22 janvier 2021
Un rayonnement wallon bronzant !

Anne-Sophie Charle, ce nom ne vous dit rien ? C’est l’ex-cheffe de cabinet d’Elio Di Rupo, au temps où le grand homme était premier ministre se penchant sur les candidats aux allocations de chômage, trouvant qu’ils étaient trop nombreux et trop gourmands… enfin bref.
Or, Anne-Sophie profite en ce moment d’une pause carrière.
Une pause carrière pour les ploucs est une nébuleuse au cours de laquelle la mise hors circuit n’est rien d’autre que des vacances qui peuvent se prolonger des années, avec l’assurance que lorsqu’on en a marre des marinas ou des montagnes suisses, on retrouve son statut comme si on ne l’avait jamais quitté, sans perdre une roupie, ancienneté et promotions de carrière.
Entre parenthèse, dans une démocratie comme la nôtre, il vaut mieux être de la Maison que Jardinier chez Beausol pour se mêler de politique. Attendu que Beausol n’est pas un altruiste, ni une diva politique.
Anne-Sophie s’était dite, je fais une pause, pas pour saucissonner dans la forêt d’Anlée, mais pour me faire du blé, ce qui ne pourra qu’augmenter celui que les bontés du système m’octroient.
Son ancien patron politique use de produit teintant pour son abondante chevelure, cela fait « tilt » sous celle d’Anne-Sophie. Elle se lancera dans le cosmétique ! Ce sera toujours un client de prestige, pense-t-elle, c’est bon pour la réclame.
Bien renseignée, puisqu’elle est de la Maison, elle introduit illico, une demande de subvention à « Rayonnement Wallonie » qui fait appel à projets ayant traits à la culture. Justement le chef du gouvernement wallon l’a doté de trois millions d’euros prélevés sur les salaires et rognés sur les pensions de tous les Wallons, mais comme c’est pour la bonne cause, on applaudit l’initiative faute d’applaudir dans un vrai théâtre.
Les secteurs culturels et créatifs sont pratiquement à l'arrêt depuis le début de la pandémie. La nouvelle gagne les milieux tellement malheureux aujourd’hui des comédiens sans emploi, des peintres sans tubes à couleur, des chanteurs sans scène et des écrivains sans maison d’édition (mais eux ça ne date pas d’hier).
Un comité est constitué, pour examiner les candidatures sous la haute présidence d’Elio Di Rupo, dont on sait l’intérêt pour les corps de ballet, les musiques endiablées et les jeunes acteurs débutants.

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Les candidatures pleuvent. 659 entrepreneurs se précipitent. Ils ont tous un rapport évident avec l’Art. Ils veulent tous faire repartir la machine.
Elio décide de répartir le fric en bourses allant de 5.000 à 40.000 euros. Elio aime cette idée de bourse, on ignore pourquoi ? Dans la catégorie chère au cœur du Grand Montois : Musique, Jeu vidéo et Cinéma, 458 assoiffés d’art s’étaient présentés.
Qui, croyez-vous obtint, la timbale avec 32.000 € à la clé ?
Mais Anne-Sophie, pardi, avec ses cosmétiques.
Problème qu’est-ce que les cosmétiques ont affaire avec l’Art ? Celui de la chevelure peut-être ? C’est un peu léger, à côté de l’artiste sans théâtre, vivant dans une mansarde.
Ses shampoings et ses teintures seront les produits de la vigne. Pour les bistrots fermés c’est un signe d’encouragement. C’est un peu léger pour toucher à l’art. L’âme militante est une source incomparable d’imagination.
Les flacons de présentation du produit de M’ame-Charle seront la création d’un designer wallon de la verrerie ! Le shampoing fait son entrée dans la culture wallonne, par la petite porte des souffleurs de verre !
Il reste à Elio de faire le speech d’usage et de remettre le chèque à M’ame-Charle, pour sa créativité, son patriotisme wallon et son goût pour les flacons de l’export.
Evidemment, vous connaissez le caractère grincheux des battus. Tous croient à l’injustice, au parti pris, au jury, etc. Ils se posent des questions sur l'attribution "Rayonnement Wallonie."
Un aigri de naissance a même osé déclarer dans un journal « …je vois la liste des lauréats, alors que je sais qu'il y a d'autres bons dossiers qui n'ont pas été retenus. Idéalement, il faudrait plus de transparence. Il faudrait que tout le monde puisse accéder aux dossiers, ça enlèverait les soupçons de favoritisme".
C’est ça le Wallon moyen, un pur idéaliste, avant d’être un parfait imbécile.

