22 juin 2018
Fermeture avant transformation !

Le gouvernement serait comme un marché couvert dont on aurait baissé le rideau de fer pour éviter que les clients voient les commerçants s’engueuler. C’est la fermeture un an avant la cessation d’activité pour raison électorale !
Pendant que les beaufs et les autres, tous sportifs de comptoir, s’époumonent sur et en-dehors des stades à la poursuite d’une chimère sportive, plus que sur une réflexion de l’état de notre société, le gouvernement aurait pu mettre à profit l’ombre propice pour améliorer son bilan, en vue des élections de mai 2019.
Hélas ! Les produits se vendent mal. Les caques sentent trop le hareng !
Vous ratez la pétaudière parce que les journaux ont autre chose à « foot », sans quoi avec nos artistes, on aurait droit à du gratiné.
– Ils ne sont pas frais mes poissons de sous le bow-string ?
Les partis flamands entre eux, puis réunis pour taper sur le MR, ce dernier sur l’opposition socialiste, puis sur les premiers à l’exception de l’Open VLD, on est en plein charivari entre vendeurs de casseroles.
Le torchon brûle vraiment entre le CD&V et la N-VA, Charles Michel en a le veston tout roussi. Mais, il ne faut pas compter sur lui pour faire pompier.
C’est l’hallali. La meute jappe dans le chenil, les maîtres-chiens sont aussi nombreux que les Rintintin. Même le petit Chastel apprend à jouer du piston. Reynders sonne du cor comme personne, la vénerie politique n’a plus aucun secret pour lui. Le plus ardent est Richard Miller, dépassé par le seul Denis Ducarme, champion des classes moyennes quasiment en faillite.
On s’attend à un de ces blocages inouï pour la formation du gouvernement de juin 2019. Il est possible même de voir encore Junior jusqu’en 2020 en expéditeur des affaires courantes, faute d’un accord. Les 541 jours de rabiot d’un Leterme risquent d’être dépassés !
Petit résumé passé inaperçu en francophonie « La semaine dernière, Kris Peeters (CD&V) et Philippe Muyters (N-VA) ont offert un spectacle désolant en se crêpant le chignon sur un plateau de télévision, en direct, à propos de la prépension chez Carrefour. Le premier ministre Charles Michel (MR) a ensuite tourné son ministre de la Défense, Steven Vandeput (N-VA), en ridicule en balayant de facto la procédure d’attribution du remplacement des F-16 d’un revers de la main. Soudain, il est à nouveau question de la piste française et d’une durée de vie prolongée des avions. » (Daardaar magazine)
Junior a le tracassin chaque fois que quelqu’un mentionne devant lui les initiatives de Theo Francken (N-VA) en matière de politique migratoire. La concertation en ce domaine, comme dans bien d’autres, n’existe pas au sein du gouvernement. Charles Michel, pourtant doué pour rafler la mise au bon moment et s’en attribuer les mérites, est complètement dépassé par l’adresse de Theo Francken à monter ses coups en cachette, si bien que lorsqu’ils éclatent, il est impossible à Michel de s’en prévaloir. On lui laisse défendre les initiatives de Francken qui ont dépassé les bornes de l’odieux.
Eh ! pourtant comme Junior aurait voulu jouer un rôle dans le camp des ralliés au bon sens et montrer aux Polonais, aux Autrichiens et aux Hongrois de l’extrême droite européenne, qu’on peut gérer l’émigration, tout en faisant partie de la droite amoureuse de l’Europe.
Mais Bart l’a mauvaise depuis que Junior hésite sur la commande d’avions de chasse américains. L’Anversois rassemble à peu près tout le gouvernement flamand sur le coup. Aussi, Steven Vandeput a le feu vert pour emmerder Charles jusqu’au bout.
C’est quand même Francken qui a le pompon. Le conflit sur l’immigration ne date pas d’hier. La droite et les journaux sont parvenus à intégrer la population dans la querelle. Sincèrement, au-delà des polémiques et des conneries quotidiennes des imbéciles heureux qui sont nés quelque part entre Bruges et Arlon, l’immigration a toujours été une richesse pour un pays comme le nôtre en panne de nativité et en déficit démographique, si nous n’avions pas eu le dynamisme venu de l’extérieur.
C’est la nativité explosive, notamment dans l’hémisphère Sud qui créera un problème pour l’avenir et non pas, les émigrés chassés par les guerres et la misère qui traversent la méditerranéenne au péril de leur vie.
Penchons-nous plutôt sur les défis mondiaux. Il faut absolument obtenir un taux de fécondité mondial entre 2,05 et 2,10, y compris dans l’hémisphère Sud. Les experts en démographie de l'ONU sont divisés sur la probabilité d'arriver à une croissance zéro de population avant la fin du XXIe siècle. Tout progrès implique un sursaut de conscience individuelle et collective d’éducation, en particulier l'accès à l'éducation des filles, la planification familiale, et le respect des lois de la nature de notre planète. Inutile de dire que l’éducation des filles commencent par vouloir partout l’absolue égalité en droit et usage du droit entre les sexes. Les vieilles casseroles que traîne l’humanité avec ses religions sexistes, tomberaient d’un coup.

