22 janvier 2019
Requiem pour le CDH !

On se perd en conjectures sur la disparition prochaine du CDH. Plusieurs réponses : les maladresses de Benoît Lutgen (les conneries pour être exact) et la classe moyenne décimée par la concentration des marchés en sont deux importantes. Les survivants de la boutique familiale et de l’artisan en chambre se serrent désormais autour du MR.
Ainsi deux classes antagonistes, celle des riches et celle qui espérait le devenir se sont associées dans l’adversité. Les bénéficiaires de notre démocratie oligarchique sont à vrai dire les derniers « clients » du CDH. Certains des mandataires rétribués du PS votent CDH (1) !
Pour Benoît, l'histoire commence le 1er septembre 2011. Joëlle Milquet passe la main à son dauphin, Benoît Lutgen. Un homme de l’appareil certes, mais en politique la « fidélité » à la personne qui est en vue, s’appelle une stratégie de l’ambition. Louis Michel et Didier Reynders ont sucé la roue de Jean Gol assez longtemps pour le savoir ! Après la reconnaissance, la notoriété, à force de clamer partout qu’ils sont les meilleurs, on a fini par les croire !
Benoît c’est d’abord une carrière à la Reynders ! En remerciement de sa fidélité, il fut ministre wallon au temps où Milquet pouvait distribuer des postes à ses admirateurs.
Notre homme est déclaré « sang nouveau ». Il n’est pas pourtant le perdreau de l’année. Il gagne les communales et devient bourgmestre de Bastogne en 2012.
Le parti s’est toujours construit par passage du témoin, sans débat et sans aucune démocratie, comme au PS. Richard3.com a commenté en son temps, le témoin passer de Gérard Deprez à Joëlle Milquet, puis de cette dernière à Benoît Lutgen.
Les élections fédérales et régionales de 2014 offrent un autre visage du parti. Celui-ci est en recul constant. Il sert d’appoint au MR. Lutgen fait mine de ne pas s’en apercevoir en entrant dans des majorités composites avec le PS. Pour le fédéral, Benoit Lutgen, c’est clair, pas question de gouverner avec la N-VA. Le MR n’a pas sa pudeur, Les Michel sont des cyniques, ils marchent au résultat.
Comment expliquer qu’en juin 2017, Benoît Lutgen prend prétexte des affaires qui éclaboussent le PS pour quitter l’alliance à la Région et renouer avec le MR qui, du coup, ne sent plus l’égout N-VA ? Il prend cette décision tout seul, ignorant ses fidèles !
Sans le dire implicitement, Lutgen replace le CDH dans la position de Gérard Deprez qui s’était rallié au MR, croyant que la fidélité de Joëlle Milquet à sa mouvance allait emporter tout le parti. Voilà, dorénavant le CDH fâché avec le PS et lié au MR, faisant un pas de plus vers la fusion avec les libéraux !
Finalement, après le coup de poker, il n'y aura qu'en Wallonie que les cartes seront redistribuées. La politique de Borsus à Namur, qu’elle soit bonne ou mauvaise, le CDH est désormais aux ordres. À Bruxelles, c'est le flop. Le CDH se fâche avec d'autres partis qui sont aussi des partenaires potentiels pour de futures majorités, les écolos notamment. Devant le désastre annoncé des élections de mai prochain, la stratégie de Benoît Lutgen s’avère être désastreuse. L'ambiance est irrespirable. Lutgen jette l’éponge au milieu du gué. Il pourrait entrer carrément au MR et revendiquer comme Deprez une place éligible pour pantoufler à l’Europe, peut-être même que Deprez lui céderait la sienne, moyennant un pas de porte ?
Le CDH n’est plus que le 5ème parti. À Bruxelles, il risque de passer à la trappe, de disparaître tout simplement.

