16 octobre 2018
L’isoloir à froid.

Les progressions du PTB et d’Écolo (en vert prairie ou en vert ardent, on s’en fout !) partout en Régions francophones sont des signes réconfortants d’une volonté naissante de changer radicalement l’orientation libérale commerçante de la démocratie.
Richard3.com avait même prévenu qu’il voterait Sophie Lecron à Liège. Elle a été élue haut la main sur une liste qui progresse et j’en suis ravi.
Lentement, mais sûrement, les gens prennent conscience de deux éléments incontournables de la politique de demain que les partis au pouvoir font semblant d’ignorer.
1. Le système économique génère une injustice massive qui porte préjudice à une très large majorité de citoyens ;
2. Ce système économique est incompatible avec le contrôle du climat. Des modifications climatiques prochaines vont provoquer des millions de morts et des sans-abri de par le monde.
Si bien que le PTB et les Écolos, sont les deux seules formations porteuses d’avenir, puisque tous les autres partis ont l’intention de poursuivre la destruction de l’environnement suivant les besoins d’un ordre mondial de croissance, comme nous en assure le premier ministre MR, Charles Michel et sa clique de productivistes aveugles.
Voilà qui fait porter sur ces partis une formidable responsabilité !
J’ai rapporté les propos entendus dans les files d’attente de ce dimanche électoral, même si j’ai imaginé en partie les dialogues. La population dans son ensemble n’est pas encore bien informée. Elle ne s’est pas approprié la connaissance des dégâts que cette économie de marché occasionne à la nature.
Dépassé le traité de la COP 21, tandis que l’Amérique de Trump s’en retire, et que les pays signataires dépassent les normes établies, pourtant souples.
L’économie libérale ne peut pas respecter ce traité sans perturber gravement sa philosophie, si l’on peut appeler philosophie, l’appropriation des richesses produites au mépris de l’environnent, par quelques bénéficiaires.
Il n’y a pas d’autre alternative que celle de repenser l’économie libérale dans son ensemble. Les électeurs sont pour la plupart très éloignés d’en être convaincus. Il faudra passer par des dérèglements accélérés, des températures anormales, des tornades, des ouragans en série et des inondations qui feront, hélas, des milliers de morts, pour que l’on se pose la question de la survie sur cette planète. Le système libéral sera très vite balayé, si les gens s’aperçoivent que les pouvoirs démocratiques savaient et qu’ils étaient complices.
Ne serait-il pas plus raisonnable d’ouvrir les débats aujourd’hui, pour s’épargner les souffrances et les morts certaines ? Si on ne fait qu’entendre des discours de Charles Michel sur la croissance et Juncker chouchouter ses paradis fiscaux, nous serons tous perdants !

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Il faut à la fois être pédagogue sans se montrer pédant et fin politique dans les pourparlers qui vont suivre, afin de savoir s’il est utile que le PTB et Écolo entrent dans des majorités « pour y faire quoi, sans y perdre son âme et finalement la confiance de l’électeur » ?
Cette société n’offre aucune perspective de modification dans le sens voulu par la gauche. Il y a des urgences parmi la population qu’on ne peut pas négliger, une pauvreté qui augmente, des logements à créer, des horreurs du monde libéral à dénoncer et à combattre, avec en toile de fond, l’apocalypse !
Je comprends qu’il est tentant de rester en-dehors de la pétaudière Belgique et de ricaner devant les gesticulations du pouvoir libéral. Peut-être faut-il se retrousser les manches et y aller en premier secours à la population qui souffre ? Jadis, les communistes et les socialistes ont connu d’autres difficultés. Les premiers se sont perdus par la faute de l’exemple qu’ils s’étaient donnés d’un État socialiste sombrant dans le stalinisme ; les seconds, les socialistes, n’étaient pas suffisamment tenus au mât par des cordes solides, comme Ulysse. Ils n’ont pas résisté aux chants des sirènes capitalistes, n’hésitant pas d’en faire leur dolce vita en trompant leurs électeurs.
À croire que ceux-ci n’en sont pas encore revenus, puisqu’ils continuent à leur faire confiance.
Des compilateurs habituels de Richard3.com se sont abstenus de publier sa chronique d’hier « L’isoloir à chaud » comme étant un élément de contre-propagande. Je les comprends, mais je n’ai pas pour objectif de faire de ce blog une officine pour des éloges complaisants de quelque parti que ce soit.
Les faits sont plus respectables qu’un lord maire.
C’est à partir des faits exposés qu’on peut tirer des conclusions, une morale… ou des plans sur la comète.

15 octobre 2018
L’isoloir à chaud.

