24 novembre 2017
Jennifer, nous voilà !

La mésaventure amoureuse d’Igor Bogdanov, abandonné par sa belle, m’interpelle ; mais c’est gênant, parce qu’elle est inusitée dans une chronique sérieuse... enfin, pas toujours !
C’est gênant, parce qu’un fait-divers d’une banalité si affligeante, on n’en parlerait nulle part, si Grichka n’était avec son frère Igor, des « scientifiques » adulés par leurs fans dans des shows à la télé.
Ce qui m’a fait hésiter, c’était d’ignorer, outre d’être des frères (là il n’y a pas photo), si l’un et l’autre étaient vraiment des scientifiques ?
Admettons qu’ils le soient.
Merveilleuse et inattendue machine humaine ! On peut être ingénieur-astronome réputé dans la science du futur et finir à 68 ans dans la position de la duègne encombrante d’une maîtresse de 23 ans, soit avec 45 ans d’écart au compteur. On peut, malgré ce lourd handicap des ans, courir après la frivole, nouvellement en couple avec un jeune gardon, tempêter, jurer et menacer le minet de lui flanquer la correction de sa vie, rester ensuite planqué dans le corridor de la mignonne cinq à six heures durant, grelottant et épuisé, en attendant le retour de l’ingrate.
Sont-ce là manœuvres de scientifique, déductions intelligentes de plans séquences d’un cerveau brillant ! Je vous le demande ?
Et en même temps, la verdeur d’un homme de 68 ans ragaillardit la planète gérontologique des petits vieux bien propres des maisons de repos des 3me et 4me âges. Igor a sa photo, menton en majesté, dans la galaxie des homes chics.
Où le caractère scientifique d’Igor redevient essentiel dans son chemin de croix amoureux, c’est qu’il prit la précaution, à l’insu de l’inconstante, de faire un double des clés de son appartement. Un Belge moyen cocu n’aurait pas eu cette présence d’esprit !
Pour le reste, on peut le dire, pour l’exemple à la classe politique, tout brillant soit-on un jour, le lendemain, on peut n’être qu’un fameux con.
J’attends toujours que ces deux extra-terrestres me renseignent sur la théorie des cordes (« string theory ») de laquelle je ne pige rien.
Igor grelottant d’amour sera-t-il encore d’une quelconque utilité pour une démonstration ? Mon impatience grandit depuis dix ans, d’avoir des précisions sur la gravité quantique. Ils avaient promis d’expliquer, dans un fascicule de « Sciences et Vie », leur savoir sur la question. Et qu’est-ce qu’on lit dans les gazettes pendues par paquets carrés au clou des WC ? …que l’un des deux se meurt d’amour pour une minette qui n’est même pas martienne !
Quand on sait que la principale particularité de la théorie des cordes est de faire un point de crochet avec la corde voisine, qu'elle unifie par là les quatre interactions élémentaires connues (théorie du tout), qu’est-ce que les frères attendent pour avancer leur grande théorie de la fusion transcendantale entre les cordes et le quantique ? C’est-à-dire fondre leurs deux approches pour absorber celle d’Albert Einstein !
Pour le coup, quel triomphe aux Grosses têtes c'eût été, de ces deux têtes là !
Au lieu de ça, Igor démontre que deux atomes qui s’aimaient, peuvent quitter le miroir ensemble (CNRS), puis revenir séparés en se faisant la gueule.
Une bonne nouvelle cependant pour nos gaillards de 68 ans, Igor et Grichka. « Pour avoir une prostate en bonne santé, rien de mieux qu'éjaculer. C'est en tout cas ce que révèle une étude de chercheurs de l'université de Boston publiée dans la revue European Urology. » Igor a du bol, c’est une chercheuse Jennifer Rider, médecin spécialiste en Santé publique de l'université de Boston qui aurait masturbé 32.000 volontaires, un peu moins que son ex mais la performance est jolie, montrant par là que la chercheuse a du métier. Dans la belle cinquantaine, mademoiselle Rider est encore très bien, apte encore à gravir les marches à Cannes, en remplacement de l’ingrate. Vingt ans d’écart, pour la chic banlieue parisienne, c’est quasiment le même âge.

