16 octobre 2021
Borsus… Boursus… Boursouflure !

Lire entre les lignes ou deviner ce qui se cache derrière les mots est une condition indispensable pour analyser les comportements des personnels politiques aux affaires.
C’est ainsi que Willy Borsus, ministre wallon de l'Économie, a écrit au commissaire européen au Marché intérieur Thierry Breton pour l'alerter sur la "détresse" des PME wallonnes confrontées à une envolée des prix des matières premières et à des difficultés d'approvisionnement.
En qualité de libéral, il ne pouvait évidemment pas dire autre chose. Peut-être même ne voyait-il pas autre chose ? À savoir la fin d’une classe moyenne de premier niveau, juste au-dessus de la condition ouvrière.
L’approvisionnement n’a évidemment rien à voir dans cette paupérisation des petits commerces et de l’artisanat ; mais tient essentiellement dans la politique libérale favorisant les grandes surfaces commerciales et les entreprises industrielles intercontinentales avec leurs filiales en Europe, contre lesquelles l’épicier du coin et le cordonnier en chambre ne peuvent pas lutter.
Chassés des grandes villes par la concurrence, vous trouverez difficilement un quincailler, un vrai boulanger (la plupart des commerces sont des dépôts de pain), un électricien pour de petites réparations. Ils survivent tant bien que mal dans les campagnes ou dans des villages rassemblant ce qu’il reste d’entreprises sur la place centrale, entre la maison communale et l’église, aussi vide que le café du commerce, fermé depuis que « le train de ne s’arrête plus à « Trou-la-Ville ».
Les enfants de ces derniers marchands-artisans ont déserté le métier et se sont placés comme caissière ou magasinier d’entrepôt dans les supermarchés.
Borsus est donc devenu le ministre d’un artisanat fantôme et d’un commerce de proximité moribond. La plupart de ces entreprises le plus souvent familiales font des marchés publics, comme celui du mercredi à Saint-Nicolas près de Liège, transformant par obligation, leur gagne-pain sédentaire en commerce ambulant.
Alors, lorsqu’il écrit à l’Europe sa complainte du mal aimé : "Le secteur de la construction semble, à ce titre, être un des plus impactés", avec des difficultés d'approvisionnement en métaux, bois, verre, isolants, plaques de plâtre ou ciment », c’est du pipeau ou alors Borsus n’a rien compris et il s’est fait largué, lui aussi. En politique, éternel second, il s’est résigné à loucher sur Bouchez, en pâmoison sur le grandiose, en n’étant plus capable de toucher le sol et vivre au ras des pâquerettes, depuis qu’il se croit le châtelain de Marche-en-Famenne.
« Retards dans les livraisons, arrêts de chantiers, hausse des coûts dans toute la chaîne de valeur : la rupture des approvisionnements en matériaux et les difficultés pour l'acheminement de matériaux en provenance d'autres régions ont un impact économique considérable sur notre économie ouverte ». Diable ! Willy craque !... Ahmed Laaouej va le repérer. Il va se faire traiter de « communisss » !
Il vient juste d’échapper à l’invective du libéral-socialiste en chargeant la Chine de tous les maux, attendu qu’elle vient de rafler tous les bois coupés qui devaient normalement servir à nos industries !
Le muezzin libéral-socialiste là à l’œil ! Borsus n’a pas dit un seul mot sur le martyr musulman des Ouïgours ! Il faudra aussi qu’on s’explique un jour sur la Chine « communisss ». Quand la coalition bourgeoise fait chuter le communisme soviétique, c’est parce que c’est un régime totalitaire en échec économique ; quand un autre pays communiste, est en passe de devenir la première économie mondiale, c’est parce qu’elle ne joue pas le jeu commercial capitaliste. Faudrait savoir ?