La connerie c’est de râler que rien ne change et d’avoir voté aux Communales ce dimanche pour ceux qui sont au pouvoir ou dans l’opposition, avec l’option de revenir aux affaires.
Le record de la connerie n’est cependant pas belge. C’est le Pakistan à qui revient la palme. Une mère de famille pakistanaise, Asia Bibi, est condamnée à mort pour avoir bu l’eau d’un puits réservé aux musulmans, alors qu’elle est chrétienne. Voilà neuf ans qu’elle est en prison en attendant d’être pendue ! Charmantes gens, charmant pays !...
Autres variations sur le thème de la connerie, les gens qui ont voté pour le pouvoir en place, mais qui se sont renseignés sur le changement climatique selon les prévisions du GIEC, s’ils sont pour la limitation à 2° de la hausse de la température, auront sans doute compris qu’avec le système économique mondial et les gouvernements au service du fonctionnement de la dite économie, que nous allons vers les 4 à 5 degrés. Ils ont donc voté MR, PS ou CDH, avec un raisonnement comparable à la connerie des premiers, sans atteindre le sommet à la connerie que détient le Pakistan.
Pour le reste, la connerie journalistique était à l’opération élection de Deborsu, sur RTL de 11 h à 13 h.
Un régal !
Comment peut-on tenir l’antenne deux heures quand on n’a rien à dire ?
Les pros de la connerie ont tiré les listes, émietté des voix, Raviart a maximisé Prévôt à Namur, Giltay a dramatisé le combat des Frères Lutgen à Bastogne, Praet a approuvé la reproductions des majorités. Ils ont battu les cartes derrière Deborsu intarissable, en premier de cordée à tirer sur la corde de rappel du « petit devoir » matinal du citoyen.
Ils n’ont même pas souri, ces thons, au petit devoir matinal ! On ne les imagine même plus, sur le pot, le pantalon en tire-bouchon sur les chaussettes, le journal « Les Sports » dépliés sur les résultats du foot.

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Les gens ont déplié d’autres feuilles, à la lecture desquelles ils se croient en démocratie, dans l’illusion de blackbouler des impétrants avides, dans un des pays les plus stables d’Europe électoralement parlant ! C’est-à-dire un pays où il ne se passe rien que de très prévisibles, les contents et les mécontents votant d‘une seule voix pour les mêmes.
Qu’est-ce que ça fait une demi-minute au sommet du pouvoir à décider de tout, pour finalement ne décider de rien ?
Une seule chose devrait quand même mettre la puce à l’oreille de ces intellectuels du show que sont Pascal Delwit et Dave Sinardet, 20 % de Liégeois n’ont pas voté la fois précédente. On est curieux de connaître les chiffres de 2018.
Comment interpréter ce ras la casquette ?
On attend les fines analyses.
Comment voulez-vous que des élus débarrassent le plancher sur lequel ils dansent dessus depuis trente ans, en trente seconde ?
La preuve, Deborsu a pris des nouvelles de Joëlle Milquet ! Consternation, personne n’avait la réponse. C’est bien ainsi que disparaissent les monstres sacrés qui partent sans qu’on sache pourquoi : dans la consternation ! On s’étonne qu’on puisse disparaître alors qu’on pouvait rester, dire et faire n’importe quoi ? Quand on est connu, on est toujours réélu !
Les MR regrettent la disparition de Kubla, déplorent celle de De Decker. Même en prison ils passaient les doigts dans le nez. Oui, pourquoi, alors qu’ils ne sont qu’inculpés, ont-ils démissionné ? Reuter sa remplaçante, n’en revient toujours pas !
L’électeur belge aime les délinquants. Voler l’État, il y a du ragout. On vote pour des aigrefins de haute lignée, par admiration et par l’envie d’être à leur place. Délinquant à ce niveau politique, on est plus qu’intelligent : on est « malin » !
Dans la file d’attente du bureau de vote, des gens disent quelques mots. Personne ne parle de ce qu’on fait là bien entendu. Réserve de mise ou parce qu’on s’en fout ? – J’ai changé de voiture cette année. Oui, j’ai vendu ma diesel. – Si j’avais su, je serais venu à une autre heure. – On a dit qu’il allait pleuvoir ! – Tu as revu Chose, il est changé, tu ne trouves pas ?
Bref, les abonnés des grands partis ne sont pas près de lâcher la rampe !
On n’a rien trouvé de mieux que faire des élections, un semblant de pouvoir qui vient du peuple.
– Duchnoll s’en va. – C’est qui ? – On ne sait pas. – Dans le fond, il ne servait à rien. – Il est remplacé par Duchnoll. – De la même famille ? – Un homonyme ! – Ah ! bon ! – Les bons ne s’en vont jamais !
On croit enfin, que c’est quelqu’un d’un parti. On apprend par la suite que Duchnol, c’est le garagiste des deux bonshommes.
Il n’y a que dans les dictatures qu’on ne vote pas. Ou alors si on vote, quel que soit le nombre de votants le président est réélu à 99,9 % des voix. Le dixième restant s’est abstenu ou a voté contre. Il est recherché activement par la police pour trouble à l’ordre public.
Alors, tout compte fait, il vaut mieux une démocratie avec des rideaux IKEA et des guirlandes au plafond de la salle des fêtes d’une école réquisitionnée pour la circonstance !... croire à quelque chose qui ne finit pas dans l’interdit, que de s’interdire d’adhérer à un truc qui peut conduire l’innocence en prison.
On n’est pas tout à fait con, quand même !
Vous avez dit que la démocratie, c’est la loi du plus grand nombre ?
– Eh bien ! c’est du propre.