21 janvier 2021
Experts !

Le 5 janvier, le gouvernement De Croo a mis en place un nouveau groupe d’experts chargés
de suivre la Covid-19 dans ses différentes mutations et d’informer le gouvernement sur la manière de lutter contre ce virus.
L’infectiologue anversoise Erika Vlieghe reprend la présidence, après avoir démissionné de l’ancien suite à une altercation avec Jan Jambon, président du gouvernement régional flamand. Ce groupe est composé majoritairement d’experts médicaux. Un premier avis sur la possibilité de rouvrir les coiffeurs est attendu. Depuis, il s’est avéré que cet avis est négatif. Voilà ce que vous pouvez lire dans vos gazettes.
Cette pandémie aura permis aux experts et aux savants d’intervenir dans le domaine politique. C’est la première fois que l’implication de gens de savoir est aussi active dans le domaine politique et ça pose problème.
Par exemple, quand des experts controversent entre eux sur une question pointue, si je comprends bien la philosophie du gouvernement, c’est bien lui qui tranche et départage les experts ! C’est donc celui qui n’y connaît rien qui départage ! Et il le fait, en plus, non pas dans l’intérêt de la science, mais dans celui, politique, de son gouvernement !
Dans l’idéal, afin de « penser la politique sans penser politiquement » selon l’expression du sociologue Pierre Bourdieu, les scientifiques et les politiques constituent les deux faces d’un même travail, la différence est assez singulière ; car si une dispute scientifique se règle en laboratoire par l’expérimentation ou dans l’étude des statistiques, une décision politique se règle d’après une autre évaluation qui regarde l’opinion et aux effets de celle-ci sur l’avenir des partis politiques.
On sait comme le libéralisme est inconditionnel de la mondialisation des marchés et comment il recrute ses experts.

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Il est devenu nécessaire dans cette politisation libérale des milieux scientifiques, qu’un certain nombre de chercheurs s’associent au mouvement social, pour tout au moins dénoncer les dérives, afin que cette association scientifiques/politiques ne deviennent un club de copains.
Le marché avec ses deals, ses contrats, ses ententes a des effets pervers y compris dans l’association experts/politiques, encore invisibles pour la plupart des gens ; même si les grands groupes pharmaceutiques produisant les vaccins sont en train de nouer des alliances pour se faire mieux la guerre sur notre dos.
Le chaos qui se développe sous nos yeux n’est pas seulement le résultat des effets d’une politique hésitante, mais aussi produit par les chercheurs et les groupes pharmaceutiques.
C’est une sorte de non-assistance à personnes en danger. Certains scientifiques n’ont-ils pas d’abord le devoir d’intervenir envers des confrères qui s’engagent et portent en-dehors de leur savoir, une influence déterminée par les laboratoires sur les partis ?
Que devrait faire un expert, s’il a la conviction qu’il y a une corrélation entre la politique néolibérale et les taux de mortalité au Covid-19 ? Si cette politique donne tous les signes de ce que Durkheim appelle l’anomie, c’est-à-dire la disparition des valeurs communes ?
Comment, en conscience, rester muet, pour qu’on le lui reproche à l’heure du bilan, alors qu’on aurait dû le féliciter s’il ne s’était pas tût ?
L’expert n’est ni un prophète, ni un maître à penser. Il doit écouter, chercher et inventer, surtout se forger une conviction et résister à la politique néolibérale. En particulier, il doit ne pas être l’instrument involontaire et lutter contre l’effet symbolique qu’exercent d’autres experts engagés auprès des entreprises multinationales.
Il suffit de prendre connaissance du rapport de l’OMC (Organisation mondiale pour le commerce) pour connaître ce qui nous attend, avec ou sans effet pervers de la pandémie. À l’évidence, le monde sera encore plus ouvert qu’il ne l’est à l’invasion de virus jusque là inconnus, et ce dans les toutes prochaines années.
C’est le moment d’inventer des choses, sur base des experts, pour tout autant que ceux-ci soient dégagés de tout rapport d’intérêts particuliers dans les entreprises privées.
Et ça, ce n’est pas certain du tout.

20 janvier 2021
Assaut à la Stielhandgranate.

