27 août 2016
Un mec sans langue de bois.

Nous voilà dans une relation étroite entre l’idéologie bourgeoise et l’opinion, quand il est fait grief à Jean-François Tamellini, le remplaçant de Marc Goblet à la FGTB, d’user de termes excessifs à l’encontre du pouvoir politique et économique.
Je ne reproche pas aux journalistes politiques de collationner « les injures » et les « propos diffamatoires » de Tamellini, ni de renvoyer à l'initiative citoyenne "Moi, je travaillerai", qui s'oppose aux grèves et défend le droit au travail, la lecture édifiante d’un florilège des morceaux choisis du remplaçant, je reproche aux journalistes de manquer de culture et d’être ignorants des sens proposés des dictionnaires à certains mots valises employés par Tamellini.
Que cette même presse ait pris le parti de défendre la démocratie liée au libéralisme en ignorant le contexte actuel dénoncé par une autre presse (1) qui y voit une démocratie malade du libéralisme, c’est l’autre face du problème, puisque la presse dévouée au pouvoir jette l’anathème à son tour, parfois en mots tout aussi violents, sur ceux qu’elle recouvre de la même opprobre de populistes.
La Raison employée par la bourgeoisie pour se donner des connaissances théoriques et pratiques aboutissant à l’idéologie libérale, se conçoit tout aussi bien en dehors du rationnel, que la philosophie de Marx, dans la société de classes qui développe ses convulsions devant nous.
On ne voit que trop bien pourquoi la presse n’établit pas un juste équilibre entre elles. Cette presse en Belgique est au service du système cadenassé par une oligarchie qui ne laisse imprimer que la « bonne parole ».
Lorsque Tamellini emploie pour désigner les gens du gouvernement le mot « voyou », terme que Richard III utilise également pour les mêmes raisons, il conviendrait de se référer au sens 2 et 3 des dictionnaires et pas au sens premier (Gamin des rues, déluré et mal élevé) soit « avoir des procédés de voyou » ou encore « qui est digne d’une canaille ». Canaille serait même de loin le mot juste (une personne digne de mépris), si ce n’est que l’usage en a été perdu dans ces temps de perte de vocabulaire.
Charles Michel est une canaille parce qu’il n’est pas au service des pauvres, quand il distrait les moyens de l’État par l’impôt à d’autres fins et qu’il le sait.
"Ecervelés", "branquignole", "menteurs pathologiques", "incompétents notoires", "pantins", "pingouins", "copains de nazis", écrit Tamellini. On ne va pas refaire le coup du dictionnaire, sinon de finir la journée dessus. À ce propos, le journaliste 2016 vit la torture du caméléon qui doit se fondre dans le décor. Si c’est un amoureux des mots et des formes, il doit être bien malheureux, obligé de calquer sur la pensée unique la suppression des mots pastels qui nuancent encore le destin économique de ce qui reste de la démocratie.

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Tamellini, en vrai enfant du peuple, n’est pas de ce monde là. Il ne sait pas l’art de parler pour ne pas dire grand chose et apprendre aux autres tout ce qu’ils savent déjà.
Avec une licence d’avocat en poche, il se serait bien gardé de dire ce qu’il pensait. Et la presse, avec quelque goût pour l’enquête parallèle, aurait pu vérifier si Tamellini dit vrai.
"C'est la FEB qui écrit les textes du gouvernement", assure-t-il sur les ondes de la RTBF. "Je peux le prouver. C'est le cas pour les pensions".
Que dire de mieux ?
Réponse des intéressés à laquelle la presse ajoute son petit grain de sel en empathie anti populiste « Une provocation qui n'est pas passée inaperçue auprès des organisations patronales. "Tamellini est dans la droite ligne de ce que fait toujours la FGTB: taper sur tout ce qui propose un développement économique", rétorque Vincent Reuter, Administrateur-Délégué de l'Union wallonne des Entreprises dans le journal L'Echo. »
Si c’est Reuter qui le dit !... Par contre un qui aurait mieux fait de la fermer, c’est le patron de Pairi Daiza, Eric Domb : "Ce genre d'affirmation, c'est du populisme, qu'il soit de droite ou de gauche". Quand on vit des visiteurs pauvres et riches du parc, commercialement, cela s’appelle une maladresse.
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1. Essentiellement la presse française contestataire. Il y a longtemps que les capitaux belges ne s’investissent plus dans ce genre d’informations. La démocratie libérale paie ses bouffons, pas ses détracteurs.

