15 décembre 2018
Remise à neuf.

Les syndicats ont lancé un appel à la grève générale pour ce vendredi 14 décembre, largement suivi en Wallonie. C’est bon pour le moral. En France, les Gilets Jaunes jouent l’Acte V d’une tragédie par l’obligation qu’ils ont de se défendre du pouvoir.
Le conservatisme libéral redoute les élections de mai 2019 qui pourraient changer la donne, tant la représentation par délégation a été faussée par une démocratie qui montre ses imperfections, son usure et ses limites.
Le courant social est comme le Gulf Stream, il semble là de toute éternité, cependant, on ne sait pas s’il va changer de direction, sans qu’on en puisse expliquer les raisons.
Richard3.com en voit une, même si ce n’est pas la seule. Elle paraît importante.
Le système économique libéral s’est intégré dans la démocratie. Le pouvoir officiel nous montre le spectacle d’un assemblage des deux, ce qui est difficile à expliquer à l’électeur.
Avant de rejoindre les partis de gauche, de se fondre dans une extrême droite qui racole du monde, de s’enticher d’un centre modéré dont la politique prolonge la misère en l’augmentant, le citoyen est avant tout celui des grands progrès de la technique et des promesses d’un monde nouveau.
On le lui dit depuis l’école : entièrement débarrassé de son carcan de misère et de travail sans joie, le meilleur de l’avenir se prépare, grâce au libre échange et au libéralisme économique. « Désormais, nous serons tous diplômés, aptes aux hauts salaires, l’avenir est au travail en col blanc et cravate dans un bureau climatisé, donnant sur des entrepôts non-chauffés où les machines travaillent seules et ne partent jamais en vacances, la burette d’huile est leur seule revendication. »
Le citoyen y a cru, en votant libéral et social-démocrate.
Ce qui a donné des majorités oscillant entre la droite centriste et la gauche modérée, proposant le paradis futur. Submergés par cette description idyllique de leur avenir, les gens y ont adhéré et, dans une assez bonne mesure, y croient encore.
Mais de plus en plus d’incidents interpellent le public. Les Gilets Jaunes, la suspicion sur les valeurs du monde libéral, créent une atmosphère étrange, un brouillard qui dénature les mots et montre les élites ricanant plutôt qu’offrant des raisons intelligentes d’adhérer au libéralisme. L’absentéisme inquiétant des élections en France et la mascarade en Belgique de la corvée des votes obligatoires font le reste.

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Le progrès général n’est pas venu. La misère entre dans des foyers malgré le travail de ses composants. Le vague soupçon que ce n’est pas fini et qu’on va trinquer encore plus dans l’avenir, la désagréable impression que ce sont les gens qui paient les factures et que ce sont les riches qui en jouissent, les rancœurs de trente années d’attente qui ne débouchent que sur du vent, tout remonte à la surface
Il faut faire attention à ces lents phénomènes qui mettent cinquante ans à produire des effets. Lorsqu’ils se produisent, ils répandent dans le sol des millions de graines qui créent les éléments propices d’un nouveau règne.
Les mouvements sociaux actuels sont le produit de la désillusion de la population d’un système économique qui allait enrichir tout le monde. En réalité, il a rendu les gens plus pauvres. La réussite des partis d’opposition n’est pas venue. Les Gilets Jaunes ne sortiront pas des ronds-points les mains vides, sans aucune structure. C’est en partie leur pluralité et leur diversité qui ont provoqué un changement de pied qui leur était favorable dans l’opinion et mis le gouvernement Philippe le dos au mur.
On le voit bien avec Mélenchon et les Insoumis en France qui ont un programme assez proche des revendications des Gilets Jaunes et qui ne se sont pas agrégés à ce mouvement, faute de ne pas y représenter quasiment toute la France, comme les Gilets Jaunes, si l’on excepte les élites de l’ENA, la presse parisienne et les macronistes qui sont destinés à suivre le chef le petit doigt sur la couture du pantalon. .
Ce mouvement n’est ni de gauche, ni de droite, mais il est essentiellement contre le système dual économico-démocrate.
Il tient son succès en grande partie parce qu’il ne fait pas partie du système. Il n’entre pas dans le cadre d’une majorité et d’une opposition. C’est un tire-au-flanc. Le public aime ça.
Une vague de fond à peine décelée et que rien n’arrêtera est peut-être en train de naître. Jusqu’où ira-t-elle ? Réduira-t-elle à rien et sans distinction la droite, la gauche et les extrêmes ? Et surtout pour faire quoi ? On n’en sait rien. Jusqu’à présent les tentatives de récupération n’ont servi à rien. À défaut de la récupérer, on voit comme une entente tacite des partis de la liquéfier dans l’insignifiance. Même la CGT de Martinez s’y est mise !
Jusqu’à présent, le pouvoir s’est très bien débrouillé pour faire croire qu’il dirigeait le pays par consensus majoritaire et même non-majoritaire. Le hic sera demain de trouver une acrobatie capable de faire la même pirouette, sous une autre étiquette. Le peuple retombera-t-il dans les schémas anciens, mais repeints de la couleur du « progrès » ?