1pepaz2pa.jpg

Voilà le langage que Francken et Junior devraient tenir aux seins des Organismes mondiaux de représentativité des Peuples et non pas entrer dans des paranoïas à la Trump, sur une « invasion » qui n’existe que dans leur état de bête politique qui veut se faire réélire en surfant sur les peurs.
À force de se chamailler, le gouvernement dupe tout le monde. Le budget n’est pas en équilibre, Junior gamberge sur trois milliards et demi à trouver en plus. Bacquelaine a fichu un véritable foutoir dans sa politique des pensions. Trois partis sur quatre au gouvernement ont des avis différents et ne sont pas loin de considérer Bacquelaine comme un jeanfoutre.
Heureusement, il y a la Tunisie. Brave Tunisie, nos diables rouges vont lui régler son compte.
D’ici samedi, jour de l’exploit, Michel pourra pantoufler à la maison et même passer le week-end… si on gagne !

21 juin 2018
Avoir la gauche au Culot !

Philippe Culot, juriste au cabinet du Ministre des Arts, des Lettres et de l’Audiovisuel de l’ineffable Richard Miller, veut sensibiliser en milieu scolaire des dangers de l’extrême gauche !
J’ai dû relire plusieurs fois l’information tant je la trouvais énorme.
Le nom de Richard Miller ayant été cité, cela aurait dû me mettre la puce à l’oreille. Tout le monde connaît la fougue intarissable de Miller quand il s’agit de promouvoir le beau bleu profond du libéralisme du mouvement réformateur. C’est même à se demander vu l’enthousiasme du bonhomme, comme cela doit être une rude journée avec lui, sous les posters des Michel et de Reynders, à la lecture des graphiques et des statistiques montrant les aléas de la société belge, tous décrétés d’extrême gauche et propagandistes de l’odieux Raoul Hedebouw.
Il a trouvé en Philippe Culot une sorte d’âme sœur.
Après m’être remis de l’émotion de voir ces propagandistes du pire s’en prendre à l’école, je me suis demandé comment ces illustres vont intriguer pour que nos chères têtes blondes écoutent le bon message de droite, stipendiant le mauvais message de gauche !
Serait-il transmis par le personnel enseignant sous la forme d’un cours de droitisation de la conscience, insidieusement dissimulé dans l’Histoire, par exemple la fameuse citation « Liège, tu dois Notger au Christ et le reste à Notger » (Notgerum Christo, Notgero cetera debes) deviendrait « Notger filius dei fili, diaboli Hedebouw », la traduction serait mise de côté afin que l’enfant demande innocemment à la maîtresse d’école « Madame, qui c’est Hedebouw ? », ainsi l’enseignante aurait tout loisir de répondre à cette question, grâce à un petit fichier qu’elle aurait reçu au préalable de Philippe Culot.
On connaît les artistes du porté à droite !... l’avenir les inquiète depuis qu’il est incertain de voguer dans une économie vacillante et que son dieu américain est en passe de devenir un des dirigeants les plus haïs de la planète, vu son peu d’empathie pour le reste de l’humanité. Le dénommé Culot est chargé du suivi des matières relevant de la Communauté française (projets et propositions de décrets, arrêtés du gouvernement,…) et que, par conséquent, il peut fourrer son joli museau dans à peu près tous les dossiers d’éducation.
Ce n’est donc pas qu’un porte-flingue de la direction libérale chargé de pourrir la vie des gens de gauche par des fake-news dans une période préélectorale, c’est quelqu’un qui pourrait avoir une influence sur le caractère discriminatoire à l’étude des artistes et écrivains français, à la manière de Deborsu : les boules vertes pour le bon texte libéral et les rouges pour le honteux populisme de gauche.
La gauche a, malgré tout, une chance.
Culot est avocat, par conséquent c’est un Protée (1) qui n’a pas le temps de s’attarder sur une idée. Il en pond trois ou quatre par semaine, quitte à nourrir d’autres cervelles libérales. Miller ne manque pas de candidats avides d’idées. Il suffit de suivre Culot à la trace et de déchiffrer les papiers qu’il jette en boule dans la corbeille.
« L’éducation de la jeunesse », comme c’est intéressant dit Miller qui déchiffonne le papier recélant la dernière élucubration du Maître du barreau.
Ce Rouletabille à la va-vite plaît au libéralisme de pointe. Créature du mouvement et de la fuite en avant, actif en droit pénal, il a été élu conseiller communal à Seraing et conseiller provincial en octobre 2006. Il se dit lui-même attaché à porter plus particulièrement les dossiers de reconversion économique, de transformation de la Province de Liège vers une grande métropole, ou encore le dossier « mobilité », avec toutes les questions que comporte l’arrivée espérée du tram à Liège, ou l’utilisation de la voie fluviale.
On le voit, il a d’autres ambitions que celle de l’éducation.
C’est à croire qu’il se jette au lit tout habillé pour courir à l’aube satisfaire à ses nombreuses tâches et fonctions, sans perdre du temps à se vêtir au lever.
C’est peut-être pour cela que nos enfants finiront par échapper belle.
Dans un mois le tour de France passera à Liège, d’ici là Philippe Culot pourrait inventer le pédalier intelligent qui choisit lui-même ses vitesses ?