26 août 2016
Votera, votera pas ?

Vous êtes Bouchez ou quoi ?
Comme ils sont bien ces petits MR, de vrais petits caïmans prometteurs. Ils espèrent remplacer les vieux crocodiles aux commandes de la politique libérale. Louis Michel en sac croco de chez Hermès, ce n’est pas encore fait. Il est toujours dans le marigot à se goinfrer. Il a assuré ses arrières avec le fiston Charles qui monte en puissance à l’ombre de la N-VA. Il y a du mou à la ligne, le vieux n’est pas encore ferré. Il s’accroche aux herbes de la vase. Ce n’est pas demain qu’on le sortira de la mangrove de Jodoigne.
Et puis, il y a encore Reynders qui a raté l’Europe et qui a faim d’emplois. Il patiente à l’ombre d’un De Decker à Uccle. Il ne faut pas négliger Didjé, ce vieux prédateur à l’affut dans son nouvel habitat, qui s’adapte et qui attend que ça morde.
Alors, Georges-Louis Bouchez devra se montrer patient.
Il n’y a pas pire qu’une mise en réserve dans les cartons d’archives. Georges-Louis le sait. Ce n’est pas pour rien qu’il a accolé Louis à son prénom Georges, pour astiquer le vieux et pour les qualités qu’on lui prête. Le MR, c’est comme faire du scoutisme. Louis au parti, c’est comme un badge de cuisine ou de secourisme à la patrouille des mouettes.
Georges-Louis Bouchez a mis les bouchées doubles comme son prénom, le temps de pousser la tête par le soupirail des archives et dire « hé ! les gars, j’existe ».
Manque de pot, il perd coup sur coup une assiette garnie au parlement Wallon que Jacqueline Galant lui reprend à la suite de l’inénarrable parcours de la ministre et son échevinat à Mons, court-circuité par Elio Di Rupo que le MR titillait sur la place montoise.
Voilà l’histrion libéral qui rebondit, juste en fin de vacances, quand l’agitation médiatique reprend son cours, au bon moment !
« Le Mouvement réformateur organisera le 21 septembre une réunion publique afin de proposer la fin de l’obligation de vote » (La Libre Belgique). Et qui charge-t-on d’orchestrer ce vaudeville ? Georges-Louis, bien sûr, on lui devait cette compensation d’ego.
A priori l’idée paraît être une bouffée d’air de liberté. Après tout, vote qui veut et celui qui a envie d’aller à la pêche ou de rester au lit ce jour-là aurait pu être sanctionné d’une petite amende (ce qui ne s’est jamais plus présenté systématiquement depuis 1946).
Évidemment, on ne joue pas la liberté au dé dans ce parti. Avec le Charles au gouvernement à faire les poches des petites gens, c’est le moment de faire diversion.
La Libre nous livre le fin fond de l’affaire : «Le vote obligatoire ne renforce pas l’intérêt pour la chose publique. Il renforce, au contraire, les conservatismes», a expliqué Georges-Louis Bouchez, délégué général du MR à l’origine de l’initiative. »
Conservateur dans l’âme, voilà qui devrait pourtant le satisfaire, sauf que c’est du parti socialiste dont il est question. C’est ainsi qu’on apprend qu’il y a deux conservatismes, celui de la droite qui est excellent et celui de la gauche qui est franchement médiocre.

