17 juillet 2019
Clip’Tan et ficelle pour tout le monde !

Je me demande si c’est encore de saison de parler du gouvernement ? Des fois que ça traumatiserait les gens en train de remplir leurs voitures du matériel de camping, pour le grand saut dans l’inconnu à Palavas-les-Flots !
Les partis attendent septembre quand les marquants reviennent de vacances, pour reprendre des palabres aussi laborieux que le soleil met du temps, cette semaine, à forer un trou dans les nuages.
Une invention bouleverse l’opinion : un Clip’Tan permet de transformer un maillot de bain en string pour 14 € 90 ! C’est une pince en plastique qui reprend tout le maillot pour en faire une ficelle qui s’incère juste entre les fesses, rendant enfin celles-ci à l’air libre.
Me voilà beau avec le bric-à-brac des monstruosités belges sur les bras, en concurrence avec les plus belles raies de l’été !
Au risque de perdre mes derniers lecteurs, j’étale quand même mes rogatons en bord de plage dans une brocante politique, avec l’espoir qu’on y vienne jeter un œil.
Charles Michel se sauve à l’Europe, pas comme le pauvre type qui a essayé de sortir sans payer un vélo électrique de chez Aldi, non, avec un déficit qui s’élèvera à 1,7% du PIB, soit un peu plus de 7,7 milliards d’euros, selon le Bureau du plan.
Ça… c’est de l’Arsène Lupin, prix Goncourt des grands jours !
Charles ferait bien d’aller en trottinette au rond-point Schumann, des fois que le transport de ce glorieux transfert serait encore à charge du contribuable.
Avec un déficit pareil et les perspectives de croissance économique de 1,3% cette année, les amateurs ne sont pas chauds pour la reprise ! Le ralentissement de la croissance ne s’explique pas que des tensions commerciales et le Brexit, Charles Michel y est pour quelque chose.
Une dernière petite menterie de Charles avant le départ, il a toujours nié l’existence des bombes nucléaires B-61 américaines stationnées en Belgique sur la base aérienne de Kleine-Brogel, quoique secret de polichinelle. Voilà que le dernier rapport de l’OTAN confirme ce que tout le monde sait. Les Verts, qui n’ont pas l’Amérique de Trump dans le sang comme le MR, n’en veulent plus. Charles s’en fout. Il se tire !

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Avant de quitter le bureau et mettre son Clip’Tan sur la plage de Knokke-le-Zoute, Béatrice Delvaux ferait bien de vérifier si son héros ne nous en a pas mis un géant à la raie avant de déménager dans la crèmerie d’en face. Sinon, c’est l’Europe qui va la sentir passer, la ficelle !
La demande extérieure devrait baisser à cause du lobbying effréné de la Région flamande qui préfère qu’un marché soit perdu pourvu que ce ne soit pas la Région wallonne qui l’obtienne.
Ça c’est déjà vu par le passé. En accord avec son compère De Wever, Charles a filé le marché des avions de chasse aux Américains, alors qu’avec l’avionneur français, Charleroi et Liège auraient fourni des pièces d’une part importante de l’appareil.
L'Europe s’en mêle aussi. Elle rabote fortement ses prévisions de croissance, la Belgique parmi les pires élèves, lit-on dans les gazettes financières et c’est le chef de notre banqueroute que l’Europe a choisi pour l’incarner !
Quelle publicité !
Revenons à la Belgique : pour Pieter de Crem, une majorité sans la N-VA serait “intenable”.
Vous me direz pour ce que valent encore les avis du CD&V et du CDH ! Vous auriez tort, la N-VA et le Vlaams Belang boivent les paroles du monsieur à la triste figure. C’est quand même à des détails qu’ils ont siphonné la clientèle saint-sulpicienne des curés !
Pieter De Crem voit en couleur comme Walt Disney la formation du gouvernement "un bloc moteur violet, un bloc moteur socialiste-libéral, est en réalisation avec une direction verte".
Pendant ce temps, le roi consulte nos deux pieds-nickelés, Reynders et Vande Lanotte qui doivent remettre leur devoir de vacances fin juillet, sans faute.
Ils ont tellement fait des taches d’encre sur la demi-feuille qu’ils ont rédigées, que le roi n’y a lu que « faillite » et plus bas « des institutions », et peut-être aussi quelque mots à la limite de l’aimable pour Charles, de la main de Didier.
Le fait que les autres partis tentent d'impliquer le CD&V dans une coalition est "un peu trop facile", estime Pieter De Crem, Prévôt pense pareil pour le CDH.
Depuis Charles Michel offrant l’honorabilité à son ami Bart De Wever, il est impensable qu’une coalition fasse l’impasse sur "non seulement le plus grand parti flamand de l'opposition, mais également aussi sur le deuxième (le Vlaams Belang)", souligne Pieter.
Voilà le PS obligé de faire la paix avec les flamingants, pour s’en s’aller mettre la pince Clip’Tan à un cordon sanitaire qui aurait vécu et admirer les fesses flamandes, avant celles plutôt rebondies, de l’éditorialiste en chef que vous savez.
Ils ont une belle année devant eux pour se décider. L’été sera chaud… en 2020 !