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D’après la séduisante Jennifer, les hommes de plus de 40 ans pour éviter le cancer de la prostate sont médicalement astreint à se faire plaisir, seul ou à deux, entre 13 et 21 fois par mois.
Igor est disponible, Grichka aussi en renfort d’arguments. Déjà ils se posent la question, pourquoi 13 au minimum? Igor étudie le cas des éjaculateurs à petits moyens, descendre entre quatre et sept, par exemple ?
Une mauvaise nouvelle peut ainsi en cacher une bonne. Pourquoi pas une croisade scientifique contre le cancer ? Reste à convaincre Jennifer Rider.

23 novembre 2017
Après la fumée, restent les cendres !

Agnès Buzyn, ministre de la santé du jupitérien Macron, veut interdire la cigarette au cinéma. Comme les Francophones de Belgique ont très peu l’occasion de voir des films réalisés chez nous, force est bien de constater que ce que veut la ministre nous intéresse aussi. Ce qui m’embête, c’est la tournure que prend cette société, dans la restriction des libertés individuelles.
Les Autorités sont des baudruches pas franchement gonflées. Elles couvrent de leur molle enveloppe la société de consommation dont elles épousent les contours.
Elles s’occupent de tout, l’évolution des mœurs, la santé des citoyens et s’inquiètent des dangers que les musulmans, jusqu’au-boutistes, font courir à la civilisation judéo-chrétienne.
Cela nous vaut de fumer moins, interdiction de prendre des produits hallucinogènes ou euphorisants, des soldats armés en permanence dans les rues, jusqu’aux mœurs par l’interdiction de faire des allusions déplacées fussent-elles comiques à propos de l’homosexualité.
Il semble que nos capacités à gérer notre propre vie rétrécit.
On commence par la clope au cinéma. Interdite au nom du mauvais exemple, les gens sont-ils si vulnérables que ça au « plaisir » du tabac ? En voyant Emmanuelle Béart tirer sur une clope, en allume-t-on une aussi ?
Où sont les responsables ? Les injonctions à faire ou ne pas faire ne sont-elles pas insidieusement suggérées par la publicité ? Ne conviendrait-il pas avant de réduire l’usage du tabac au cinéma, de limiter les grands placards mensongers qui nous font acheter des produits à la limite du consommable, même si l’on ne voit plus le grand cow-boy Marlboro en griller une sur une affiche géante, le genre ayant été interdit?
Pourquoi ne pas trouver sur le bidon du désherbant au glyphosate, ce qu’on retrouve sur les paquets de cigarettes « ce produit peut vous donner le cancer » ?
Et l’hécatombe due à l’alcool, au « magnifique » vignoble français, n’en parlons pas.
La modération, c’est pour qui et pourquoi ?