14 octobre 2018
On est cuit !

Nos matamores de la croissance absolue par n’importe quel moyen ont évidemment passé sous silence le dernier Nobel de l’économie à deux chercheurs américains. Et pour cause, ceux-ci ont mis au point « des méthodes qui répondent à des défis parmi les plus fondamentaux et pressants de notre temps : conjuguer croissance durable à long terme de l'économie mondiale et bien-être de la population de la planète. » (Académie royale des sciences)
Cette annonce du Nobel pas trop fêtée par nos gazetiers coïncide avec la publication d'un rapport alarmiste des experts onusiens du climat (Giec) qui appelle à des transformations « sans précédent » pour limiter le réchauffement climatique.
Avec notre ancien ministre des finances Reynders qui repeint ses volets et le roi de la combine MR-N-VA Michel II… ça peut attendre.
Le premier de ces deux chercheurs qu’il faut oublier au plus vite s’appelle Paul Romer, ancien économiste en chef de la Banque mondiale, connu pour avoir théorisé « la croissance endogène », à savoir comment l'innovation et le progrès technique participent de manière importante à la croissance, modèle adapté à l'innovation verte et à l'idée d'une croissance durable.
Avec ce crétin de Chastel qui n’a pas encore compris qu’endogène est le contraire d’exogène, on saura que ce n’est pas encore demain que le bureau du MR passera la soirée dessus.
Ces ondulés du chapiteau pensent que la protection de l'environnement est coûteuse au point de rebuter nos « élites » en plein trouble épistémologique. Aussi, les corbeilles à papier de l’Avenue de la Toison regorgent des magazines de Sudoku entrepris et jamais achevés. Ce qui est la façon préférée de ces messieurs d’ignorer le problème.
Le deuxième héros de l’exécration libérale est William Nordhaus, 77 ans, professeur à l'Université de Yale, spécialisé dans la recherche des conséquences économiques du réchauffement climatique. Un type qui n’a aucune chance de faire une carrière à la Maison Blanche sous l’actuel locataire.
Il a, dans les années 90, modélisé le lien entre l'activité économique et le climat en conjuguant les théories et l'expérience tirées de la physique, de la chimie et de l'économie, ce qui a motivé le jury Nobel. Si Richard3.com compte bien, voilà 28 ans que Nordhaus crie casse-cou , sans nul écho parmi les pogonophores les plus sérieux de la « libérale attitude ».

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Ces travaux feraient aujourd'hui autorité, si les ardents du progrès sortaient de leur torpeur.
Paul Ronner ne sait pas qu’il s’adresse à la pire engeance mondiale quand il dit « Nous pouvons vraiment réaliser des progrès substantiels pour protéger l'environnement sans pour autant renoncer à assurer une croissance durable », parce que c’est le genre de croissance qui traitant d’écologie ne produit pas ou presque pas de profit. La preuve, Trump par son lancement du pétrole de schiste s’est aventuré dans l’irréversible destruction des sols d’une grande partie de son pays et une augmentation durable du CO2 pour la terre entière.
Destruction des sous-sols, pollution de la nappe phréatique et consommation du pétrole raffiné en carburant pour l’automobile, c’est-à-dire poursuite de la politique économique néfaste par la production accrue de CO2.
On est parti vers les + 3° en 2050 !
Toute cette génération aura passé l’arme à gauche ou en passe de le faire. Ce sont les suivants qui vont devoir régler la facture.
Si on est toujours dans les mêmes principes de croissance et d’économie, on pourra planter des bananiers en Europe. Quant à l’Afrique et l’Amérique équatoriale, on ne pourra plus rien planter du tout.
On se doute que les populations concernées reflueront sur ce qui reste des terres acceptables pour la vie. Bonsoir les conflits !... La guerre pour l’eau potable et les terres non inondables, c’est de moins en moins une fiction.

13 octobre 2018
Bacq à Chaud… fontaine !

