19 mars 2019
Allez au-delà. Extravaguez !

Après ce dernier samedi d’émeute à Paris, ceux qui n’avaient pas encore compris pour qui roulent les médias auront été déniaisés par les godillots de la première heure, les Jean-Michel Aphatie les Daniel Cohen, Anne-Élisabeth Lemoine, Alain Duhamel, sous la bannière de BHL, rejoints par Caroline Roux, Yves Tréard, Christophe Barbier, Françoise Fressoz… j’arrête, on pourrait remplir la page.
Le pouvoir s’agite, Macron revient du ski dare-dare. Castaner dessaoule. Philippe s’agite la cuisse héronnière, pour en être où ? Nulle part !
À force de prendre les gens pour des cons, l’élite s’affole et ne peut couper court aux débordements de la rue. Pendant ce temps, l’abbé Macron en chaire de vérité, entame sa ixième grand’messe débats.
Il n’y a pas à revenir en arrière. Charles de Gaulle a eu une fichue idée de concentrer tous les pouvoirs sur le président et Lionel Jospin de faire passer cette élection avant les législatives. Cette erreur pourrait même donner à Marine Le Pen le fauteuil suprême, avec autant de députés que la République en Marche.
Du coup on aurait pu croire à une solidarité entre bourgeois européens et l’UE qui tournerait à l'avantage de Macron. C’est mal connaître la bourgeoisie énamourée des gagnants, méprisant les perdants disséminés en Europe.
C’est l’occasion aussi pour elle de se moquer du donneur de leçon français. Macron voyait des dérives partout, sauf dans son pays. Le voilà avec des émeutes à répétition dans les grandes villes et peu d’imagination pour en sortir.
Cette insurrection hebdomadaire fait passer au second plan le rendez-vous du 26 mai. Du coup le Brexit peut être repoussé après, le 29 mars, tout le monde s'en fout.
Et personne, vraiment personne dans les médias, parmi les élites, à l’Élysée, à Matignon, idem parmi les observateurs étrangers, comme le gouvernement belge en expédition des affaires courantes, ne prend la peine d’arrêter les conneries pour écouter quelques minutes les revendications des Gilets Jaunes, d’abord modestes, aujourd’hui à la hauteur d’une conscience de classe qui se lève et propose, ni plus ni moins un changement de régime !
Parce qu’enfin, sous les slogans, les cris, les rassemblements, les symboles bourgeois pillés, incendiés, c’est la critique de la gigantesque bulle spéculative qui est montrée du doigt et qui cache à peine masquée, son internationalité intemporelle derrière le pouvoir en place.
Pendant que les flash-Ball crachent leurs projectiles, les pluies lacrymogènes entrecoupées de l’eau des autopompes arrosent leur quotient de victimes, le néolibéralisme impose sa logique totalitaire sur les esprits, calmement, placidement, aussi peu sensible aux revendications écologistes que sociales, bien au sec, loin des Champs Élysées.