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On voit bien où l’on va, vers une infantilisation inquiétante!
Il faudrait commencer par limiter la publicité sur l’alimentaire et la boisson, avant de tenir de grands discours sur l’hygiène et la santé. Ces discours devraient être remplacés par une vraie éducation. Le Belge moyen a besoin que l’école lui fasse changer sa manière de penser. Mais, les autorités sont-elles intéressées par le changement ?
La première des libertés, celle du choix conscient, est morte. L’économie de marché survit grâce à la volonté du pouvoir politique de ne pas développer, chez les jeunes, le sens de la critique. Après tout, Baudelaire nous a donné ses plus beaux poèmes sous l’emprise de l’opium.
Une autre facette de l’autorité est celle qui concerne l’homosexualité. Cette homosexualité est aussi vieille que l’humanité. Pourquoi faire semblant de la découvrir ?
Une certaine catégorie d’individus a toujours été réticente aux mœurs qui ne sont pas les siennes. Cette phobie à l’encontre de ceux ou de celles qui ne sont pas faits comme « tout le monde » s’est réfugiée chez les extrémistes religieux, toutes religions confondues, et c’est tant mieux pour la laïcité. Sauf qu’on veut clouer le bec aux zélotes sous prétexte que nous ne sommes pas assez armés pour ouïr des langages de haine. Alors, ils s’associent en sociétés secrètes pour balancer leurs poisons. On voit le résultat…
Les lois n’ont rien à faire dans les consciences des gens. La liberté de dire ce que l’on pense doit primer sur tout, même si cela heurte l’opinion. Restreindre le droit de dire des conneries, par la peur du gendarme, est une mauvaise méthode. Comment le zélote pourrait-il changer d’avis s’il ne peut entrer dans la controverse que sous l’épée de Damoclès d’une infraction ?
Les mœurs évoluent, la science aussi. Les bergers d’Achaïe au temps d’Homère, ne soufflaient pas toujours dans un aulos pour passer le temps. Les caprins pour seules compagnes, à la longue, leur donnaient des idées.
Après avoir éteint toute polémique sur l’homosexualité, reste la zoophilie. Ce sera pour le siècle prochain, avec les progrès de la science, quand la Chèvre de Monsieur Seguin pourra dire « oui, je consens » de façon consciente et réfléchie, au pied d’un autel rustique au milieu d’une forêt d’yeuses, comme celle de Saint-François. On a dit que la guenon de Michel Simon était jalouse des femmes qui approchaient le grand acteur. Pour le moment, cela est formellement interdit. Inutile d’insister, il faudra attendre encore un peu.
Reste à parler des militaires dans les rues et cette impression d’entrer dans un après « printemps de Prague » mais pour la bonne cause, pour nous rassurer. Une autorité molle s’appuyant sur l’armée afin de protéger le Belge moyen, ça va à demi. Quand on voit que c’est pour « contrer » un ou l’autre fondu qui croit que Mahomet lui recommande de cesser son commerce de shit, pour s’initier à la bombe artisanale, c’est faire la guerre de façon inédite. C’est surtout démontrer que la police manque d’efficacité.
Et si l’autorité molle prenait du goût à s’endurcir ?

22 novembre 2017
De quoi il se mêle !

Il y a ainsi différentes chroniques possibles dans les sujets à disposition dans l’actu. Par exemple le choix de Borsus, nouveau porte-étendard de la Région wallonne, sur quarante modèles NK6, radar semi-mobile chargé de piéger les automobilistes grisés par la vitesse. Ces nouveaux ramasse-sous seront installés sur les routes wallonnes en 2018. Le hic, c’est le coût de l'opération: 3.200.000 euros ! Si je compte bien 40 pièges à cons pour 3 millions 2, ça nous fait la facture à 80.000 € pièce ! J’écris ça à tout hasard, des fois qu’un député wallon d’opposition passerait par Richard III. Ça sent le dessous de table des sommes pareilles !
Mais je suis tombé en arrêt sur deux infos simultanées dont le rapprochement vaut le déplacement. La première est extra territoriale « Considéré comme l'un des criminels les plus dangereux des Etats-Unis, Charles Manson, décédé dimanche en détention à l'âge de 83 ans, était un gourou psychopathe à l'origine de meurtres comme celui de l'actrice Sharon Tate, dont la sauvagerie a profondément choqué l'Amérique et au-delà. »
Et tout de suite en-dessous, à croire qu’il y a un dieu malin dans la presse « L'ancien juge qui héberge aujourd'hui Michelle Martin a conseillé aux parents des victimes de Marc Dutroux de lui "pardonner". »
Sacré Panier, il l’emporte sur les deux autres !
Dans l’interview, il va jusqu’à prétendre pouvoir aussi loger Dutroux, lorsqu’il sera libéré !
Je me demande si suggérer des possibilités de réinsertion d’un condamné, alors qu’il n’a pas encore été admis à bénéficier de la loi Lejeune (1) n’est pas une incitation à encourager la Commission de le faire et, par conséquent, pourrait être considérée comme une manœuvre inadmissible de la part d’un magistrat retraité ?