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Un journal qualifie le dernier poker de Lutgen « d'opération Titanic ».
Un autre bon à tout, pourvu que « j’en jette dans les médias », Maxime Prévot, est l’homme du quatrième relai à saisir le témoin. C’est un suiveur, lui aussi, qui monte à la balustrade pour passer devant au bon moment, suivant la tradition d’un parti traditionnellement antidémocratique, faute de remplir des salles, un parti qui se meurt de componction et dont la classe moyenne s’écarte.
L’atout de Prévot ? C’est un camelot né, une grande gueule, un baryton martin de bastringue.
A quatre mois du scrutin, il n'est pas question de jouer les guignols. Prévot devra renouer avec le PS, histoire de ne pas être dévoré par le MR. Ce sera aussi le moment d’un flirt avec madame Ska, patronne du syndicat chrétien.
Au fait, où sont donc les chrétiens qui faisaient les grands soirs de ce parti : chez les mécréants francs-maçons bleus ou rouges ! Les coffres-forts des banques ont des attraits que les serviteurs de Dieu voient comme les nouvelles catacombes.
Les changements qui s’opèrent dans l’économie libérale devraient finalement faire revenir au premier plan les populations dépossédées du pouvoir et qui se sentent majoritaires.
En Wallonie s’est clair. La droite se regroupe autour du libéralisme conservateur. Il va falloir se compter. Le CDH n’a plus d’espace. Lutgen finit le travail de Gérard Deprez. Prévot sera peut-être le dernier président du CDH ?
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1. C’est incroyable, quelques hauts membres de ce parti en auraient fait la confidence, par esprit de vengeance et rancune envers Di Rupo et son successeur « élu avant d’être désigné » Paul Magnette !

21 janvier 2019
Nouveau prix : l'Albert Londres-Macron !

Pour la première fois, j’ai coupé C Dans l’air à la télé. Le décryptage de l’actualité de ce samedi 19 janvier 2019 par Christophe Barbier et Vanessa Schneider était insupportable, avec un Axel de Tarlé qui ne relance pas les questions par d’autres questions, mais coupe ses invités pour faire montre de son savoir, alors qu’ils allaient dire la même chose.
J’ai zappé cette émission que j’ai toujours regardée avec intérêt jusqu’ici, en raison de la position élitiste et en faveur du pouvoir de l’Élysée, que tous les journalistes de la grande presse et particulièrement ces deux là, ont adoptée depuis l’initiative citoyenne des Gilets Jaunes.
J’ai éprouvé ce même sentiment d’inutilité et de futilité dans « C’est pas tous les jours dimanche » sur RTL avec Deborsu, l’Axel de Tarlé belge. Ces journalistes naviguent du Concile de Trente (1545) à la controverse de Valladolid (1552). Les Gilets Jaunes ont-ils une âme ? Non, messieurs, la terre n’est pas plate !
On dirait une pièce de boulevard dans laquelle la patronne s’étonne que la bonne se permette de donner son avis, tandis que monsieur rabroue son chauffeur qui a oublié de lui cirer les chaussures. Les journalistes rendent des comptes au patron, dans une sorte de MDF de la presse qui font rapport au patron des patrons : Jupiter ! Les domestiques, ce sont les Gilets Jaunes, évidemment !
Si encore, l’info était recoupée par du sérieux ! Mais, on voit tellement les ficelles de leur jeu, qu’à la fin ça lasse. C’est Richard3.com qu’ils prennent pour un imbécile.
Ce serait plus professionnel, s’ils s’interrogeaient sur la stratégie du pouvoir cherchant à disqualifier le mouvement des Gilets Jaunes.
On a vu Barbier « amusé » lors du premier samedi, disant d’un air compassé « ils finiront par rentrer dans le rang », expliquant la stratégie du patron « laisser passer la fougue ».
Au deuxième samedi, ils ont pris l’affaire au sérieux. Ils ont bien vu, pouvoir et journalistes confondus, que c’était une vague de fond de gens qui n’ont plus rien à perdre.
Au troisième, Duhamel, un autre pistolero du pouvoir, a parlé de la force légale et républicaine, celle de l’État. Les Gilets Jaunes n’avaient à s’en prendre qu’à eux-mêmes, s’ils recevaient des coups légalement distribués. Duhamel devrait se rappeler que parfois Guignol rend les coups qu’il reçoit de Pandore.

