taxes et les machins, mais on se demande si De Croo aura le toupet de nous refaire le coup de l’austérité tout de suite, comme Di Rupo et Michel surent le faire, sans aucune considération pour les petits, les obscurs, les sans-grades ?

18 juin 2021
Oufti !

J’ai rencontré un type bizarre à une sortie d’autoroute. Il mendiait son pain et tout le monde lui crachait dessus, normal quand on est consommateur consommant, comme sont devenus les gens de cracher sur plus petit que soi !
C’était la pleine sieste collective. Les automobilistes se faisant rares, il s’était réfugié sous un troène à l’abri de la seule ombre aux alentours. On avait eu tous les deux l’idée de convoiter la même fraîcheur, comme il y était arrivé le premier, je dus parlementer et faire la conversation.
Ce type s’appelait Dieu, tout simplement et pour parfaire la mise en scène et le rendre ridicule, ses parents n’avaient rien trouvé d’autre que le prénommé Jésus ! Des gens peu au courant, en quelque sorte, s’ils avaient été un peu attentifs à la mode, ils l’eussent prénommé Mohammed.
Bref, Jésus avaient des dons qu’il n’avait jamais exploités comme l’Autre. Il tira de sa poche un jeu de cartes et me fit un tour que je suis encore à me demander le truc employé qui m’était passé sous le nez. Comme il était assez fier de la seule chose qu’il pût faire pour que l’on prît intérêt à sa personne, je le félicitai ce dont il parut satisfait.
Il parlait un sabir difficilement compréhensible qui pour un intellectuel d’ordre supérieur, comme il en pleut dans ce gouvernement, était le fait d’un inculte qui avait brossé l’école dès son plus jeune âge ; bien que des fanatiques en d’autres temps eussent confondu ce langage avec l’araméen.
Sa vie n’avait été qu’un entremêlement entre chômage et travail partiel toujours pénible et sans promotion possible. Il vivait dans le trou d’un mur, avec un bout de tôle et deux planches pourries comme toit.
Il me raconta cela moyennant deux euros dont il m’avait au préalable taxé pour prix de sa conversation, en me spécifiant honnêtement que je n’en aurais certainement pas pour mon argent.
J’observai quand même qu’il mangeait un crouton de pain avec du beurre, sans doute rance, mais de façon particulière. Ce n’était pas sa main qui approchait le pain, mais le pain qui venait à lui ! Il me rassura dans son baragouin qu’il tenait ça de son enfance, même qu’il avait été très jeune mis en maison de correction pour des choses qu’on avait trouvées dans ses poches et qui apparemment n’étaient pas à lui.
Pour deux euros supplémentaires, il me prédit une malheureuse fin ainsi que tous ceux que je pouvais apercevoir qui déboulaient de l’autoroute.

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En gros, notre espèce avait survécu justement parce qu’elle s’était dispersée et qu’elle avait résisté à tout en se dispersant. Ce qui n’était manifestement plus le cas aujourd’hui avec l’économie mondialisée. De la pandémie qui n’avait disparu en été que parce que son vecteur était saisonnier, comme la grippe, on ne perdait rien pour attendre en septembre. Il en viendrait d’autres et encore d’autres, de plus en plus terribles jusqu’à ce que l’humanité s’effondre et retourne à sa dispersion primitive… Il ne répondit pas à ma question qui était pourtant frappée du bon sens « Pourquoi poursuivons-nous l’idée d’un village mondial d’un seul tenant, « néolibéral », puisqu’il en découlera des maladies épouvantables ? ».
Ce faisant il se levait pour reprendre sa quête et éviter les crachats, quand deux gendarmes sortis des buissons comme du diable-vauvert mous abordèrent. Ils me demandèrent poliment mes papiers, les consultèrent avec sérieux pour me les rendre avec une certaine curiosité.
Qu’est-ce que je pouvais bien faire avec ce pauvre type ?
À vrai dire, c’était la question que je me posais depuis le début.
Parce que, voyez-vous, dit l’un deux, vous avez devant vous Henri Avaro, un casier judiciaire à remplir un rayon. Vous êtes sûr qu’il ne vous a pas piqué votre montre ?
Pendant ce monologue, j’observais Dieu qui semblait en train de regretter la manche qu’il ratait, alors que les autos dévalaient la bretelle dans une recrudescence de pétarades pour stopper au feu rouge.
Le gendarme poursuivit d’un air calme. « On ne veut plus Avaro nulle part. Les asiles de nuit ont mis sa photo sous le nez des bénévoles pour qu’ils ne l’hébergent pas. Nous, on a compris, la justice ne veut plus en entendre parler. On veut juste s’assurer qu’il ne dérange personne.
Pendant ce temps, Henri avait rejoint son point de départ, sous les feux rouges et verts, attendant qu’ils passent au rouge, pour remonter la colonne la main tendue devant les vitres qui se fermaient à son passage.
Je fus moi-même repris dans la sarabande motorisée.
Le soir en me dépouillant de mon veston, me faisant les poches, quelle ne fut pas ma surprise de retrouver les quatre euros que j’avais donnés à Dieu !