16 juillet 2019
14-07-2019 – 02-12-1851 (1)

Voilà qui devient très inquiétant, en France.
Après s’être constituée illégalement un fichier des Gilets Jaunes, la police arrête au faciès celles et ceux qu’elle suspecte de perturber l’ordre public.
N’oubliez pas la date 14 juillet, jour anniversaire de la prise de la Bastille par le peuple parisien, ce même peuple pourchassé par la police ! Paradoxe auquel Richard3 joint la chute de la République par Badinguet (Napoléon III) le 2 décembre 1851, pour faire bonne mesure avec l’apprenti Badinguet actuel de l’Élysée.
Au défilé du 14 juillet, la police innove. Elle a rempli un bus de protestataires qui avaient l’intention de chahuter Macron au passage de son command-car. Autrement dit, la police arrête préventivement, en supposant que les gens qui sont dans la rue, aient l’intention de manifester.
Voilà une dérive très dangereuse et une conception très particulière de la démocratie.
Comme il a été écrit précédemment, le ministère de l’intérieur entend faire revenir au calme par la peur et la répression, la chose prenant une nouvelle forme : la « rafle », comme du temps où la Wehrmacht traquait les zazous dans les villes occupées.
Les arrestations préventives résultent d’une méprise des lois fondamentales de la liberté de circuler sur l’espace public, sans nul besoin de justifier de sa présence. À croire que le pouvoir aujourd’hui accommode et interprète les lois à son avantage.
Des gens qui attendent un défilé, sans posséder un objet pouvant servir à blesser des personnes, ne peuvent pas être embarqués dans des véhicules pour être transportés ailleurs, comme si cette pratique était naturelle et permise.
En réalité Castaner et sa bande jouent une partie serrée éminemment politique. Il s’agit d’amener ses cow-boys à des actions tendant à discréditer les GJ et ainsi se rallier l’opinion publique.
Quel jour le plus propice l’est davantage que le 14 juillet pour rallier l’opinion assez cocardière en ces circonstances ?
RTL France l’a bien compris qui a interviewé un père de famille « venu sur les Champs pour montrer à ses enfants le défilé de l’armée française » et qui ne l’a pas pu devant le danger que représentait « des excités injuriant les badauds ».

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C’est ce genre de flash dont Castaner raffole. Il y a tout là-dedans. Le risque couru par des enfants au milieu d’énergumènes, le peu de reconnaissance des GJ pour ceux qui défendent le sol de la patrie, et jusqu’à « était-ce l’endroit pour seulement siffler le chef de l’État en représentation de prestige devant des chefs d’état étranger ? ».
Inutile de dire que le préfet de Paris n’a pas fait dans la dentelle. Il a couvé la cinquantaine de casseurs, tandis qu’il profitait de ces perturbateurs pour accrocher des Gilets Jaunes pouvant nuire à l’image de Macron, sa police en civil grouillait partout.
Le grand public, malgré les assauts conjoints de la macronie et de la grande presse, hésite à mordre dans cette version du citoyen « séditieux », néanmoins l’opinion est versatile, le pouvoir le sait.
La manière dont la police a arrêté les figures historiques du mouvement des GJ, devrait secouer la France entière d’indignation, jusque dans les rangs de la République en marche. Cette indignation devrait être une barrière, signifiant à Castaner et sa bande qu’il y a des limites à ne pas franchir.
L’horreur est atteinte, lorsque les agents du pouvoir se saisissent à nouveau de ceux qui ont perdu un œil ou qui ont été victimes d’autres blessures. Non seulement, ils n’éprouvent aucun remord, mais on dirait qu’ils ont un plaisir sadique à épingler une seconde fois leurs victimes !
Il y a même un policier qui a osé menacer Jérôme Rodrigues, arrêté en même temps que Maxime Nicolle, dit "Fly Rider" et Eric Drouet, de lui crever l’œil qui lui reste !...
Le camp des « honnêtes gens » qui tolère ce voyou de Castaner, laissé en poste par un Macron autocrate, pourrait un jour regretter sa passivité.
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1. Deux décembre 1851, le prince Napoléon, président de l’État, devient Napoléon III, empereur des Français, mettant fin à la IIme République, en restaurant l’Empire.

15 juillet 2019
Du carottier au « karoshi ».