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Dans ce même déchirant appel à l’UE, Borsus se perd et devient incompréhensible « je crains cependant que les effets attendus subviennent (sic) trop tardivement dans le contexte d'une relance mondiale. »
Indépendamment de la misère des petits commerçants et de la débâcle de la classe moyenne inférieure à laquelle ils ont appartenu longtemps, c’est tout le système économique mondial qui va se faire bouffer par une Chine richissime des dollars que l’Amérique fabrique à la chaîne pour payer l’extravagance de son armée et le standing trop élevé du citoyen américain. Plus que la Chine, qui ne fait que profiter de son travail, les Américains vivent bien au-dessus de leur puissance de travail, grâce à leur papier-monnaie. Ah ! le dollar… la référence mondiale, soutenue par le travail des autres nations, à défaut d’une Amérique qui se contente d’imprimer.
Voilà qui passe bien au-dessus de la tête de nos petits commerçants qui furent longtemps les adeptes farouches de la machine à décerveler américaine et qui depuis plus de dix ans tombent de haut.
Il y a encore de la marge avant qu’ils se fassent traiter à leur tour par Ahmed Laaouej, de « communisss ». Car, ces métiers indépendants sont encore farouchement convaincus qu’un système socialiste c’est pire encore, confondant la nécessaire réforme de notre usine à gaz, avec le sort des Ouïgours, chers au cœur d’Ahmed, islamo-compatible au social libéralisme.

15 octobre 2021
Un Ouïghour libéral-socialiste !

Partie de pancrace mercredi à la Chambre entre Ahmed Laaouej, socialiste libéral (PS) et Raoul Hedebouw, socialiste à l’ancienne. Le pancrace est un sport de combat grec qui interdit de s’arracher les parties génitales. Ces sportifs en Chambre n’ont pas été jusque-là. Le pugilat, réputé plus violent, ce sera pour plus tard, quand dans un prochain sondage le socialisme libéral aura encore perdu quelques points. On fabrique en haut lieu pour Laaouej des coquilles en carbone inspirées des cadres de vélo de course.
La politique ne changera donc jamais !
Voilà donc le chef des libéraux socialistes qui s’emporte sur une question de l’opposition en traitant son porte-parole de « communisss », évitant ainsi, évidemment, de répondre sur le fond.
Pourtant, socialement parlant, il eût été plus humain de traiter par le raisonnement et la confrontation pacifique des idées, le très douloureux et important problème de la réinsertion des malades de longue durée. Mine de rien et combien même Laaouej aurait raison, ce n’est pas un manque de respect pour le député Hedebouw dont le libéral-socialiste a manqué, mais de mépris pour tous ceux qui se trouvent dans une situation délicate, celle de reprendre le travail après de longs mois d’absence.
L’attaque ad hominem reste la réponse de celui qui acculé et se voyant perdu, se rue sur l’invective pour se tirer d’affaire, croit-il, à moindres frais.
« Communisss », si c’est ça la réponse donnée par Ahmed Laaouej au nom du parti libéral-socialiste (PS), c’est vraiment un pauvre argument. De plus en plus, le public ne s’y trompe pas et juge désormais sévèrement la répartie classique d’un responsable aux abois.
Non seulement cette dérive éloigne du sujet à traiter, mais transporte l’ensemble des députés dont certains auraient quand même bien voulu débattre, dans des règlements de compte personnels. On a compris pour Ahmed, que sa mission n’est plus celle de raisonner sur les projets de la majorité avec les députés libéraux-socialistes à la Chambre, mais d’injurier qui n’est pas de l’avis d’Elio Di Rupo.
De quoi parle-t-on derrière les éclats de voix ? Des réformes du gouvernement qui tend à récupérer une partie des milliards que coûtent 500.000 travailleurs touchés par une incapacité prolongée.
On voit le genre de loi : réaliser des économies en traquant les vrais et les faux malades et convalescents n’ayant pas encore recouvré l’ardeur productiviste chère aux employeurs. Sur l’état de bonne forme et d’appétence des concernés, le mal être des socialistes est visible. Certains sont tout à fait lucides qu’ils vont bouleverser des vies et faire tomber dans la machine à hacher les dépenses, un bon nombre d’accidentés dans leur corps et dans leur vie, dont la loi ne tient pas compte. Pas pour Ahmed, résolument pour la loi, d’où son anathème « communisss » qui clôt le débat.