14 décembre 2018
La Belgique de chez Michou.

« Aller à Canossa » (1) dans le jargon de nos chambriers (1) est devenu « Aller à Marrakech », sauf que nos illustres en sont revenus en plus effrontés que jamais et que le plus illustre d’entre eux s’enfonce dans un déni de la démocratie qui tient du prodige !
À seule fin sans doute de se ficher de la tête des francophones, Charles Michel a donc demandé à un de ses scribes de lui torcher un texte court qui dit bien ce qui précède.
« Chez beaucoup d'entre vous je perçois un sens des responsabilités, un sens de la nuance qui nous honore. Il y a quelques jours j'ai dû opérer un choix suite à des difficultés au sein du gouvernement. J'ai honoré le choix du Parlement aux deux-tiers. C'est ma responsabilité et c'est mon engagement ».
C’est édifiant !
Après s’être moqué pendant quatre ans et demi d’une majorité de francophones, voilà que notre grand homme « honore le choix du Parlement aux deux tiers ». Les gens sérieux n’en croient pas leurs yeux. Non seulement ce type s’assied sur la démocratie et voilà qu’il s’en moque en s’en prévalant ! Et tout cela en frôlant les barrières de sécurité de la Constitution, sinon renversant quelques unes dans ses tournants en épingle à cheveux !
Dans le caveau familial du CDH à côté de Benoît Lutgen, Catherine Fonck et quelques autres morts-vivants, Delpérée, lui le constitutionnaliste hors-pair, doit sentir ses osselets s’entrechoquer !
On n’a même plus besoin de revoir une ixième fois la Constitution pour une nouvelle avancée des Régions, puisqu’il n’y a plus de Constitution et que tout le monde s’en fout !
Il aura fallu cent quatre-vingt huit ans pour que nos élites s’émancipent complètement de cette contrainte, enfin, ils y sont arrivés. Dorénavant, ils font sans – tout le monde le voit – personne ne dit rien ! Pays admirable qui passe d’une démocratie parlementaire à une oligarchie, sans qu’aucune « force vive » ne trouve à redire. Il est vrai qu’elle existait déjà depuis longtemps et que nous avions sous les beaux discours et les meilleures raisons d’être démocrates, quelques parlementaires dont la destinée était de devenir ministres et partager le pouvoir avec les banques et les holdings.
Les « forces vives » ne l’étaient pas tant que ça, dit Richard3.com, sur le temps que les électeurs allaient faire leur tiercé et jouaient au Loto. Ce peuple intelligent avait compris depuis l’échauffourée de 1830, que l’Haut-lieu se fichait de lui.
Est-ce encore intéressant de dérouler les faits depuis Canossa-Marrakech jusqu’à la conclusion cynique d’un Ducarme moins rougeaud que d’habitude (3), puisque selon les termes de son chef de parti « Charles Michel a confié avoir consulté plusieurs banques sur l'opportunité d'élections anticipées. Le risque de ne pas voir de gouvernement se former avant mai 2019 rend les banques frileuses sur des nouvelles élections. » (Les journaux.)
Enfin, grâce à Charles, il est venu à l’oreille du vulgum pecus que la vraie Constitution n’est pas celle de 1830, mais bien les pages du Moniteur relatives aux Statuts des Institutions bancaires !