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Notre héros estime que le vote obligatoire favorise le Parti socialiste. On est au cœur de la motivation du beau jeune homme. Comment réduire les portions du gâteau du PS wallon ? Ceux que ça emmerde d’aller voter, à pied d’œuvre, c’est plus fort qu’eux, ils votent Di Rupo, Onkelinx, Magnette, Demeyer, plus rarement Marie‑Christine Marghem, Christine Defraigne ou Jacqueline Galant. Allez savoir pourquoi ?
Avec la combine Bouchez, le MR pourrait se ressaisir, prendre au PS ce qui lui fait des couilles en or en Wallonie et devenir un vrai parti majoritaire, quand il se lance dans des alliances avec ses amis flamands.
La Libre, très polie, donne du Monsieur à Georges-Louis pour conclure finement
« Monsieur Bouchez estime que l’obligation de vote actuellement en vigueur accorde un avantage au PS dans ses bastions liégeois et hennuyers. Selon lui, le caractère obligatoire du vote pousse aussi certains mandataires à la passivité, étant donné qu’ils sont certains d’être réélus. » Pour que ça marche encore faudrait-il que les abstentions ne soient pas réparties entre les partis en fonction de leur importance. Il existe un courant qui souhaiterait les dissocier du scrutin comme étant une sanction envers les partis traditionnels. Ce serait plutôt cette formule qui rendrait son emploi régional à Georges-Louis.
Voilà encore une belle réunion pour rien puisque le MR devrait obtenir une révision de l’article 62 de la Constitution et qu’il a besoin des voix socialistes pour faire l’appoint… à moins, puisqu’on n’est plus là-dessus, qu’une simple majorité avec l’apport des voix flamandes suffirait dans un tour de passe-passe dont les partis flamands avec les barons du MR, tout feu tout flamme, ont le secret.

25 août 2016
Fin de la belle saison en France.

Sarko fait le show cette semaine. C’est une première, l’ex-président français pose un acte de candidature original chez les Républicains par livre interposé "Tout pour la France" ! Avec un titre pareil, il ne pouvait s’exclure du « tout », donc il est candidat ipso facto !.
On peut détester ou adorer cet homme, c’est incontestablement une bête politique ! Nous verrons par la suite s’il a conservé le formidable talent qu’il avait de convaincre les foules. "J’ai senti que j’avais la force pour mener ce combat à un moment si tourmenté de notre histoire", écrit-il en introduction, plaçant d’emblée sa campagne sur le plan des idées de l’homme providentiel. Mais, l’opinion publique est versatile. La détestation de l’ex-président et de l’actuel est du jamais vu dans les sondages. La France l’attend… pas les français, en quelque sorte.
Sans vouloir prendre parti, du reste ma nationalité belge me place en-dehors de la polémique franco-française, ce qu’on reproche le plus à Sarkozy, les nombreuses affaires où son nom est en filigrane, est le résultat d’une activité débordante hors-norme qu’un Hollande ne saurait égaler.
Hé oui ! on ne peut entreprendre beaucoup, sans déléguer un peu et en prenant soi-même des risques.
C’est un paradoxe bleu-blanc-rouge, l’électeur veut un président actif sans bavure ni dérapage. Il est évident que de ce point de vue Hollande sortira irréprochable de son quinquennat. Si on exclut une petite affaire de fesses, tout de suite « réparée » par l’absence à l’Elysée de la suivante, il n’y aura rien à signaler, mais que d’atermoiements, de fautes de cap, de revirements ! Ça aussi, les Français n’en veulent plus.