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Le néolibéralisme emploie toute son énergie à instaurer le règne du réalisme globaliste. Paisiblement, se moquant même des gesticulations de Trump, son fantoche préféré, il touche au domaine sensible, par ses gadgets et aussi parfois, ses inventions étonnantes, un processus d’accélération du désir qui fait passer l’innovation de l’inutile à l’utile. Mine de rien, autrement plus intelligent que Macron dans le domaine de la maîtrise des peuples, il maquille sa violence en compréhension de l’environnement, en bonne volonté sociale, en care pour les populations pauvres des antipodes. Pour la bonne raison que celles qu’on ne voit jamais ne peuvent pas contester sa générosité intéressée. Il parvient ainsi à désamorcer son pouvoir subversif, jusqu’à éradiquer toute trace de négativité, tandis que ses petits soldats du libéralisme primaire sont en première ligne et ramassent des pavés sur la tête à sa place.
Le réalisme globaliste maîtrise la dénégation des mots et des images, par un usage de la dérision qui rend tous les discours possibles, sous le signe de la post-vérité : le monde qui peut-être va s’écrouler, sera « comic » jusqu’au bout, tenu en laisse par ses amuseurs.
Les médias en attestent, les pouvoirs des élites sont leur caution intellectuelle. BHL et les philosophes de salon de la déconstruction, leur assurent la postérité.
Pour le libéralisme si facilement démasquable et pourtant toujours aussi couvert, ses élites sont une véritable aubaine casuistique. Macron et les autres revivent pour lui les « Aventures du brave soldat Švejk pendant la Grande Guerre » dans une petite guéguerre avec le peuple.
Ses complices, la République en Marche, se sont emparés de la mission d’accoutumer le public au monde sans réplique que sert aussi Macron et espèrent par là faire accepter n’importe quoi aux Gilets Jaunes.
Que faire, sinon fustiger l’assujettissement du monde à la finance et déplorer qu’il n’y ait pas plus de volontaires parmi l’élite et les médias, sinon ceux qui hantent Facebook, les réseaux sociaux et les téléphones portables, « inventions étonnantes qui fait passer l’innovation de l’inutile à l’utile » ai-je écrit plus haut. Et qui, bien compris, sert actuellement de boomerang quand les flics sont les quilles du bowling et Macron, tenancier des lieux. Le président des riches court le risque de perdre aussi l'estime des puissants, quand ceux-ci voient leurs recettes diminuer sur les Champs Élysées. Quand les bourgeois perdent de l'argent, c'est mauvais signe pour le pouvoir en place.

18 mars 2019
Pauvre Blaise !

Pascal Delwit, libéral de coeur, s’est livré au magazine néerlandophone Bruzz. Dans son style de pleureuse (femme assise au pied de la stèle dans l’Art grec), malgré les larmes qui embuaient ses yeux tristes, il a fait un tour d’horizon politique. Épervier attrapant des mulots, il a déchiqueté quelques bêtes devant nous. Ah ! la culture universitaire de l’ULB quand même…
Ce grand négationniste de la lutte des classes est un porte-étendard des classes moyennes avec Denis Ducarme, les malheureux qu’ils défendent n’en demandaient pas tant !
Comme tous les faux modestes, il dénonce ses erreurs de jugement, qualifiant la campagne du MR à Bruxelles-Ville de "complètement dingue". Il ne blaire pas Alain Courtois, le toujours-bien –mis-sur-lui du centre ville de Bruxelles. Delwit, est une belle âme « …quand on est bien à droite dans toutes ses démarches et idées, il faut surtout ne pas l’afficher. »
Il le reproche à Alain Courtois, qui a mis le curseur à la droite de la droite, comme Charles Michel, sur la sécurité et l’immigration. Ce qui est politique au fédéral est suicidaire au communal ! Il est comme ça Delwit, on a tort de ne pas faire attention à ce qu’il dit. Quand on a saisi sa logique, Delwit est comme le MR, il fait peur. Je plains ses étudiants de gauche !
Il n’a pas senti la victoire de la socialiste Moureaux à Schaerbeek, il l’avoue. Il espérait tant la victoire de Françoise Schepmans, à croire que cet homme « rentré », comme on dit en psychanalyse, a quelques gamètes à disposition en-dehors de la Bourse de Bruxelles.
"Il y a eu un déplacement d'électeurs du MR vers Ecolo. Il existe une porosité entre les électeurs du MR, d'Ecolo et de DEFi. » Il ne comprend pas comment des intellectuels, sortis des écoles avec l’amour du système d’Adam Smith, aient pu loucher pour des hybrides.