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Delpérée peut se rendormir, et faire place à Pascal Delwit et Dave Sinardet, les véritables experts de la Constitution version libérale.
Le PS globalement d’accord avec tout, à partir du moment où il peut se compter parmi l’élite, voyant que la Constitution sous forme de paillasson à s’y trop essuyer les pieds risquait l’usure complète, par la voix d’Ahmed Laaouel réclame un gouvernement des affaires courantes.
Ne chipotons pas sur les mots, les affaires courantes on y est depuis quatre ans et demi, enfin pour les francophones qui se sont découragés de s’opposer à quoi que ce soit, dans un système qui ne s’aperçoit plus s’ils sont présents ou à la piscine.
Le deuxième classe du PS a rugi une dernière fois avant de se rendormir : "Vous n'avez aucun respect pour les institutions, vous n'êtes pas allé voir le roi après que la N-VA a (sic) quitté votre gouvernement. De plus, le service juridique du parlement est clair : vous devez demander la confiance du parlement, mais non, vous continuez à dénigrer le parlement. »
Ce Régime est comme celui de chez Chiquita resté trop longtemps à quai dans un container et qui est invendable. On va devoir jeter les bananes à la mer et désinfecter le dépôt.
La N-VA c’est comme un suppositoire, il a fondu in the baba du premier sinistre, Charles Michel n’a rien senti. Il va mieux. Nous, on garde l’hémorroïde enflammée, mais ce n’est pas grave, on l’a depuis si longtemps dans le cul, qu’on ne sent pratiquement plus rien. Un coup de langue de velours de Denis Ducarme et tout redeviendra comme avant, c’est Chastel qui l’a dit. Et ce n’est pas rien, c’est l’apothicaire du régime !
Quant au roi… c’est qui, en fait, le roi ? On dit qu’il a changé de sexe et qu’il à ses règles…
Ce n’est plus la Belgique, c’est chez Michou !
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1. Canossa, janvier 1077, le roi des Romains, Henri IV, vient s'agenouiller devant le pape Grégoire VII afin que celui-ci lève l'excommunication prononcée contre lui.
2. Grand officier de la Couronne chargé de la direction des services de la Chambre du roi et, par extension de Richard3.com, version Parlementaire.
3. La dernière fois que l’homme fort des halles du MR s’est starifié à la télévision, la maquilleuse l’avait enfariné de première. On aurait cru voir l’interprétation du Joker par Jack Nicholson ! Ducarme : clown blanc au MR, l’Auguste reste toujours Michel !

13 décembre 2018
Nidor, le penseur de Rodin.