Le travail qu’au MR on dit « enrichissant » l’est souvent peu intellectuellement, encore moins matériellement par un bon salaire. Très peu de travailleurs s’épanouissent au travail. Si le travail épanouissait, on ne songerait pas à prendre des vacances.
La société occidentale n’a pas le sens du devoir d’un travailleur japonais, dont on ne sait pas si son ardeur par «karoshi», littéralement «mort par excès de travail», est due à son patriotisme incluant l’entreprise ou à un gène d’abeille égaré dans son cerveau.
La connerie militante en Europe s’est plutôt concentrée dans la politique. Changer de parti est aussi délicat en Belgique, que changer d’employeur au Japon.
Dans la monotonie des jours à s’acquitter de tâches inintéressantes qui est le lot du plus grand nombre, des conversations d’ateliers, de bureaux et chantiers, il ressort qu’il faut partir en vacances pour rompre avec le quotidien « si on ne veut pas devenir dingue ».
Partir en vacances serait la solution idéale pour remédier à un épuisement professionnel.
On en parle dans les WC, les sorties de caisse des magasins et jusqu’aux bureaux de l’ONEM où l’employé à force de brasser des malheurs à grands coups d’à-peu-près, n’est pas loin de sombrer dans le désespoir.
Ah ! c’est chouette de ne plus se régler sur des horaires et des règlements, d’enfin disposer de son temps et de ne plus voir cinq semaines durant, la tronche du petit chef à qui on donne un modeste viatique supplémentaire, à propos de quoi il se croit obligé de faire chier tout le monde.
On est toujours rattrapé par un psy qu’on dirait payé pour décourager les petites gens. La réalité aurait été suggérée au psy par les patrons, qu’on n’en serait pas étonné.
Des stress chroniques, les migraineux connaissent. Ils entretiennent une véritable pharmacie dans un tiroir de bureau, Deux mois de bonheur, en bord de mer, ne compensent pas tous les problèmes. Mieux, ce faux répit leur serait parfois plus funeste qu’utile. Ceux qui sont devenus borderline ou bipolaires, à force de projeter une image contraire de ce qu’ils sont, vont probablement aggraver leur état devant les beautés couchées dans les transats et les bateaux des plaisanciers qui n’attendent que le départ des congés-payés, pour partir dans les îles débarrassés de la multitude.

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On les verra victime d’un double manque : celui d’avoir raté les richesses étalées dans les magazines hors d’atteinte, et plus frustrant encore, de faire une croix dessus pour le restant de leurs jours.
L'inefficacité des vacances en cas de troubles profonds devait faire réfléchir les politiciens de gauche sur la nécessité de baisser drastiquement les heures de travail afin d’équilibrer le nombre de jours de travail et le nombre de jours chômés.
Liane Davey, experte en psychologie organisationnelle et autrice de The Good Fight, un essai sur les conflits dans l'espace de travail moderne, c’est dire si elle possède le sujet à fond, est d’avis qu’une semaine ou deux de vacances, ne sont pas suffisantes pour décompresser et contrer les effets d'un véritable épuisement professionnel.
Cent quatre-vingt deux jours et demi de vacances par an paraissent à peine suffisants.
Ce nombre de jours n’est pas exagéré. Il correspond aux congés des Chambre et Sénat, très loin en-dessous des grands administrateurs de l’État, des sociétés, des tribunaux d’appel et de cassation, et beaucoup moins que les présidents des conseils d’administration de certaines entreprises.
Prendre des vacances est probablement essentiel, mais si c’est pour partir quelques jours avec le stress qu’à peine installé, il va falloir refaire ses valises et repartir dans l’autre sens, cela en vaut-il la peine ?
Dans une enquête de l'American Psychological Association (APA) publiée en 2018 et menée auprès de plus de 1.500 salarié/es américain/es, les deux tiers des personnes interrogées ont affirmé avoir vu les bénéfices psychologiques liés aux vacances disparaître en seulement quelques jours.
Que nos américanolâtres se le tiennent pour dit, puisque ce sont les Américains qui le prétendent…
Et puis autre avantage, travailler une demi-année, verrait la fin du chômage de masse, puisqu’il faudrait de la main d’œuvre pour l’autre moitié. L’avantage ? Il n’y aurait plus du travail à rattraper en rentrant de vacances.

14 juillet 2019
Le syndrome de Cotard.