1jhdsp2mqa.jpg

Comme le nouveau sigisbée (2) de Miller le dit très bien « Toujours animé d’un libéralisme ancré dans les réalités sociales et profitable à chacun, je suis à votre disposition pour toute question ou intervention. »
Les réalités sociales le saluent bien.
---
1. Selon Lucien de Samosate, Protée était danseur : habile dans la pantomime, il s'assimilait à tout et prenait toutes sortes de formes ; par la rapidité de ses mouvements, il imitait tout ce qu'il voulait.
2. On sait Miller féru de citation. Le sigisbée, amant de cœur et très souvent amant tout simplement, était couramment un jeune homme servant de compagnon attitré à une femme mariée. Le MR vivant résolument en 2018, les mœurs modernes ayant effacé la barrière du sexe, un sigisbée peut parfaitement servir de compagnon à un homme marié, en tout bien tout honneur, évidemment.

20 juin 2018
Grève perdue et foule irrésistible.

La grève des cheminots en France est un cas d’école.
Nous ferions bien de méditer sur un genre de conflit contre l’État, quand ce dernier reste sourd aux revendications.
Les données sont simples. Le gouvernement en France est majoritaire sans coalition. L’opinion est partagée entre le soutien aux grévistes et la mauvaise humeur quand on attend deux heures un train qui ne vient pas.
L’État peut perdre de l’argent dans une entreprise publique. Il préférerait ne pas en perdre, mais enfin, il ne saurait être question qu’il tombe en faillite. En somme c’est le contribuable qui fait fonctionner la pompe à fric, c’est-à-dire en partie les grévistes, qui versent à travers leurs impôts, une contribution financière à la durée du conflit !
Après des semaines d’affrontement et des concertations qui n’en sont pas vraiment avec les syndicats, Macron dit « c’est comme ça, c’est mon plan » et fait semblant de négocier ce qu’il sait non négociable. De l’autre côté, quand il n’y a que le gréviste qui fait vivre une famille, on se trouve bien coincé entre la défense de son gagne-pain et la nécessité de payer ses courses au supermarché.
On voit bien qu’un gouvernement hors-sol comme celui d’Édouard Philippe ne saurait être touché que par une revendication qui déborde sur les autres activités professionnelles, bref une grève générale, et pas seulement. Une grève d’une pareille ampleur ne peut se faire qu’avec la population. Pour cela encore faut-il que l’opinion publique entre dans le tourbillon et fasse descendre dans la rue une foule convaincue que l’injustice doit cesser.
Dans l’alternative d’une indifférence ponctuée de la mauvaise humeur ambiante, que fait-on ?
La réponse est souvent la conséquence des rapports entre la population et le gouvernement.
Le résultat en France tient en trois lignes dans les journaux.
« Les syndicats réformistes de la SNCF, CFDT et Unsa, ont rejeté mardi la proposition de la CGT de poursuivre la grève en juillet avant même l'intersyndicale qui doit en débattre dans la soirée, actant la fin du mouvement unitaire entamé le 3 avril. »
Faut-il poursuivre une lutte désormais vouée à l’échec et finir comme Che Guevara, dont le corps fut posé sur une table de paysan, entouré de soldats ou rentrer dans l’ombre et attendre des jours meilleurs ?
Parce qu’on en est là dans cette démocratie qui prend une sale tournure de dictature molle, avant qu’elle ne se renforce sous la pression d’un loustic convainquant.
Faut-il rappeler ce qu’est une situation propice, comme il faut agir au quart de tour et que ce n’est pas désarmer d’attendre son heure ?