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Comme le matraquage était insuffisant, l’Élysée et Castaner ont élaboré des stratégies avec des blindés et les nouveaux Flash-Ball si performant qu’en enlevant un œil par-ci, une main par-là, cela ne faisait aucun doute, la population fuirait comme des lapins.
Avec la complicité des médias, il fut convenu d’adopter une stratégie du mensonge et du bidonnage des images. Castaner se souvenant de son passé de gangster y fait des merveilles. Ses messages à la presse sont parfaitement relayés. Il s’y est répandu l’avis de Castaner sur la nécessité du Flash-Ball, dernière version, le LBD40. Le nombre des G.J. aux manifestations est diffusé en tenant compte de l’effet produit sur l’opinion, à les faire décroître de samedi en samedi, sans aucun souci de la réalité. C’est malhonnête, mais parfois payant.
Ce bidonnage ne prenant pas, les Gilets Jaunes étant de plus en plus nombreux, il fut décidé de les provoquer davantage afin que la presse puisse les assimiler aux casseurs. Mal leur en prit. Les gens commencent à détester les reporters qui font si mal leur métier.
Comme les troupes n’avaient pas le moral, le pouvoir a offert des réajustements, primes et rattrapage des heures sup. Les gens dans la rue attendent toujours les cent € de Macron.
Castaner a posé dans un PC sécurité, avec des fonctionnaires, en leur demandant de confirmer qu’il y avait eu un mort, devant les journalistes complaisants. En même temps on commençait à déférer à la justice, des gens étonnés qu’on les arrêtât parce qu’ils portaient un gilet jaune. Richard3.com fait un rapprochement avec la répression sanglante de la Commune de Paris en 1871. On fusillait en rue, ceux qui avaient les mains calleuses, montrant par là qu’ils étaient des ouvriers !
Le clou fut l’arrestation du boxeur ! Les comparaisons volèrent bas dans la presse, le clou fut celui qui compara les poings du Gilet Jaune aux munitions des Flash-Ball ! J-M Aphatie fut parmi les plus assidus à l’acharnement médiatique.
Les G.J. donnant l’impression qu’ils n’intégreraient pas Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon, la presse sortit des tiroirs ce qui avait toujours été efficace : des mots qui perturbent les consciences : fasciste, vichyste, staliniste, poujadiste, lepéniste, n’hésitant pas à placer l’arme suprême : antisémite et pour faire bonne mesure raciste et homophobe !
Jean Quatremer de Libération dérape parfois de cette façon dans sa détestation des G.J.
Les journaux subventionnés se croient obligés de mériter l’argent de l’État par des félonies et des mouchardages. Le ressort ne fonctionne plus. On ne lit plus Le Monde que dans les clubs privés et on ne le commente plus qu’à l’ENA. Madame Fressoz peut prendre sa retraite, sa prose fait autant d’effet que le spectacle de la cour par l’ingénu Huron de Voltaire.
Philippe et Castaner, avec les moyens qu’ils ont d'arrêter les dépaveurs de rue, s'y refusent afin d’amalgamer les Gilets Jaunes aux casseurs !
Le feuilleton n’est pas terminé. C dans l’air attend l’œil poché d’un invité pour un gros plan.

20 janvier 2019
L’Europe à pile ou face !