Décidément les Flamands ne sont pas des gens comme nous !
Le mensuel Newsweek consacré aux 50 ans du parlement flamand, subventionné à la hauteur de 90.000 € par la Région, met à l’honneur deux sympathisants nazis, collaborateurs avec l’occupant allemand, dont un (Borms) les deux guerres mondiales !
C’est comme si le tandem Di Rupo-Borsus montrait la vie de Léon Degrelle dans un dépliant, sous le titre « Un grand Ardennais au service de la Wallonie », dans une commémo, célébrant les Wallons collaborateurs des Allemands en 40-45 !
La majorité régionale flamande, elle, n’y voit pas d’inconvénient.
Voilà donc cette paire de nazis établie pour la postérité et à l’admiration des foules parmi les quatorze personnalités qui « ont contribué à l’émancipation de la langue et du peuple » !
Si la Wehrmacht représentée par leurs deux SS de cœur, De Clerq et Borms, avaient été triomphante, l’incandescente Liesbeth Homans, Jan Jambon et Theo Francken ne seraient pas là pour les célébrer.
Tout au plus Liesbeth, en souris grise, eût été la marraine accueillante d’un village Eros d’Adolphe, de repeuplement de la race aryenne et que les deux autres eussent fait carrière dans la Volkssturm.
Ce fascicule de Newsweek est intéressant à plus d’un titre. Il devrait être traduit en bon langage afin d’être étudié dans nos écoles. Un parlementaire N-VA écrit de la pointe de son
Casque « En tant que député flamand, je me retrouve dorénavant du côté de ceux qui exercent le pouvoir. » Comme quoi le Mauser de la Waffenfabrik du Reich d’Adolf semble avoir façonné à tout jamais l’âme flamande.
Pour le cinquantième anniversaire, Newsweek est en avance puisque ce n’est que le 7 décembre 1971 que l’ancêtre du parlement flamand actuel vit le jour.
C’est même une date funeste pour le reste de la population belge, puisque c’est à partir de cette date que les Flamands vont tirer à eux la couverture, pour écraser les francophones par le nombre, la connerie militante de la frontière linguistique, et mille misères à la francophonie, obligeant les communes à facilités à des simagrées de formulaires. Et je passe sur la honte des Fourons et la confiscation d’autorité du pouvoir extérieur de la Belgique par la Flandre triomphante. Depuis, cette rage « flamandisante » ne s’est jamais éteinte.
Se posant en victimes et en réclamant des actes expiatoires des francophones, les Flamands ont toujours eu satisfaction pour tout, à la seule condition de rester dans la royauté libérale.

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Les réformes de l’État ont accordé un nombre impressionnant de compétences aux entités fédérées, pour aboutir en 1995, à la création d’un parlement directement élu par les citoyens. Et hop, passez muscade, qui dit mieux que l’apothéose lors de la Covid-19, de nos neuf ministres de la santé de l’usine à gaz, célèbre dans le monde entier pour son surréalisme !
Si les bilingues veulent s’instruire en s’emmerdant royalement, ils peuvent lire « L’histoire institutionnelle de la Flandre » de Martine Goossens, un panorama très instructif du mouvement flamand et du nationalisme, flamand de 1788 à 1971.
La N-VA qui contrôle aujourd’hui le parlement flamand avec le CV&P ne sert pas les intérêts du citoyen, c’est un club de comploteurs nationalistes contre la Belgique, se renforçant collectivement par une haine recuite depuis Charles-Quint, qui entre parenthèse parlait français et ne savait pas le flamand, bien que né à Gand.
Newsweek, pour justifier les subsides reçus, déclare que le parlement incarne deux siècles de flamingantisme et de nationalisme flamand et tombe à genoux d’émotion, devant « le développement et l’essor de l’indépendance, de l’identité et de la langue flamandes ».
Le roi est dans ses petits souliers, les francophones baissent la tête en attendant que ça passe. Mais ça ne passe pas. Ce nationalisme là, débordant les frontières est tout simplement en train de nous avaler. L’ancien mariage du MR avec la N-VA sous Charles Michel a été le plus sanglant des paris que la Flandre ait pu faire, en se moquant du « bel ami » qui s’est envolé à l’Europe.
Que font la Flandre et son parlement de leurs compétences ? Sinon un brûlot destiné à cramer la Belgique. Notez, que la Belgique, les francophones n’y tiennent pas tant que ça non plus. Mais arrêter les frais d’un pays qui n’en est vraiment jamais été un de cette manière « flamandisante », c’est prendre les Wallons et les Bruxellois pour des snottebelles !