17 juin 2021
Vers une troisième guerre mondiale ?

Il ne faut pas faire de l’opposition primaire en considérant les plus riches d’entre les riches comme de parfaits salauds, comme je l’ai écrit par ailleurs à maintes reprises, sans avoir bien réfléchi que qualifier les riches de salauds, c’était clore le débat. On ne peut pas débattre avec des salauds.
Les super riches détiennent en réalité la plupart des clés de la démocratie. De leur position dominante, ils ouvrent toutes les portes. Ils sont chez eux partout. On les retrouve incarnés dans leurs valets de comédie politique, du mouvement libéral à la droite la plus extrémiste. On les devine au cœur du parti socialiste. De Jean-Claude Marcourt à Stéphane Moreaux, on croit les reconnaître au passage d’une intercommunale à l’autre.
Si l’argent perd toute saveur au-delà d’un certain seuil, il en va autrement du pouvoir qu’il permet d’acquérir. (Emmanuel Todd)
C’est là qu’ils sont trahis par leurs valets de comédie politique, l’interprète se croyant auteur.
Nous entrons de plein pied dans le tragique des deux dernières guerres mondiales, de Guillaume II à Adolf Hitler, des folies dues au désœuvrement d’une bourgeoisie hors-sol.
L’histoire ancienne en dit long, de ce qu’un potentat riche par l’excès de dépouillement des autres peut devenir, comme ces rois anciens qui se faisaient enterrer avec leurs épouses et leurs esclaves que son successeur faisait égorger par obligation d’héritage.
Nous avons cru nous débarrasser de l’engeance en créant l’Europe et nous leur avons mis, clé sur porte, un nouvel immeuble de bureaux en relais des États-Unis, à disposition.
Nous nous croyions émancipés de toute ingérence extérieure deux décennies plus tard en créant une monnaie unique. C’était sans considérer que le Traité de Maëstricht allait nous enfermer dans l’impossibilité de sortir du dollar et de l’économie américaine.
Et enfin, puisque la richesse infinie est détenue par les États-Unis, nous nous sommes cadenassés par des Traités selon lesquels nous prenons en compte les intérêts américains avant les nôtres, dans l’OTAN. Ce que les riches justifient aisément puisque les milliardaires considèrent les USA comme l’ultime refuge au cas où une puissance belliqueuse se dresserait devant eux pour réclamer son droit de Nation la plus puissante à gouverner le monde !
Nous sommes à l’heure de l’affrontement avec la Chine à qui on a jeté pendant un siècle des os à ronger et des industries occidentales à faire prospérer. Elle a tellement bien étudié le système libéral, qu’elle est en mesure aujourd’hui de se conduire en état capitaliste, tout en gardant une discipline toute communiste en interne. Alors que nos riches en sont encore à croire que leur système économique induit la démocratie politique. Peut-être se raviseront-ils devant le modèle Chinois, pour nous dépouiller peut-être complètement ?
Dans l’urgence où ils sont d’imiter la machine productrice chinoise ou de la détruire, c’est un pari qu’ils feront peut-être dans la mesure où la police européenne irait jusqu’à l’obéissance aux riches, contre nous.
Joe Biden l’a dit clairement à l’OTAN, notre objectif commun sera probablement une guerre que nous pourrions mener avec ou sans la Russie de Poutine, contre la Chine.
La frontière terrestre ultime de l’Europe n’est-elle pas sur le fleuve Amour face à la Chine ?
Ce qui complique tout, c’est la division des milliardaires. Il y en à présent un grand nombre en Chine, certes encore inférieur aux Américains, mais si la première économie du monde ne fait rien, elle ne sera demain que la deuxième.

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C’est qu’avant d’être divisés, les riches n’avaient qu’un objectif et un moyen de s’enrichir, faire du monde un vaste atelier avec des domestiques à leur convenance, commandés à distance depuis leur QG américain. La chose extraordinaire qui arrive est stupéfiante. Le camp des riches n’est plus uni, un autre camp le menace ! Tout naturellement, les riches Chinois veulent faire du monde un vaste atelier aussi, mais pour le centraliser à Pékin.
Ils ont pour cela établi des réseaux en Afrique, le Moyen-Orient. Leurs entreprises lorgnent à présent l’Europe, les patrons de celle-ci sont devenus leurs gérants, d’autres se sont expatriés en Chine.
La division des milliardaires en deux camps, serait-elle le nouveau prétexte d’une troisième guerre mondiale ?