À écouter les économistes, le Brexit, c’est la fin du monde. Les Anglais qui avaient négocié et renégocié leur adhésion à l'Europe depuis Miss Thatcher, avaient le beurre et l’argent du beurre, dit Jean-Dominique Giuliani, de la Fondation Robert Schuman.
Un vote en a décidé autrement, et ça contrarie les puissants.
Contrairement à ce que prétend la presse, ce vote n’était pas suscité par une vague populiste, puisqu’il a été imaginé et mis en place par David Cameron, à l’époque premier ministre conservateurs, le même parti que Miss May ! Sauf qu’il a libéré des intentions non dites.
Les Anglais pour de multiples raisons veulent sortir des États maestrichtiens, ces pays – dont la Belgique – sont condamnés à suivre à la lettre le traité qui établit le droit des riches contre les pauvres, en vertu d’un libéralisme forcené, compromettant les oligarques d’une pseudo-démocratie, qui se sucrent en monnayant leurs services à l’économie.
Des opinions diverses voudraient revenir en arrière. On sait l’habileté de la droite à faire revoter quand le premier vote contrarie. Sauf que les Anglais ne croient plus à grand-chose, si l’on revote, ils ne croiront vraiment plus à rien. Richard3.com est convaincu que revenir sur un référendum pour en faire un second, est impensable !
Les citoyens européens, vu la tournure peu sociale de l’Europe, regardent les événements sans se sentir concernés.
La bande à Juncker nantie d’un pouvoir extraterritorial navigue de façon autonome. On se demande si le parlement de Strasbourg a la volonté de la contrôler, même si certains discours sont parfois violents. Le traité de Maëstricht est passé par là.
C’est ainsi que J-C Juncker a propulsé son bras droit, Martin Selmayr, au tout premier rang, le faisant passer de cadre de l’administration européenne au niveau électif… sans que cet employé européen ait jamais été élu, dans le but de lui succéder à la tête des Commissions après les élections de mai 2019. Du jamais vu à ce niveau ! Le parlement de Strasbourg s’est récrié, a fulminé et produit ses ténors en criailleries… puis la majorité a voté la confiance à Juncker, qui a pu adouber tranquillement son protégé.
On a dit que Macron et Brigitte vivaient dans un autre monde. Ils ne sont pas les seuls. Tous les privilégiés que le système sécrète, à peu près 10 % de la population, sont fermement décidés à conserver leurs privilèges. Ils s’inquiètent des rapports d’économistes qui craignent une récession générale. Le Brexit pourrait être la mèche qui allume la dynamite d’un cataclysme financier inédit : une guerre commerciale plus destructrice qu’un conflit armé ! Les dversaires du système et les chantres à la gloire du pognon sentiront la crise, le peuple plus que les 10 % de nantis. L’élite a de quoi vivre dans sa citadelle. Elle peut soutenir un siège !

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La crise de 2008/9 est de la gnognotte à côté de la nouvelle possible. Le grand commis des banques Didier Reynders a pu régler la précédente, par quelques coups de baguette magique. Celle-ci cumulerait deux effets négatifs, le Brexit et le désordre qui règne dans les milieux financiers qui n’ont retiré aucune leçon de la banqueroute de Lehmann Brother en 2008. Le Brexit venant ajouter le problème frontalier entre les deux Irlande, les Écossais qui menacent de faire sécession, les embouteillages des ports de la Manche, l’augmentation des prix des marchandises en frais de douane, les connexions interrompues des usines de part et d’autre du Chanel, le statut des Européens en Angleterre et vice et versa celui des Anglais en Europe, tout ce micmac serait sans aucun règlement préalable !
Theresa May, dans un vote crucial pour l'avenir du Royaume-Uni, à deux mois et demi de la date de la sortie de l'Union européenne, est affaiblie depuis que la chambre des Communes a refusé l'accord par 432 voix contre 202.
En face d’elle la commission européenne souhaite ardemment que l’Angleterre revienne sur son préavis et l’annule, c’est impensable pour madame May.
"Nous avons le devoir de respecter" le résultat du référendum sur l'UE du 23 juin 2016. Un vote contre cet accord n'est qu'un vote pour l'incertitude, la division et la menace très réelle de ne pas conclure d'accord", a-t-elle déclaré.
On attend le plan B de Miss May pour lundi prochain.
Le pays sortant n’en sera pas quitte pour autant. Un fil à la patte est noué à chaque partenaire de l’UE. Même les Grecs, au bord du précipice financier, avaient renoncé à le dénouer.
La démocratie dans sa forme actuelle ne correspond plus aux besoins des peuples européens. Parfois monarchie élective, comme en France, nid du népotisme et du favoritisme comme en Belgique, plus proche de la définition d’une dictature comme en Hongrie ou en Pologne, sans définition en Italie, l’Europe est à conquérir par un Savonarole ou une Rosa Luxembourg.
Féministe, Richard3.com opte pour une réplication de cette dernière.

19 janvier 2019
Grand Bal-Débat des débutantes !