Le pouvoir se moque de nous quand il propose un programme d’austérité « pour redresser les finances publiques ». Puis, il entreprend de folles dépenses de prestige pour que le pays tienne son rang dans le concert des Nations ! Le mantra psalmodié de la vie dévouée de l’élite cache des egos surdimensionnés. Le personnel politique entend bien avoir sa part dans les dépenses de l’État.
Viennent les détails qui tuent. « L’homard m’a tuer » est le slogan qui suivra de Rugy jusqu’à sa mort politique. C’est tellement drôle et historique avec ça, puisque cela rappelle une affaire criminelle retentissante.
Quoique cela se passe en France, on est servi en Belgique. La suite, c’est le sèche-cheveux plaqué or de madame de Rugy.
Attention aux fakes. Ce produit existe-t-il ? Oui, c’est le Dyson Supersonic, l’Argent/ Fuchsia 315 € et à la feuille d’or, 500 €.
Chercher le sèche-cheveux dans les appartements privés de l’hôtel de Lassay ne prouverait rien. Madame a pu emporter la chose et laisser un truc à 19 € 20.
Tout cela pour dire, la dénonciation par objet donne plus de poids à l’accusation sans pour autant la légitimer sans preuve. L’objet fait l’effet d’une pièce à conviction qui tient lieu de preuve. Les homards aussi, en réalité on ne les voit que sur images. Ils ont été mangés.
Voilà que le peuple tombant dans le traquenard des faits truqués ou inventés de l’élite comprend la leçon et lui rend la pareille.
On pourrait étendre l’inventaire de choses qui apparaissent puis disparaissent sans qu’on y puisse grand-chose, par exemple les vêtements de grands couturiers portés par madame Macron et bientôt par la compagne de Charles Michel !
Madame Macron et bientôt Amélie Derbaudrenghien font du mannequinat à titre gracieux. Ces vêtements deviennent des objets commentés et connus. On se souvient du fameux tailleur bleu de Brigitte Macron à gros boutons dorés. Il est invendable en seconde main par la maison de haute couture qui tôt ou tard viendra reprendre cette pièce qui ne peut être mise deux fois.
Peut-on considérer que, si elle n’est pas détruite, elle restera indéfiniment dans un sac de protection au fond d’une garde-robe à la présidence !
Une amie française me dit que ces vêtements extrêmement coûteux sont offerts et que ces personnalités les gardent ! Mais alors, une autre question se pose : « Ce capital offert, ne devrait-il pas être déclaré comme un avantage professionnel ayant valeur de salaire ? »
Imagine-t-on le gâchis de la manière dont ces dames se vêtent ? Bien sûr, ce n’est pas de l’argent de la république mais du privé. Est-on sûr qu’outre la publicité, les maisons de Haute Couture ne se rattrapent pas d’une façon ou d’une autre sur des factures moins prestigieuses et sur lesquelles, l’Haut-Lieu ferme les yeux, jusqu’à ce que la facture tombe dans les mains d’un citoyen ordinaire qui s’en émeut et la trouve mauvaise ?
Nous ne sommes plus à la république du Président Fallières.

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On ne peut pas supprimer des emplois dans l’administration publique en même temps que le pouvoir jette l’argent par les fenêtres.
On ne peut pas demander aux gens de restreindre un train de vie déjà à peine suffisant et plus que modeste, quand on dispose de l’argent public pour satisfaire à des caprices, à améliorer des salles de bain, changer de la vaisselle ou dépendre un lustre de la garde-robe nationale pour le remplacer par un luminaire moderne.
La folie des grandeurs est un travers dans lequel les gens de pouvoir tombent facilement. Le passage de l’obscurité à la lumière semble ne pas favoriser la modestie.
Il paraît que de Rugy terrorisait son personnel par des remarques sèches concernant des économies de bout de chandelle à faire dans tous les domaines.
Charles Michel est encore dans la posture du faux modeste, rôle qu’il tenait à merveille jusque dans les derniers instants de son gouvernement.
Nous verrons en décembre, lorsqu’il sera en contact permanent avec d’autres faux modestes, comme Macron, et qu’il y aura une sorte d’émulation entre des ostentations, des poses, des figures étudiées entre eux, s’il résistera dans un rôle qu’il s’est construit dès que papa Louis l’a propulsé dans le système.
On ne le sait que trop, quand un politicien atteint un emploi au-dessus duquel il n’y a plus rien, il ne reprend jamais un emploi plus modeste après. Ce serait déchoir.
L’homme public souffre souvent du syndrome délirant de Cotard : une mélancolie, à la suite d’échecs ou d’attente trop longue de résultat, puis libéré de l’angoisse de l’échec, le candidat est pris de bouffées délirantes, extravagantes, dépensières....
C’est le cas de Giscrad, Sarkozy, Hollande, ce sera celui de Macron. Charles Michel finira jeune pensionné aux revenus très confortables, comme Herman Van Rompuy, ancien président du Conseil européen. On attend ses bouffées délirantes.
L’Europe ne lui tiendra pas rigueur d’être fastueux et dépensier aux tables d’honneur des invités de prestige.
Le mannequinat d’Amélie devrait se mesurer à celui de Brigitte Macron, dans un duel qui rappellera celui de Claudia Schiffer-Naomi Campbell.