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Notre faux modeste réservait ses flèches au PTB. « Ce parti qui ne devrait pas exister. » Il s’étonne de ses performances contre nature. Cette anormalité le travaille. Il verrait bien une partie d’Hedebouw dans un bocal au musée Spitzner, en curiosité anatomique !
Raciste Delwit ? "Le PTB a surtout réalisé de bon scores dans les communes où réside un électorat avec des racines maghrébines. Je crois qu'il a su capter les voix d'une population jeune issue de l'immigration, etc. » Alors raciste ? Non, vous rêvez, seulement attaché à l’identité belge, le caractère foncièrement belge du libéralisme du MR. Vous saisissez la nuance ? Il devrait méditer la réflexion de Romain Rolland « le patriotisme, c’est l’amour de la famille, le nationalisme, c’est la haine des autres ».
« Le PTB reste un parti avec une structure très centralisée. Leur plus grand ennemi est le PS. Leur principal objectif reste de tuer politiquement les socialistes. Il réclame une rupture sans savoir véritablement ce qu'elle contient. Je n'ai peur de rien mais s'il obtient une majorité absolue en Belgique, je déménage. Ce n'est pas une blague ».
Ne serait-ce que pour qu’il déménage, sans y croire, sait-on jamais, une petite neuvaine à Sainte Rita, patronne des causes désespérées, on peut essayer ! Jarosław Aleksander Kaczyński du parti polonais « Droit et Justice » est prêt à l’accueillir au cas où Sofie Merckx deviendrait présidente de la république belge et Hedebouw, premier ministre.
Encore un mot du politologue, sa prédiction à la Nostradamus, concernant Catherine Moureaux à Molenbeek. "Je dois bien avouer que je n'avais pas vu venir sa victoire. Le fait qu'elle soit la fille de son père a forcément joué un rôle. Tout le monde connaît le nom de Moureaux à Molenbeek. (...) Les négociations avec le PTB (1)? C'est l'état-major qui va décider s'il entre en coalition ou non, pas Dirk De Block. Je crois que le parti a un problème. Il n'a pas envie de monter dans une majorité et tous les projecteurs sont braqués sur lui. Je prédis une majorité PS-MR".
Ah ! le cœur a des raisons… Françoise Schepmans, libérale !... Elle serait pour le politologue, adorée des droites, comme la Saïda Jawad de Jean-Luc Mélenchon de l’ultra gauche, si cette comparaison n’avait pas d’autre but que la réflexion de Delwit sur la vision d’une société à deux classes : les gens du dessus et les gens du dessous. Delwit étant, comme Françoise, attaché par droit divin aux gens du dessus.
Les élections communales d’où sont venues ces réflexions sont vieilles de trois mois bien faits. Elles sont intéressantes, elles annulent par avance les réflexions de Pascal – qui décidément n’a pas le talent de Blaise – pour l’après 26 mai 2019.
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1. Échec des négociations.

17 mars 2019
Étonnement d’un nouvel Usbeck.

Les manifestants dispersés à l’aide de gaz lacrymogènes et canons à eau sur les Champs-Élysées... des interpellations... l'acte XVIII des gilets jaunes, probablement le dernier de la série impressionnante des manifestations populaires non-encadrées, ni avalées par les partis politiques, aura anticipativement rendu son verdict sur la grande parlote nationale qui a pris fin hier, organisée par Emmanuel Macron. Les GJ ont tenu à marquer d’un grand défilé, la fin des bavardages inutiles qui n’aboutiront à aucune revendication de la rue.
Les instances internationales, l’ONU, les ONG condamnent les violences de l’État français sur la population. À quoi assiste-t-on ?... au dénigrement de ces instances mondiales par « l’élite » française, au nom de l’idéal bourgeois de la conduite des affaires ! Les grandes écoles sont unanimes pour lutter contre… la démocratie. La loi du plus grand nombre déplaît à tous ces gens en osmose avec Bernard Henry Lévy, selon l’opinion que l’élite conduit mieux les affaires seule, convaincue par l’excellence de ses pairs et l’insuffisance intellectuelle du peuple.
Nous sommes bien dans le cas d’une société duale. Le pouvoir avec ses « élites », sa mainmise sur la culture, les moyens d’information, les clubs patronaux, contre une population qui s’aperçoit qu’on la trompe, qu’on la pille, qu’on la maltraite et que l’on méprise.
Et que fait le pouvoir à côté d’un semblant de dialogue ? Il réprime un mouvement social spontané et authentique, non sans avoir pris la précaution d’augmenter la paie de ses polices !
L’Europe s’attendait à autre chose de la part du pouvoir de Macron. On a cru, jusqu’à fin de l’année dernière, que la France était la fille de la Révolution de 89, alors qu’elle est la rémanente de la troisième République ou pire du Régime des Versaillais de Thiers, plutôt que le peuple qui fit chuter les rois de l’Ancien Régime.