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Déjà, l’ancienne procédure de réintégration des malades de longue durée était une machine à licenciements pour les employeurs, servant à économiser dans les indemnités de maladie et invalidité, bien plus qu'aider les malades de longue durée à reprendre plus vite le chemin du travail.
Par le passé des décisions du médecin du travail déclarant les travailleurs définitivement inaptes à effectuer le travail convenu ainsi que tout autre activité dans l'entreprise, rompaient le contrat de travail pour force majeure médicale. La nouvelle mouture s’occupe de l’amont de ces licenciés involontaires. L’État se charge de dégommer aussi des indemnités des Mutuelles, plaçant le malade dans une catégorie nouvelle celui d’handicapé pris en charge par les CPAS, dans la catégorie de semi-mendiants, chère à l’état libéral, pour l’unique raison que leur coût est moindre.
Voilà le fond du débat que Hedebouw voulait et qui aurait intéressé tous les citoyens.
Au lieu de quoi, second en jactance après Di Rupo - hiérarchie oblige, Ahmed Laaouej a fait descendre le débat bien bas, par des propos que je n’invente pas en les transposant tels quels. "Avec cette réforme, on responsabilise l'employeur. Ça, ce sont des réalités, mais vous ne le dites pas. Le PTB est mal placé pour faire la morale et dire défendre les travailleurs. Nous, ici, au Parlement, avec courage, nous sommes venus dénoncer des camps de travail forcé (d'Ouïghours en Chine, ndlr). Et vous, vous vous couchez, vous avez peur. Quand on défend les travailleurs, c'est ici en Belgique. Mais là-bas, ils sont musulmans, c'est ça votre problème ? Vous, vous êtes sympa, mais les gens qui sont derrière vous n'ont pas renoncé au maoïsme et au stalinisme".
Pour un psy, c’est passionnant cette réplique. En refusant de répondre, Ahmed Laaouej montre sa vraie quête, en mettant l’intégration des musulmans au premier plan, sous les applaudissements de ces imbéciles qui ne voient pas que Laaouej se prend pour un Ouighour mal aimé, mal compris dans la société belge et qui entend bien revenir aux mœurs et coutumes, niqab compris, dans une société belge qu’il entend conquérir au nom de l’islam, même s’il se dit agnostique et parfaitement intégré.
On n’a peut-être pas parlé du mécanisme des sanctions de cette nouvelle loi, mais on a touché un mot sur la condition malheureuse des Ouighours de Belgique que le non-islamisant Ahmed Laaouej voit partout. Et c’est inquiétant !...

14 octobre 2021
La popol-litique…

On sait maintenant pourquoi GL Bouchez a torpillé un gouvernement possible PS-N-VA, juste avant la formation de celui d’Alexander De Croo. Non pas que le causeur-président du MR allait se trouver dans l’opposition, puisqu’il est par tempérament fabricant de chichis, dehors comme dedans, mais parce que Paul Magnette et Bart De Wever étaient sur le point de mettre en place un processus confédéral, une machine nouvelle capable de casser l’autre.
Démonter l’usine à gaz ! Les bourgeois et les cléricaux n’en veulent pas. Ils ont réussi jusqu’à présent à convaincre le public par propagande et matraquage dans les journaux. Le public, complètement perdu dans les méandres des couloirs, n’a pas vu que cette usine à gaz kafkaïenne servait surtout à fabriquer des cons. En effet, soutenir que ce pays est bien géré et que nos ministres sont des héros intègres relève d’une pathologie, une sorte de débilité mentale collective, dont une partie du public est atteint. Ce trauma réjouit le bourgeois et désespèrent ceux qui s’obstinent à penser par eux-mêmes.
Reste que l’amitié entre Bart De Wever et Paul Magnette a fait jaser. Au point que les journaux flamands, comme De Standaard, appellent Popol « l’espoir de Bart De Wever ».
Qui est avide de reconnaissance des foules wallonnes n’a pas envie de passer pour le pygmalion du patron de la N-VA. Vous voyez Elio depuis sa gare de Mons dans le rôle ? Lui le prudent, le royaliste, amoureux de l’ancienne Belgique, épouser la cause séparatiste ?
Puisque l’alliance N-VA-PS ne s’est pas faite, Paul Magnette tente de se débarrasser de l’étiquette. Mieux vaut passer pour un anti, qu’un aficionado de cette formation sortie du plafond de verre par Charles Michel, premier ministre. La perspective des futures élections, alors que le PS se fait ronger les sphincters par le PTB, avant que celui-ci n’investisse la place par le bas, ne donne pas le choix à Magnette, malgré la sympathie réelle entre les deux hommes. Le vieil objet louis-philippard encore président-ministre wallon a pratiquement saboté la future campagne avec sa gare. Magnette doit tout prévoir, y compris une fugue de l’autre phénomène, Laurette Onkelinx.
Sous l’effet de l’anesthésie libérale, le public wallon reste convaincu que la N-VA est son seul ennemi. Cela permet à le mieux terrasser économiquement. Aveuglée par la haine, la majorité ressemble à une troupe de pieds plats, commandée dans la coulisse par Napoléon Bouchez qui ne quitte plus le pont d’Arcole. Magnette doit tout revoir de sa politique.
PTB et Ecolo, les deux outsiders du PS croient fermement à un État fédéral, voire à une Belgique unitaire. Ils veulent réellement plus de Belgique. Pascal Delwit a fait tourner les tables sur RTL pour y voir la raison du recul du PS reflété dans le dernier baromètre.
Obtenir la majorité des deux tiers, quand le PS et la N-VA roucoulaient ensemble relèvait de la gageure. Cent des cent cinquante sièges de l’usine à gaz pour casser le piège à cons Belgique, impliquaient un rapprochement des nationalistes flamands et des belgicains. C’est plus prudent, pour les dix années à venir, de s’atteler là où il y a consensus, la lutte contre le changement climatique.
Au moins la tarte à la crème cache l’impossibilité de réformer une économie libérale en économie non polluante et respectueuse de la Nature. Tout le monde croit cela possible, malgré les objectifs jamais atteints du GIEC, toujours repoussés et transformés en triomphe dès qu’un modeste gain sur l’effet de serre est claironné par les pays capitalistes.