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L’excellente journaliste Ghislaine Ottenheimer analyse le livre de Sarkozy dans Challenges.
« Si l’identité, l’immigration et l’islam sont des thèmes majeurs dans son livre (il veut mettre fin au regroupement familial, réformer le droit du sol), l’ex-président consacre aussi de nombreuses pages à l’économie et à la question de la compétitivité. Il faut selon lui, travailler davantage et accorder plus de libertés aux entreprises, notamment sur le temps de travail. Pour soutenir la croissance, il veut relancer la consommation grâce à un choc fiscal: baisse immédiate de 10% de l’impôt sur le revenu, fin de l’ISF, suppression des droits de succession jusqu’à 400.000 euros (1). …En contrepartie il promet une baisse de la dépense publique de 100 milliards. Avec la suppression de 300.000 postes de fonctionnaires en 5 ans, l’allongement de la durée du temps de travail dans la fonction publique d'Etat à 37 heures payés 37 heures, l’allongement de l'âge de départ à la retraite à 63 ans (contre 64 ou 65 pour ses concurrents), l’alignement des régimes spéciaux sur le régime général, et la dégressivité des allocations chômage de 20% au bout de douze mois. Mais comme il sait qu’il est difficile de se faire élire avec seulement du sang et des larmes, il veut aussi rétablir la défiscalisation des heures supplémentaires. »
Sur certains points on jurerait un programme du MR belge. Il n’y a rien qui serait de nature à déplaire à nos entrepreneurs habitués du Club Lorraine. La poursuite délibérée du système économique tel qu’en lui-même, tout reste figé. Sarkozy ne touche à aucune règle qui changerait le marché. La crise est permanente et sera donc d’un budget à l’autre supportée par le social et les salaires, dans le cadre de la mondialisation, bien entendu.
C’est bien la droite ligne de l’article précédent « L’été meurtrier » dans ce qu’il y a d’erreurs d’une politique européenne de base.
Sarkozy est en cela bien d’accord avec Hollande et le PS !
Ainsi, ces deux candidats à la présidence laissent un formidable boulevard à Marine Le Pen qui a compris et qui fait du Trump en plus intelligent. Reste l’inconnue de l’extrême gauche avec Mélenchon. Ce dernier sera-t-il fédérateur ? C’est à suivre.
Quant au renouveau du PS avec Montebourg et les anciens frondeurs, tout au plus sera-ce un élément supplémentaire pour faire perdre Hollande au cas où il se représenterait.
L’embellie du chômage laisse supposer que Flanby ira au primaire du parti. S’il s’en sort, il sera battu au second tour de l’élection majeure (s’il n’est déjà pas out au premier !) contre tout qui se présentera à droite contre lui.
Alors en 2017, après la défaite, le PS traversera une crise profonde et il ne faudra pas moins d’une refondation de ce parti pour repartir sur de bons rails… dans dix ans !
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1. En Belgique, c’est un véritable hold-up permanent des pouvoirs publics sur les petits héritages, un vol pur et simple ! Les gros héritages échappent à cette confiscation par des transmissions très élaborées par des cabinets d’avocats spécialisés.

24 août 2016
L’ÉTÉ MEURTRIER

C’est le titre d’un film. Ce pourrait être celui des illusions que nous nous faisions sur ce qu’on a appelé improprement la démocratie et qui n’était que son brouillon.
Eh bien ! même l’esquisse : c’est fini.
Outre le parcours de la Suédoise avec le flamingantisme renaissant, la dentelle incroyable des gouvernements des Régions qui sont autant de moyens de jeter l’argent par les fenêtres, le fédéral champion des mesures de droite… l’observation de nos voisins d’Europe et d’Amérique qui fait penser que nous ne sommes pas les seuls à surfer sur la catastrophe, nous voilà avertis !
Notre génération finit une aventure, en quelque sorte un mariage entre le libéralisme économique et la démocratie. C’est un échec !
Les attentats divers et variés orchestrés par la délinquance européenne et immigrée au service de Daech, le référendum britannique qui a assommé l’Europe, la naissance d’un dictateur, Erdogan, qui nous voit à son niveau puisqu’il sonne à notre porte pour entrer dans la famille, l’investiture au parti républicain US d’un aventurier de la finance, Trump, candidat aux élections, le processus de décomposition est en marche. Cioran avait vu juste.
Cet été aura condensé toutes les surprises et toutes les désagrégations.
À commencer par l’ordre mondial, économiquement accepté par les penseurs libéraux et unanimement condamné par les peuples, séculaire et immobile, il était en réalité un volcan dont le magma se réveille. Nous allons vers l’inconnu, sans munition, sans vivre, les chefs la tête ailleurs n’ont l’esprit tourmenté que par leur réussite. Comme Charles Michel, ils sont aveuglés de leur propre éclat.
Le camp de ceux qui voient le désastre dans l’essor du populisme désigne tout naturellement les masses ignorantes à qui on aurait donné trop tôt un magnifique jouet : le suffrage universel.
Si je puis me permettre… le défaut majeur à la base de nos malheurs vient surtout du mélange des genres. La théorie de la dissolution des classes met le destin commun dans un melting-pot où la gauche classique a perdu son âme. On a pu voir le MR fêter le travail le Premier Mai sans aucune pudeur et le PS jeter les bases des sanctions futures, pénalisant les chômeurs actuels.
La gangrène est partout, le greffon sain se fait attendre. Les failles des régimes technocratiques soulignent les fautes et les défauts des forts en thème. L’intelligentsia d’État se noie sous le pont aux Ânes des cerveaux officiels.
Nous avons sous nos yeux la fin de l'histoire de la démocratie libérale, qui fut longtemps la panacée miracle du monde et qui n’est plus aujourd'hui qu’un laxatif administré à un mourant.