Après le départ calculé de la N-VA de ce gouvernement des droites, la détestation du programme libéral pourrait prendre une pause avec le soutien de Di Rupo ; à condition que le démantèlement de la sécurité sociale et des coupes dans les pensions du détesté Bacquelaine ne se voient pas trop. Richard3.com est d’avis que le PS pourrait aider le système libéral en lui offrant des béquilles, avec l’idée derrière la tête d’une alliance après les élections de mai prochain, si par malheur, Charles Michel devait passer par un vote au parlement après son remaniement, ce qui semble de plus en plus probable aux dernières nouvelles.
C’est là qu’on s’aperçoit que le parti libéral est divisé. Il y a la fraction « rosée » représentée par Christine Defraigne, elle-même en ménage avec le PS à Liège et le pur jus de droite représenté par le petit Chastel toujours marqué par son passage à Charleroi dans le rôle de l’Armageddon du clan Van Cauwenberghe et agrémenté par Didier Reynders, dans la haine de tout ce qui n’est pas lui. Les deux larrons acquis à la conviction que le MR n’a, à l’avenir, que l’association avec la N-VA de possible. Il faut fuir le PS pour des raisons électorales, les deux chassant le même type d’électeurs, disent les stratèges amateurs du capitalisme mondain. Ce qui place Charles Michel entre les deux, lui qui, par tempérament et conseillé par Louis, aurait tant voulu rassembler toutes ses têtes pensantes à l’ombre de son vaste front dans une position centriste, c’est-à-dire qui ne conclut jamais, hésite toujours, reste dans le faux semblant, mais qui finalement ne sert que les intérêts du capital.
Nous voilà beaux, avec un gouvernement qui ne représente plus que lui-même, c’est-à-dire le grand capital et quelques Flamands parmi les éternels mirliflores de ce pays.
Pour remplir quand même la salle d’attente de mai prochain, le spécialiste en démocratie, Didier Reynders s’est répandu en prophéties sur La Première et le plateau du JT de RTL. Une réconciliation officielle avec la N-VA, lors des prochaines élections législatives n'est pas à exclure, selon Nidor.
La N-Va étant devenue bonne pour le service des banquiers et du patronat flamand, elle est donc définitivement blanchie. Reynders-Nidor veut n’exclure que les partis « extrêmes », le Vlaams Belang et le PTB/PVDA.
Le penseur ne classe pas la N-VA à l'extrême droite. S’il a lu la propagande raciste, le nouveau torchon que la N-VA répand en Flandre pour justifier son anti-Marrakech, Reynders en est aussi.
« La N-VA a dépassé le stade de la radicalisation, elle est aujourd’hui à l’extrême droite. Impossible pour un parti démocratique de gouverner avec eux », a tweeté Stef Vonk, président des jeunes socialistes anversois, Reynders n’en tient pas compte ! Quand il aime, peu importe s’il s’agit de vagues descendants d’Adolphe, ceux qu’il aime sont sanctifiés !
Comment justifie-t-il que la N-VA soit un parti compatible avec les gens « honnêtes » ? Par la statistique !
Richard3.com cite 7 sur 7 magazine « À la question de savoir si la N-VA est un parti d'extrême droite, Didier Reynders rétorque qu'il faudrait dès lors "estimer que, dans la province d'Anvers, 46% des électeurs sont des électeurs d'extrême droite": "Ce n'est pas mon sentiment et je fais encore la différence".
Ce raisonnement est effrayant. Si je comprends bien Reynders, il aurait été nazi en 1939 quand 80 % des Allemands l’étaient à l’époque!

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Voilà un curieux intellectuel qui n’a aucune règle morale !
Si c’est sa conviction en politique, l’intuition des Gilets Jaunes qui refusent une appartenance ou un chef est proprement géniale, tout au moins à l’encontre des responsables de caniveaux.
On a compris Reynders adore l’extrême droite flamingante. Comme en politique les détestations passent mieux que les adorations, il fallait au penseur un ours en peluche à déchiqueter. Ce sera en toute logique qu’il passera ses colères sur le PS, comme son ami Bart De Wever, dans une détestation commune.
Pourtant le PS se conduit en parti frère, puisque Christine Defraigne, l’adjointe des anciennes tribulations liégeoises de l’Ucclois, vient d’y convoler avec Willy Demeyer. Et Reynders de faire référence aux négociations entamées entre le PS et le PTB dans certaines communes.
Alors, Reynders, voyou ou honnête homme, girouette ou fin tacticien, arriviste ou homme de principe ? Richard3.com a fait son marché. Je changerais de trottoir si je le croisais dans la rue.

12 décembre 2018
La Liberté éclairant l’Europe.