19 janvier 2021
Commerce à remettre.

Willy Demeyer, Jean-Claude Marcourt, Stéphane Moreau, Alain Mathot et André Gilles, le club des Cinq du temps des jours glorieux, c’est du passé à oublier tout de suite. Moreau et Mathot ont dérapé dans les délices du libéralisme. Marcourt a été retenu par les ronces du ravin qui ont arrêté sa chute. Son brushing s’est défait, sans coiffeur comment surmonter ?
Le PS Liégeois, c’est une baraque de phénomènes de la Foire d’Octobre des années 30. On s’esbaudit à la parade. Ils sont là, tout rutilant. On reconnaît Willy Demeyer, clown blanc, Hupkens, Monsieur Loyal, Gérard Georges, Auguste dévasté, et Marcourt en knikerboker. Mathot junior manque à l’appel, bon… la justice est en général clémente pour ces gens-là. Moreau s’en tire en reversant une partie du pognon qu’il a escroqué à tout le monde.
On entre alléché par l’affiche. Frédéric Daerden, tapi dans la pénombre, remercie de voter pour lui. On voit que c’est un automate. On se retrouve tout con en pleine circulation boulevard d’Avroy !
Ils ne changeront jamais. Deux ou trois candidats au poste de président de la Fédération liégeoise du Parti Socialiste, se devrait être cela la démocrate au PS.
Le candidat unique, ça rappelle la soupe maison. Tout se décide en-dehors des affiliés. Au niveau national, Di Rupo a passé la marotte du bouffon du roi à son apprenti Magnette, à condition d’avoir la présidence du gouvernement wallon. Ce qui fut accompli à la lettre.
Les socialistes liégeois auront Frédéric Daerden, candidat unique, président. Cette élection aura lieu début mars. Elle ne sera qu’une formalité : une salle à l’admiration acquise.
Le fils de Papa se fendra d’un discours rassembleur en vue des élections de 2024 où le PS local risque une claque à le flanquer par terre, par son challenger du PTB.
On va dire que j’exagère, depuis qu’une minorité Mons-Borinage dirige l’ensemble du PS, le tandem Di Rupo-Magnette ne verrait pas d’un mauvais œil la section liégeoise recevoir une rouste de Hedebouw.
La chefferie échappe à Liège depuis trente ans. Les affaires fumantes ont décimé les têtes de gondole. Le PTB en force supplétive au Machiavel de Mons, ce serait de l’inédit.
Cela rabaisserait le caquet de Frédéric Daeden et permettrait à Mon-Mons de prévoir une deuxième élection « Mons-Borinage » d’un homme providentiel capable de remplacer Magnette, au cas où celui-ci partirait vers une autre destinée. C’est même cette absence de chef-en-second qui l’a retenu de prendre le fauteuil de Premier, à la place d’Alexander.

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À Liège, le candidat unique, loin des fourberies montoises, veut épater sa jeune épouse par un beau discours. Qui chaussera les bottes de sept lieues pour saccager le poulailler de Mon-Mons Borinage ? Mais lui, Frédéric !
Le comité liégeois, ce sont deux ou trois personnes qui nomment, puis font fusiller celui qu’ils ont nommé, quand il croit être irremplaçable et qu’il prend des airs staliniens.
Daerden avec le lourd passé de Papa, loser de Stéphane Moreau à Ans, lui-même réviseur d’entreprises donc magouilleur de première, n’est pas encore l’ennemi juré du comité des fêtes place Sainte-Véronique, mais ça viendra.
Frédéric a déjà dévoilé son équipe et ses axes prioritaires, avant d’être nommé. C’est montrer qu’il en veut.
Il a quelques jeunes bourgmestres de la périphérie dans sa manche et fait jeune lui-même, malgré la cinquantaine. De 13.000 membres la régionale est passée à 11.000 en moins de deux ans et le tobogan n’est pas fini. Qui a envie d’adhérer encore à un machin qui n’a plus rien à voir avec la misère et la détresse des gens ? Le parti est à l’image des cadres de la FGTB, tous socialistes du reste, ils se sont détachés de la base et flottent gaillardement vers le libéralisme en se sucrant la gaufre devant tout le monde, sans la moindre gêne.