J’avais préparé pour le blog Richard3.com une chronique sur le Brexit. Une situation de crise au parlement anglais et l’incertitude pour le départ de l’UE le 29 mars, le justifiaient.
Après le Grand Flash-Ball chez Castaner, Macron organisait le mariage des ingénues des ronds-points avec les gens cossus de droite, le final en french-cancan de la réconciliation, attendrait. Les représentations du caf’con’ iraient jusqu’à fin mars.
Je m’apprêtais donc à m’inquiéter de la crise économique que déclencherait le Brexit, quand une déclaration de Castaner, ministre de l’intérieur, vint chambouler mon programme.
Cet opportuniste y maintenait le Flash-Ball amélioré LBD, arme de guerre contre une population désarmée, avec comme argument « au cas où la police est acculée le dos au mur, elle n’a que ce moyen de se libérer ».
Castaner est-il un con où le fait-il exprès ? Le règlement de police stipule que le LBD, ne peut être utilisé qu’en tir à distance et non en tir rapproché, pour éviter des bains de sang ; alors que Castaner voit son arme fétiche dans une confrontation de rue ! Les CRS en contact avec les manifestants, tireraient dans le tas pour se dégager !
Après avoir entendu le tueur de l’équipe Macron s’épancher sur ses instincts criminels, le Grand Débat devenait prioritaire. Le Brexit attendrait bien un peu !
On ne saurait éviter cette affirmation de Castaner sur l’usage du LBD, contre les avis des constructeurs et de la Police. La priorité revenait au Grand Débat. Il y avait urgence.
Cinq personnes issues du secteur public, du monde associatif ou venant de la sphère académique, auront pour mission de veiller au bon déroulement de la chose.
Après la déclaration de Castaner, elles pourraient renverser la boutique et chambouler l’ordre des priorités, en réclamant en urgence un débat sur l’usage du LBD !
Hélas ! les cinq merveilles de lucidité et de sagesse sont en réalité des notables directement issus du système. Les habitués des médias en connaissent au moins un, Pascal Perrineau, professeur à Sciences-Po. Deux de ces cinq garants ont été désignés par le gouvernement, les trois autres sont nommés par les présidents de l'Assemblée nationale, du Sénat et du Conseil économique, social et environnemental.
Aucun n’est issu du peuple rassemblé les samedis, ni même hors étiquette des Gilets Jaunes. Si c’est de cette manière qu’on juge la neutralité, en ne présentant que des personnes issues des milieux du pouvoir, c’est faire injure au peuple, qu’on estime incapable de présenter des observateurs pourvu d’une même neutralité, que les garants nommés par le gouvernement !
Le Grand Débat est donc plombé dès le départ, la kermesse du pouvoir peut commencer.

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Certes, le mouvement des Gilets Jaunes a une issue politique très incertaine, peut-être même qu’il n’en aura jamais, coupant ainsi l’herbe sous les pieds des partis qui aspirent à l’assimilation du mouvement. Mais c’est peut-être bien ainsi, qu’enfin des citoyens disent à la cantonade « C’est fini de nous prendre pour des idiots ».
C’est pourquoi « Le Grand Débat » ne pourra qu’aboutir à un désastre ou à une mascarade.
Désastre, si comme Richard3.com l’a indiqué, il commence aussi mal avec des « garants » opposants de classe aux Gilets Jaunes, pour des débats téléguidés par Jupiter, sur des sujets choisis par le gouvernement, sans oublier qu’il a été déclaré ne pas revenir sur le programme établi lors de l’élection présidentielle.
Mascarade, si les metteurs en scène du Grand Débat s’accordent sur quelques petites choses avec les participants, comme le retour au 90 Km heure sur certains tronçons départementaux, un système établissant le prix stable des carburants, etc. alors que rien n’aura été décidé sur le pouvoir d’achat, sur le référendum d’initiative populaire et une taxation plus juste par une autre définition de la TVA, taxe encore plus injuste que le laxisme de la contribution des riches à l’impôt.
Veut-on faire immédiatement un geste pour soulager la pauvreté ? C’est bien simple. Supprimez la TVA sur les produits alimentaires de première nécessité. C’est rapide, sans difficulté et les diminutions tout de suite visible sur l’étiquette !
Si le calme se rétablit, malgré tout, alors qu’aucune mesure sérieuse n’aura été adoptée, c’est que le peuple se sera à nouveau endormi et que l’oligarchie en place aura « tué » le mouvement des Gilets Jaunes en s’assurant le contrôle de l’opinion publique.
Ce ne serait pas la défaite du peuple français, mais celle de tous les peuples européens.