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Mais il y a pire.
Voilà que Monsieur Panier fait de la psychologie de comptoir et se substituant aux quatre parents de Julie et Melissa, nous fait part de ce qu’il aurait fait à leur place, à savoir accorder le pardon à l’assassin de leurs filles !
Franchement, si M. Panier ne trouve pas cette démarche choquante, c’est que la fréquentation de sa locataire de proximité aurait été aussi perturbante pour lui, qu’elle l’a été pour l’opinion publique dans le sens contraire.
Encore que pour ce qui concerne Michèle Martin, on peut très bien se passer d’une certaine rancœur à la savoir en liberté, à condition qu’elle se fasse oublier. Hélas ! même ça Panier ne l’a pas compris, quand il se répand dans les gazettes. Il ranime les vieux et terribles souvenirs au détriment de Michèle Martin, qui n’en demandait pas tant !
Je comprends l’indignation des parents et leur impossibilité de pardonner à Dutroux.
Mais, depuis le temps que certains médias lancent des bouteillons sur l’éventualité de la remise en liberté de Dutroux et que Panier revient à la charge, faut-il y voir une approche de la justice pour éventuellement envisager cette libération ? Une sorte de complicité de fait ?
On n’en sait rien. Ce qu’on sait, c’est le tollé qu’une libération susciterait dans l’opinion publique. Même le Belge moyen, si peu enclin à l’indignation, pourrait se joindre à la foule indignée.
Que la justice soit embarrassée d’un prisonnier qui lui coûte dix fois plus qu’un détenu ordinaire, on veut bien le croire.
Outre que la loi Lejeune est élastique et que, même si la cour des droits de l’homme interdit l’incarcération à vie, elle ne va pas tout de même jusqu’à favoriser la remise en liberté d’un psychopathe, maniaque et pervers, capable de récidiver sur l’heure, dès sa sortie.
Alors une solution pour réduire les frais. Remettre le détenu Dutroux dans une cellule ordinaire, astreint comme tout le monde à la vie en cellule à trois ou quatre.
Ce serait légal et même plus juste.
Certes, on aurait l’occasion en très peu de temps de déplorer son décès pour sévices, mais au moins on aurait remis en activité normale les gardiens qui étaient attachés à son service, jusqu’à faire avec lui des parties de carte.
L’ancien magistrat Panier n’en parlerait plus. L’opinion serait apaisée. La loi Lejeune pourrait reprendre paisiblement son cours et Michèle Martin pourrait dans l’oubli, se pardonner à elle-même, ses vices et ses lâchetés.
Enfin, chacun garderait sa résilience pour soi dans le sens psychologique, réservant à la résistance des matériaux le soin à Monsieur Panier d’éprouver son autre sens, en coupant les bûches pour son âtre en vue du prochain Noël, en compagnie de sa locataire, tant la solitude à son âge est éprouvante, qu’on est tout heureux d’avoir devant soi une interlocutrice, qui a beaucoup plus de choses à dire qu’à prouver, quand on est vieux et seul.
Restent les pauvres parents, crucifiés debout depuis tant d’années.
Que leur dire ? Rien, sinon que Dutroux ne sortira jamais de prison et que si par malheur, il en sortait, ce serait de courte durée. Le peuple ne délègue pas toujours sa justice, enfin, c’est ce que l’Histoire nous a appris. L’État de Droit, c’est lui.
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1. La loi Lejeune permet au condamné de demander la fin de sa détention après au moins 15 ans (10 ans par une modification législative en 2013). Après d’éventuelles demandes répétées, ou par la grâce ou un appel, les condamnés sont presque toujours libérés après un certain nombre d’années. Les plus célèbres condamnés à vie libérés en Belgique sont sans aucun doute Pierre Carette, le dirigeant des cellules communistes combattantes (CCC), et Alex Vercauteren, qui a ordonné l’assassinat du vétérinaire Charles Vanoppen.
D’autres condamnés à vie ne seront probablement jamais libérés : Freddy Horion, Marc Dutroux, Kim De Gelder, Ronald Jansen, Andras Pandy et Hans Van Temsche.

21 novembre 2017
Soccer ($) // foot (€).