2xs2xdm.jpg

Il est bon d’avoir de la mémoire en certains cas.
On ne peut rien faire sans la solidarité d’une population même apolitique. Il faut tout simplement saisir l’occasion.
Le 21 décembre 1989, il y eut un instant propice qui régla la situation en une seule journée.
Ceausescu organisait ce jour là une grande manifestation de soutien à son Régime, au centre de Bucarest. On était en plein bouleversement en Union Soviétique et on ne pouvait plus compter sur elle pour rétablir l’ordre au cas où.
Ceausescu voulait montrer au reste du monde, combien « son » peuple lui était attaché.
Son équipe avait réuni 80.000 « fidèles ».
Le président se présenta au balcon d’un immeuble dominant la place, sous les vivats d’une foule apparemment enthousiaste.
Au début du discours dit d’une voix monotone « Je tiens à remercier les initiateurs et les organisateurs de ce grand événement à Bucarest… » soudain quelqu’un le hua quelque part dans la foule. Il s’arrête, il se tait et regarde autour de lui, effrayé.
Aussitôt un autre spectateur prend le relais, c’est une chaîne qui va crescendo. Les gens sifflent, hurlent leur colère, des centaines, puis des milliers d’autres font monter le brouhaha. Puis le public scande « Ti-mi-soa-ra » une ville quelques jours auparavant dans laquelle la Securitate a tiré dans la foule.
Tout cela télévisé, des images qui feront le tour du monde.
Hello, hello disait Ceausescu. Son épouse hurlait « taisez-vous, taisez-vous » à la foule déchaînée. Le reste se perdit en « Du calme camarades, du calme. »
Les 80.000 sur la place avaient senti qu’ils étaient beaucoup plus forts que le vieil histrion à la ridicule toque de fourrure.
Pourquoi ces événements sont-ils si rares ? On voit des milliers de gens empressés à faire la cour aux puissants, tout semble aller dans le sens des chefs et ceux-ci s’enhardissent. Ils veulent laisser leur nom dans l’histoire sur une réforme, entendre dix ans plus tard parler de la Loi Macron.
La foule applaudit, alors qu’elle pourrait bousculer les barrières, monter à la tribune et chasser les professionnels de la représentation, d’un claquement de doigts ! Car souvent ceux qui applaudissent le font par entraînement.
Dans ces moments où l’Europe est aux abois, que Trump enferme des enfants, que le système économique est détraqué, que la démocratie tourne à la mascarade, que la classe moyenne s’effondre et que l’ouvrier s’appauvrit, on ne sait jamais, après une grève qui finit mal, peut-être en y aura-t-il une autre sur les mêmes revendications et que quelqu’un dans la foule ricanera haut et fort au discours de Macron, bientôt suivi du cri de la multitude. Il faut que vous sachiez que le stock de lacrymogène, dans ce cas, ne pourra suffire.
La foule est irrésistible. Et elle ne le sait que très rarement.

19 juin 2018
Foot, poésie, loyer et vacuité.