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Magnette, moins usé que Mon-Mons, a trouvé une astuce pour passer la pommade et avoir l’air de bâtir la nouvelle Belgique, tout en faisant semblant de s’en prendre à l’usine à gaz.
A défaut de se confédérer, il cherche à s’attaquer à la fragmentation du pays en une multitude de redondance et de compétences autoritaires dispersées. Comment ? En soutenant l’idée d’une circonscription électorale fédérale et d’un nouveau Sénat composé d’un panel de citoyens tirés au sort, en suggérant la limitation des dépenses des partis en matière de médias sociaux. La N-VA espère que Paul Magnette à la suite de son projet sera de nouveau demandeur de plus de responsabilités pour la Wallonie.
Cela fait sept ans que la N-VA fournit le ministre-président et dix-sept ans que le parti partage les commandes. On n’est jamais si bien servi que par soi-même. Il est temps de sortir les griffes. Voilà un défi pour un parti flamingant, un défi réaliste, qui ne dépend pas de la bonne ou de la mauvaise volonté des francophones, mais des capacités intrinsèques du parti.
Ils ont failli réussir avec Magnette. Il n’est pas sûr que la prochaine tentative soit la bonne. Le PTB est un parti unitaire, comme Écolo. Tout indique qu’ils progresseront encore à la prochaine législature. Mieux, le PS du piteux attelage Magnette-Elio-de-ma-gare pourrait ressembler demain au PS français, avec plus de membres sur l’estrade que dans la salle.

13 octobre 2021
Chez eux… c’est pas « chez nous » !