Par Brahmã, Chaudfontaine la commune la plus américaine de Belgique, va se mettre à l’heure indoue, grâce à son mayor-doctor. Ce sera dorénavant toute la sagesse des Indes qui s’offre dans l’eau pétillante et roborative si bien remise en valeur par le deuxième de la Trimūrti : la divine américaine rebaptisé par le mayor-doctor Khôl Kajal, prononcer Coca-Cola.
Brahmā, dieu créateur-démiurge de l'hindouisme, avec Shiva la guerre et Vishnou la paix, avait besoin d’un Kôl-Kajal pour subventionner son entreprise terrestre. Le mayor-doctor Bacquelaine s’est entremis en bon manager et dorénavant Chaudfontaine aura son exposition Taj-Mahal, avec entrée en euros convertibles immédiatement en dollars.
En effet, la commune trouve plus pratique de vivre directement avec la monnaie de référence en Belgique, plutôt que perdre du temps avec une monnaie étrangère.
L’ancienne exposition avait ce vieil air indo-européen, le mayor-doctor perdait des royalties, au point qu’il avait dû s’exiler dans le ministère des retraités, lui toujours sémillant, pour boucler ses fins de mois. L’exposition sera directement en osmose avec l’Inde revue dans l’imaginaire pré-colombien de Donald Trump.
Un glossaire préviendra à l’entrée que l’eau pétillante Kôl-Kajal s’appelle en langage Trump-Tower, the sparkling water. Et que sortie des cuves elle aura the temperature of 32 degrees.
Sous l’effigie géante du mayor-doctor vous aurez les toilettes à un dollar le pipi pour que The Community puisse rentrer dans ses faux frais.
Brahmâ (diminutif affectif de Bacquelaine) n'est pas mentionné dans les Veda, mais seulement à partir des Brāhmaṇa, sorte de consortium bancaire afin que les fidèles puissent y déposer des fonds. Le Mahābhārata, le Rāmāyaṇa et les Purāṇa, l’État, la Province et les Communes, sont personnifiés par la dernière réincarnation de Brahmâ, en ministre des pensions, mais avant tout très attachés par son carma à Chaudfontaine.
Brahmā intervient seulement de façon occasionnelle dans les affaires des dieux, et encore plus rarement dans celles des mortels, sauf si des intérêts supérieurs l’exigent. Et c’est le cas dans cette exhilaration (revivification) de ce musée permanent du Water Kôl-Kajal.
Brahmâ ministre des pensions est un espoir pour tous les vieux, sa vie dure 36 000 de ses jours, chacun d'eux valant environ 8,64 milliards d'années des mortels. Voilà pourquoi Charles Michel le tient en piètre estime. Encourager le grand âge est une mauvaise politique pour le maître des pensions.
L’année prochaine, il sera sans doute prié de mourir vite fait à Bruxelles et d’aller se réincarner ailleurs.
Outre l’espace consultation à la sortie et entièrement gratuite à tout visiteur ayant ouvert un compte avec un dépôt d’au moins dix mille euros à la banque US Wells Fargo qui affiche le plus gros bénéfice du secteur et double JPMorgan, dit le prospectus, le visiteur entrera dans le monde merveilleux de l’Espace 6 / Le voyage de l'eau.
Le simulateur, très prisé par les visiteurs, vous emmènera dans un voyage en 4D pour vivre en accéléré l’intégralité du périple d’une goutte d’eau depuis les nuages jusqu’à la bouteille de Coca-Cola.

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Un petit film résumera la vie bien remplie du mayor-doctor. Vous le verrez d’abord enfant négociant la vente de son cerceau à un plus jeune que lui qui ne se méfie pas, puis adulte marchandant son entrée au MR au temps où Destenay avait imaginé de faire payer un pas de porte aux commerçants qui voulaient s’adjoindre des revenus sous la forme d’indemnités parlementaires. Il sera nommé FAR(1) FELU (Fédération des Étudiants Libéraux de Liège) en 1937 (à moins que cela ne soit beaucoup plus tard). Ayant obtenu le grade de Piston par Michel Pistor, Bacq entreprit le jeu de fléchettes de la mésothérapie où paraît-il il fait une rose sur deux les yeux bandés.
Enfin, on le voit sillonnant sa commune pour stétoscoper à domicile, avec la courbe montante du prix de ses consultations. Le film se termine dans une série d’activités annexes, peu regardée compte-tenu de la longueur de cette séquence, avec le sommet de la consultation dite à la chaîne dans ses passages éclairs dans les maisons de retraite de la commune.
Revenu à l’air vivifiant après cette tournée dans et sous l’eau et les hospices de Kôl-Kajal et de Brahmā, le visiteur pourra se restaurer chez « Daniel » une friterie sympa et moyennant une adhésion au MR, il aura droit à sa mayonnaise gratuite, et ce jusqu’au 14 octobre inclus.
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1. FAR – First Administrator Republican.