Hier, on a entendu un discours classique d’Emmanuel Macron pour sortir de la crise : une description de la violence aveugle et criminelle, afin que les Gilets Jaunes rentrent au bercail, pacifiquement et quelques distributions du gâteau commun, afin de satisfaire le peuple récriminant.
Ces discours là ont presque toujours réussi. À la veille des deux grandes fêtes de fin d’année, celui-ci fera-t-il mouche ? Ce sera à vérifier samedi. On saura si le baissé de rideau précède l’acte V ou si la dynamique, à détester Macron et le système, persiste.
Certains médias se mettraient bien à genoux, comme les lycéens forcés par les gendarmes, pour que les Gilets jaunes replient leur campement sur les ronds-points et rentrent chez eux, avec les broutilles vendues par Macron la larme à l’œil. Après le point mardi soir, il semblerait que le dispositif sera maintenu et qu’il y aura un cinquième acte.
Un record a été établi : la durée de la colère des Français. Les insurrections ont toujours été brèves, la plus longue fut la Commune de Paris. Celle de décembre 18 restera un événement historique, quoi qu’il arrive !
Même si tout devait « rentrer dans l’ordre », la détestation de ce président est si vive, qu’il est lui-même la source du conflit. On se demande comment finira-t-il son quinquennat ?
Du point de vue philosophique, il existe une contradiction majeure, dans la position actuelle du président Macron par rapport à sa politique antérieure, qui devrait faire dresser l’oreille à tout Gilet Jaune qui se demande si samedi il « montera » à Paris.
Comment se fait-il que le « patron » des Français déclare, la main sur le cœur, qu’il a compris la détresse de « son » peuple, après dix-huit mois d’une politique qui l’a ignorée ?
Autrement dit ou Macron est un homme léger qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez et qui a besoin d’être secoué pour s’apercevoir qu’un contentieux existe ou cet homme, au courant de la misère du peuple, a tout fait pour qu’elle ne change pas afin de ne pas enlever des privilèges aux privilégiés de son espèce ?
Pour l’écrire autrement, il n’y a le choix que pour deux postures présidentielles : Macron est un lourdaud dont la France n’a pas besoin ou Macron représente une classe sociale contre toutes les autres. Dans un cas comme dans l’autre, il est nuisible et il doit partir.

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À présent, on peut chipoter sur les mesures attrape-nigauds que font tous les chefs quand ils ne peuvent plus faire autrement, de Carlos Ghons à l’artisan dont le personnel compte moins de cinq travailleurs. On lâche un peu, avec l’espoir que la partie adverse va croire que c’est beaucoup.
Bien sûr que le pouvoir d’achat est au centre du conflit. À y réfléchir, il est impossible que l’ensemble de la population pauvre soit associée à une amélioration quelconque, car celle-ci, pour être possible, ne peut-être que collective et ce système ne le peut !
Si les Gilets jaunes tombent dans la combine, le Smic mensuel brut de 1498,47 euros brut, que les Français touchent actuellement avec le système d’imposition qui prendra fin au 31 décembre, passera de toute manière à 1210 € net fin janvier au lieu de 1184,93 €, ce qui leur fera dans l’immédiat 288 € en moins dans la poche ! Je sais bien que cette différence, ils auraient dû la payer fin de l’année 2019, mais à ce niveau, cela peut être beaucoup, par exemple plus de dépenses certains mois et moins en d’autres.
Le choc psychologique sera immense. Si le ressentiment perdure, Macron, douillettement sous le sapin des Réveillons de l’Élysée rénové, pourrait voir sa cote de popularité devenir imperceptible.
Les pensionnés, sans ou avec la CSG à partir de 2000 € de revenu, sont les grands perdants de cette présidence, avec les chômeurs qui ont vu les conditions d’admission au chômage se durcir et les indemnités diminuer. Sans parler de tout ce que l’État a abandonné dans les territoires, les personnels de santé, les lycées, etc., dont Macron n’a pas touché un mot.
Le Pouvoir est à l’abri de la disette. Le temps ne presse pas pour lui de ce point de vue. C’est pourquoi une reddition en rase campagne des Gilets Jaunes si elle va contre leurs intérêts, n’est pas un reproche, ni une guerre perdue, mais la nécessité de nourrir les enfants et de chauffer sa famille en hiver. Macron sait cela et il compte bien gagner la bataille du thermostat et des cadeaux sous le sapin.
Mais le peuple français est le plus intelligent et le moins dupe d’Europe. Sa tradition révolutionnaire a toujours été l’épine dans le pied des milliardaires disséminés partout dans l’Europe du fric et de la belle vie. Les autres pays ont des populations moins vives, placides même, qui agissent avec un temps de retard ou ne font rien, en se disant à-quoi-bon !
Puissent êtres les citoyens de l’Hexagone être une fois de plus « la liberté éclairant les autres » !
Et s’ils échouent, personne ne leur en voudra. Nous n’aurions pu faire mieux !