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Avec Miss May, des eurosceptiques de la trempe de Boris Johnson et de David Davis nommés à des portefeuilles stratégiques, l’Angleterre jettera bien l’éponge. Mais quand ? Plus on attend, plus l’Europe va s’enliser pour finir dans 2000 pages d’un traité de sortie à la Juncker. Les Anglais y gagneront, seule l’Europe devra se ramasser, à la hop que je t’embrouille.
Du côté d’Erdogan, ce n’est pas la grande forme non plus. La démocratie libérale ne sort pas indemne. L'avalanche des arrestations nous fait assister à deux coups d’État en moins de 48 heures : la rébellion avortée de factions de l’armée contre le régime autoritaire d'Erdogan, et la purge de tous ceux qui pourraient remettre en péril la primauté du président sur tous les Turcs.
On passe sur Donald J. Trump, dont on vient d’apprendre que son épouse a fait pute dans sa jeunesse. Je n’ai rien contre, mais dans une Amérique plus puritaine qu’on imagine, cela en fiche un coup. Avec le mari de l’autre concurrente qui se faisait tailler des pipes sous le bureau ovale, la démocratie fait dans le Vaudeville à Washington.
Le plus drôle, ici Gerlache sera d’accord, chez Donald Trump, ce n'est pas le fait qu'il soit unique en son genre, c'est, au contraire, que ses clones se comptent par millions aux States, le fric en moins bien sûr pour la ressemblance parfaite, mais chez les clones, c’est sans importance.
Marine Le Pen en France, Frauke Petry en Allemagne, Filip Dewinter et Bart De Wever pour la Belgique, Geert Wilders aux Pays-Bas et les chefs de file du Brexit au Royaume-Uni, les démocraties libérales sont à deux doigts de rendre l’âme.
Un système hybride naît entre un État fort et une démocratie, une sorte de phénomène nouveau, non encore étudié. Vu sous cet angle, l’économie ne subirait pas de gros changements. Les riches poursuivraient une montée régulière et les pauvres une descente en proportion.
Les élites politiques conscientes, peu nombreuses, sont effrayées par la vitesse avec laquelle le nouveau système pourrait se répandre.
En Belgique, par exemple, avec un gouvernement fédéral non représentatif d’une Région, on est déjà dans un libéralisme non-démocratique, même si la Constitution le permet. Charles Michel est trop mou pour l’incarner. On ne pourrait pas en dire autant de Bart De Wever.
Déjà en luttant contre Daech l’État abandonne certaines libertés, l'establishment politique n’entend plus les demandes des citoyens et opte pour le genre décrit plus haut : un libéralisme dépourvu d’une assise populaire. Même si le libéralisme non-démocratique conserve un vernis démocratique, les citoyens se sentent floués, et c’est grave.