C’est fait on est reparti pour une émotion collective, les drapeaux aux fenêtres, les caissières des supermarchés déguisées en diablesses, peu de monde dans les rues, une atmosphère recueillie dans les cafés, tout le monde se réserve pour ce soir.
L’artiste qui se produira sur scène ce soir prouvera une fois de plus que l’art ce n’est pas évident et qu’un spectacle sans public, pour quelqu’un le micro à la main, c’est comme s’il passait un permis de conduire pour la troisième fois.
Des voisins qui passaient pour sérieux (même à la fête nationale ils ne sortaient pas le drapeau) les voilà qui pendouillent les trois couleurs à leur fenêtre. J’ai même vu un drapeau brésilien. Sur le bouton de sonnette de la porte juste en-dessous, un nom : l’habitant s’appelle Franz Schumaker ! Il est vrai que le Brésil est un pays de contrastes.
Inutile de poser la question aux gens pour savoir où ils seront ce soir.
L’adoration de nos loustics à la cuisse élastique est à son comble. On les voit déjà sur le podium tombant dans les bras de Poutine et du roi Philippe réunis pour la circonstance, en paix des braves sportifs.
S’ils se font dégommer trop tôt, on reprendra une vie normale, sinon, on est parti pour de l’intérêt suprême et pas question de penser à autre chose.
Ça devrait donner des idées à des ambitieux en politique. Ils feraient un coup d’État, on ne s’apercevrait qu’à la mi-juillet, qu’on a changé de régime !
Voilà qui donne dans l’immédiat une indication sur l’intérêt de la chose publique. Les efforts perdus d’avance pour satisfaire au minimum syndical, à la démocratie, etc. Et la création artistique ? Les pires moments sont là. L’artiste qui doit honorer son contrat, ce soir dans un théâtre de cinquante places (il y en a à Liège) va passer de durs moments. Par contre, les trois spectateurs qui auront fait le déplacement pourront choisir de s’installer sur deux chaises là où ils veulent.
Autant jouer à bureau fermé, on pourrait même couper les ampoules et mettre la salle dans le noir complet par économie. Rester entre-soi sur scène à se demander une heure après le début de séance, si on ne va pas arrêter pour voir le dernier quart d’heure du onze national, fierté du monde, même la comédienne qui fait Antigone n’en a plus rien à foutre d’Anouilh !.
J’avais un sujet intéressant – de mon point de vue – pour le blog de ce soir.

1mpbo,h2lm.jpg

Déjà samedi, à la caserne Funk, à une réunion politique à laquelle tout le monde était convié, j’avais envie de parler d’un truc qui m’échappe. J’aime bien finalement Sophie Lecron du PTB, femme active animatrice socio-culturelle, enseignante, courageuse et engagée, fallait-il l’être pour être en tribune dans une salle noire comme un tombeau, devant quelques personnes éparses et diversement intéressées, à nous parler du logement à Liège.
Ma question portait justement sur ce qu’on appelle communément les charges locatives, sorte de loyer-bis pour l’entretien de l’immeuble, le remplacement des ampoules, le payement du staff de gérance et la constitution d’une cagnotte en principe servant à l’amélioration du bâtiment.
Le Conseil de gérance uniquement constitué des propriétaires gère les sommes versées par les locataires.
Pour les propriétaires logés dans leur propre appartement, c’est logique, ils font partie de droit du dit Conseil, mais pas les locataires. Circulez, y a rien à voir…
Les locataires versent de l’argent dans un fonds sans avoir le droit d'en connaître l’usage ! Fonds qui, je le rappelle, est en plus du loyer. Ainsi, ignorent-ils si les sommes réclamées sont correctes (ce dont les gérances profitent en se sucrant largement).
Dans certains buildings, les propriétaires sont minoritaires, voire inexistants. On pourrait imaginer qu’un seul propriétaire du building – le reste étant loué – pourrait faire le Conseil à lui tout seul et gérer à sa guise, les charges locatives ! Pourquoi pas une robinetterie en or massif dans sa salle de bain ?
Sophie, si tu n’es pas au foot et si tu me lis…
Pour le reste, j’avais pensé prendre quelques jours de congé en attendant que le foot passe ou mettre en ligne quelques poèmes que je commets depuis belle lurette et qui, d’habitude, n’intéresse personne à part moi.
La peur de joindre le ridicule à l’énervement d’un supporter à se taper mes longues bafouilles m’en ont dissuadé.
Vous l’avez échappé belle !