« Chez nous » est un parti embryonnaire qui se dit d’emblée de droite, avec la prétention de faire un malheur en Wallonie, plus tard, quand l’embryon aura trouvé des cornichons pour le remplacer dans le bocal. Finira-t-il, on le redoute, comme ses prédécesseurs qui se la portèrent tellement à droite, qu’ils attentèrent aux mœurs, au point de ne pas atteindre aux élections législatives ?
Mais attention, ici, « Chez nous » est épinglé par Pascal Delwit, la référence RTL. Sans doute que l’augure des bourgeois a décelé dans « Chez nous » matière à dépasser largement la connerie du MR.
La confrontation des idées est supérieure à l’invective : fasciste côté cour et stalinien côté jardin, on peut tout de même dire poliment qu’on n’est pas d’accord, sans se faire traiter de « communisss » comme Di Rupo le fait d’ailleurs régulièrement.
Pourquoi alors traiter GL Bouchez de petit con ? Ce qui m’est arrivé plus d’une fois. C’est qu’il a épuisé ma patience. Si les cons volaient, doit avoir dit dans un de ses films Jean Gabin, Bouchez serait chef d’escadrille. Qu’est-ce que Bouchez vient faire dans la chronique critique de « Chez nous » ? Rien… mais ce type irrite tellement !...
« Chez nous » est parvenu à se faire inaugurer par le Vlaams Belang et le Rassemblement National de Marine Le Pen. Son chef doit avoir de l’entregent. Si c’est celui qu’on voit sur le prospectus de présentation, il a intérêt à ne pas trop se montrer à moins de profondes retouches. Cela dit, dans son intérêt - surtout pas faire de réunions au début, le soir au coin d’un bois - ce leader, il faut qu’on s’y habitue !...
Notez que c’est vilain comme tout de faire des remarques sur le physique, d’autant que c’est facile. J’en suis conscient. J’essaie depuis toujours de me défaire de cette erreur et de me frapper de mon porteplume chaque fois que ça m’arrive. La dernière fois que j’ai voulu faire un compliment sur le physique, ça ma valu des remarques indignées de quelques utilisateurs de la Toile. C’était à propos de Bacquelaine. Je l’avais pris en pitié finalement et j’avais sorti un truc du genre « en politique, le physique ça compte. Bacquelaine a dû plus travailler que les autres pour se faire admettre. Il faut au moins lui reconnaître ce mérite ». C’était gentil, tout de même, non ? Sans le vouloir, c’était la pire vacherie à lui faire.
Venons à la circulaire de « Chez nous ».
Rédigée vraisemblablement par un homme seul, les poncifs personnels d’un « visionnaire » n’en sont pas moins universels, avec quelques trais d’humour involontaire. Quand le lanceur, en incipit, s’écrie qu’enfin « Une anomalie sur la carte européenne est enfin levée », les autres « anomalies » doivent penser que voilà un collègue de plus dans la particratie et qu’il va falloir faire gaffe que la nouvelle anomalie ne bouffe pas trop des bonnes choses que le public dispose aux anormaux de l’ancienne.
L’intrus est-il Insight ?
Impatient en tous cas, dans l’anaphore tout de suite à la Hollande. Six phrases débutant par « Chez nous ». Et si c’est comme Hollande qui allait bouffer tout le monde, encore un en définitive, si par hasard et inadvertance il était élu, qui ne ferait absolument rien de ses anaphores.
Contre l’immigration massive, islamisation, insécurité, paupérisation, désindustrialisation, désordres climatiques, etc… soit l’horreur des minarets et les babouches sous le niqab, comme tous les partis qui affichent leur nouveau deal, à l’exception du PS en attente d’une conversion officielle d’Elio au cas où les émigrés du Maghreb atteindraient les 15 % du corps électoral.
Par la suite, « Chez nous » fait facilement l’unanimité des lecteurs, lorsqu’il est contre les désordres climatiques. Oui mais voilà, on a beau être contre, la Nature s’en fiche. Voilà qui contrarie déjà fortement les néolibéraux condamnés à la croissance éternelle.

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Les deux anaphores de la fin « Chez nous, on ne rackette pas fiscalement les travailleurs » et « Chez nous, on ne gaspille pas l’argent public, on défend un État efficace. » caractérisent justement la raison définitive et l’injustice profonde de cette démocratie qui taxe massivement les plus pauvres avec la TVA et qui applaudit à la mégalomanie des hommes politiques.
Si « Chez nous » a pris conscience de l’importance de ce qu’il avance, que nous la bâille-t-il, sur les moyens d’en sortir parce que ce constat vieux comme le Pont Neuf, toujours controversé même par les plus dispendieux, n’a jamais trouvé de solution.
Quant à dynamiser les partis wallons ankylosés dans la vaseline libérale, « Chez nous » ne donne pas l’impression de vouloir en sortir, mais plutôt d’y adjoindre un nouveau pot de vaseline.
Inutile de préciser que si ce parti louait un local pour son inauguration, il n’aurait pas besoin de défaire les piles de chaises en général entassées dans le fond de la salle, trois ou quatre seraient largement suffisantes.
Bienvenue dans le club de l’usine à gaz.