16 juin 2021
La corde du pendu introuvable !

Les minets de tous âges (surtout les vieux minets de la RTBF) en ont sorti une belle au sujet des suicides. Selon ces agents de l’impérialisme américain, afin de rehausser l’action noble et désintéressée de la police en faveur de l’État modèle, viennent de sortir un hymne à la police baigné de leurs larmes.
À les en croire, les suicides dans la police seraient en hausse, tant cette corporation est incomprise et vilipendée par les citoyens honnêtes qui prétendent que ces gens en armes les confondent avec des voyous. Je n’ai pas vérifié cette confusion regrettable, mais ce que je sais au sujet des suicides dans la police, que c’est tout à fait faux !
Si les suicides sont en augmentation, il faut en attribuer le plus clair aux catégories socioprofessionnelles touchées par le virus et le chômage, à savoir les ouvriers, les employés et les petits commerçants.
Mais cette augmentation l’est par rapport à la période précédant le virus, alors que dans l’ensemble, les antidépresseurs ont fortement diminué le passage à l’acte. En clair, on se suicide moins aujourd’hui qu’en 1900 !
Avec une mobilité réduite à rien, les gens n’iront nulle part et n’ont aucune raison d’imaginer une opportunité. C’est une renonciation à l’ascenseur social, cette craque encore répandue dans les écoles pour ne pas désespérer nos étudiants, qui donne une certaine tranquillité d’esprit et écarte toute idée de suicide. Ce renoncement est une sorte de sagesse qui désarme la main qui attente à l’existence de son propriétaire.
Mais les champions hors catégorie d’absence d’idées suicidaires, ceux qui battent tous les records d’amour de la vie, appartiennent aux classes aisées ! Et savez-vous pourquoi ? Les classes supérieures ont perdu le sens de l’honneur et ne se suicident plus pour ce qui touche à leur respectabilité.
À la Belle Époque, il était considéré normal qu’un individu au sommet de la gloire et de la responsabilité qui avait commis une faute grave, juridique ou sociale, se suicide.
Fichaise que tout cela, un Stéphane Moreau n’est pas gêné du tout d’avoir trompé ses petites camardes, vendu des biens qui ne lui appartenaient pas et même falsifié des documents à seule fin que sa mère bénéficie d’une meilleure pension. Au contraire, il semble même s’en être fait une gloire et une sorte de respectabilité uniquement sur les valeurs conservées après que ses prévarications aient été mises à jour par les agents de la Région wallonne.
S’il en avait été à se considérer comme déshonoré et eût mis fin à ses jours, ses contemporains se fussent moqués de lui, surtout ceux du PS qui ont magouillé autant, voire plus, et qui portent beau devant l’opinion, se parant même une couche de gloire supplémentaire, en échappant aux tribunaux.

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Chez nos chouchous du Régime, les sentiments de culpabilité et de honte ont disparu. L’idée d’expier une faute lourde, une rapine trop visible n’atteint plus personne.
En 1900, tout ministre ayant aussi mal géré les débuts de la pandémie que les nôtres, se fût claquemuré dans son bureau, écrit une lettre d’adieu et se serait fait sauter la cervelle. Cent ans plus tard, Charles se pavane à l’Europe et s’assied grossièrement devant une dame, Sophie Wilmès est reconduite à un ministère et Maggie De Block pourrait prétendre à remettre tout son poids dans la balance pour un autre gouvernement Open VLD !
Cette perte de sens n’est pas qu’en Belgique. La notion floue d’honneur et de déshonneur s’évapore partout. Avant 1914, Cahuzac, les yeux dans les yeux, se serait ouvert les veines, après avoir menti à son pays, lors d’une Assemblée. Pour l’heure, il n’a jamais fait un jour de prison et se porte bien, merci !
Bernard-Henri Lévy, l’entarté de première classe, se serait pendu en 1900, à la suite de l’échec de ses fausse prédictions d’une guerre similaire à celle faite à la Libye de Kadhafi en 2011…
En 2021, il plastronne toujours dans les assemblées où en bien-disant, il prévoit l’avenir du pays aux bobos parisiens, à côté de l’ondoyante Dombasle.
Un Patrick Kron, ancien PDG d’Alstrom responsable du démantèlement de cette entreprise vitale pour l’industrie française, aurait bouché les interstices des fenêtres de sa cuisine avant d’ouvrir le gaz, plutôt que de toucher 4,5 milliards pour ce « coup » des Américains.
Anne Lauvergeon, pas gênée pour un cent, après avoir coulé AREVA, réclame 1,5 millions d’indemnité, la perspective de se jeter sous un train pour sa mauvaise gestion ne lui est même pas venue à l’esprit.
C’est dire le moral d’acier des hautes sphères. Et comme le désir de suicide ne leur vient pas, même sans antidépresseur !