Les gamins que nous étions à courir entre deux buts, parfois à onze contre onze, souvent beaucoup moins, avaient une autre idée du football.
Enfin, celui qu’on nous vend de nos jours avec des prix astronomiques d’achat et de vente de footballeurs, comme s’ils étaient des lingots d’or sur pattes que l’on s’approprierait de la même manière qu’une télé chez Carrefour.
Parce qu’il existe encore cette pratique d’un sport de plein air qui fait courir la jeunesse dans une prairie qui, en été, voit paître des vaches. Comme existe toujours ces parents qui tournent autour du terrain en suivant des yeux leurs rejetons équipés avec les sous de la famille.
Évidemment le foot de Poulseur n’a rien de comparable au foot du Standard. Pourtant, c’est le premier qui m’intéresse, l’autre me fait gerber !
Ce doit être quelque chose que je ne comprends pas, que vont voir les supporters dans les grands stades, disputant leurs places assises à coups de billets de cinquante euros.
Là, les choses sont claires. On entre dans une industrie, celle du foot, avec ses managers, ses directeurs du marketing, ses agents commerciaux ventant les mérites du coup de pied de Neymar au PSG, du sens inné du jeu de Ronaldo, de leurs poulains « ailés », de leur curriculum prestigieux Real, Manchester, PSG, etc.
Dans un commerce dont le fonds est constitué de joueurs, le Belge moyen footballeur s’exporte bien. Il s’y fait des noms mondialement connus. La Ferrari rouge s’attribue à beaucoup d’entre eux, comme le signe de ralliement de l’alliage de l’habileté du pied, avec le cerveau voué aux seuls réflexes.
La vente et l’achat, tels les pigeons belges fortement prisés à Tokyo, se font au mercato, comme on voit encore des marchés aux légumes et aux fruits dans des halls de la grandeur des stades, sauf que tout se passe dans un business de bureau, avec coups de fil, enveloppes sous la table et danger de toucher aux fesses de la secrétaires après l’affaire Weinstein.
Cela concerne très peu de personnes, quelques dizaines questions pognons et quelques centaines, peut-être mille, questions marchandises humaines. À côté des millions d’adeptes à ce sport de plein air, ce n’est rien, mais ça dit tout de l’emprise de l’argent et du commerce sur les sports, les arts, la culture, tout enfin, y compris nos encyclopédiques politiciens MR et consort, embarqués tous les quatre ans dans un mercato échangiste de fauteuils de loge.
Dans ce bouleversement des priorités de la société moderne, les Belges moyens crépitent, plutôt qu’ils ne jacassent, sur la vente désormais certaines d’Anderlecht, club bruxellois connu pour ses classements en tête du championnat une année sur deux et réputé comme facile à battre à l’étranger, dans des tournois entre pays, pour se parer d’une coupe en zinc de trois cents euros, mais qui vaut des millions pour le prestige et les stades pleins.
On en est à la quête du nom du milliardaire qui va se payer les joueurs, le gazon et la liquette de Roger Vanden Stock, principal actionnaire. On se demande pourquoi on entend encore de temps en temps l’hymne national dans les stades ? Sans doute doit-on épuiser les drapeaux du Belge moyen qui restent en stock.

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Fanions, coupes et belgitude bruxelloise seront-ils russes, tchétchènes ou libanais ?
C’est quand même étrange cette manie qu’a le pognon de s’internationaliser, alors que c’est le contraire chez le Belge moyen, de plus en plus extrême droite libérale nationaliste, tendance De Wever/Michel.
Le pompon de l’info revient à la presse flamande. C’est normal, quand on fait l’impasse du domaine social, il faut bien se rattraper sur autre chose. Quoi de mieux que les coulisse du sport ? La presse flamande croit savoir que le candidat acheteur du club de football d'Anderlecht, le milliardaire russe Alisher Usmanov, ne serait en réalité qu'un "intermédiaire" qui cacherait un "troisième homme", comme dans le film d’Orson Welles !
Le suspens est insoutenable.
Surtout que les Anderlechtois qui tapent le ballon pour leur club sans être payés – et ils sont plus nombreux que les rétribués – n’étaient pas au courant que la recherche d'un repreneur avait "débuté il y a sept mois", via l'agent Christophe Henrotay, et que l'on serait donc plus proche de l'épilogue que du début des négociations.
Vendus sans le savoir et tout ça gratos !
Le Belge moyen ne se serait désintéressé de l’argent, que dans l’ignorance de ce que Vanden Stock et Alexandre Van Damme tramaient. Voilà les libéraux réformateurs rassurés.
Ne reste plus qu’à parler des offres.
On parle de cent millions. Broutilles, quand le commissaire priseur entend bruisser le papier-monnaie à cent trente cinq, la main levée suivante !
Armand De Decker dresse l’oreille, au MR c’est le meilleur renifleur d’argent frais.
Le Belge moyen frémit. Pourvu qu’on n’augmente pas trop le prix des places !