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Ce qui se passe n’est pas de bon augure pour l’Europe. Le résultat des urnes de mai 2019 fait peur. Sous l’effet de l’effondrement du socialisme réformateur, la gauche s’est pratiquement désintégrée en autant de courants hostiles entre eux. Sans autre garde-fou qu’une ambivalence entre ce qu’il faut faire pour sauver la planète et ce qu’il faut de justice sociale pour rendre la foi en l’avenir, les écolos sont mal placés pour mettre tout le monde d’accord.
Les atermoiements et les incertitudes de l’opposition nuisent par le manque de cohérence face à « l’élite » qui se ressert autour de Macron, dans son choix par défaut.
Si bien que le grand ventre mou du centre, se joignant aux désespérés de la gauche en errance, pourrait grossir les rangs de l’extrême droite et alourdir le passif de cette démocratie qui a renoncé aux grands principes d’égalité, pour se jeter dans les bras du libéralisme, sans aucun plan de rechange.
Si l’Europe économico-politique est une oligarchie d’intérêts, c’est principalement à cause du régime de Macron, trop ancré dans ses certitudes néolibérales pour être capable de répondre positivement à la crise des Gilets Jaunes, au moins essayer de la comprendre.
Que va-t-il se passer après mai 2019, pour les 27 de l’Europe ?
Quoique soudée par l’habitude des décisions communes d’intérêt économique, cette Europe là ne pourra plus tenir longtemps dans sa forme élitiste, si Bruxelles, aussi aveugle que Macron du point de vue social, persiste dans l’exclusivité de sa politique de puissance économique. Ce sera probablement l’embrasement final et la fin de l’UE.
À force de masquer les intérêts particuliers d’une caste derrière le faux semblant de l’intérêt général, le pouvoir s’est disqualifié pour entrer dans un dialogue avec les gilets Jaunes.
Les intérêts sont inconciliables.
On oublie trop souvent que derrière les inégalités, le saccage de la nature et le peu de soin de l’environnement, il y a le système économique, la mondialisation, la personnalité qui réussit selon les critères du néolibéralisme, le culte des dividendes et de la propriété.
Dans le conflit actuel, il n’en est jamais question, alors que c’est la difficulté majeure ! L’alpha et l’oméga des problèmes qui restent sans solution.
Il ne manque aux Lettres persanes qu’un nouveau Montesquieu. Un Usbeck faussement étonné que le peuple soit définitivement déclaré inapte à gouverner par des individualités sorties des grandes écoles. Alors que ce sont ces individualités qui mènent les pays à la ruine, au point de revendiquer la bêtise de leurs directives… comme preuve d’intelligence !

16 mars 2019
Visite de Castaner à Bruxelles.

– Monsieur le ministre des Affaires courantes étrangères, Didier Reynders, pouvez-vous nous dire ce que vous faites Vooruitgangstraat, dans un quartier plutôt interlope de Bruxelles ?
– Cher monsieur de Brigode, je suis ministre des Affaires étrangères, européennes et de la Défense, chargé de Beliris et des Institutions culturelles fédérales.
– Ça n’explique toujours pas…
– C’est quand même fabuleux que vous l’ami de tout le monde, donc des libéraux, vous me posiez cette question et que vous ne la posez pas à Laurette Onkelinx ?
– Mais parce que madame Onkelinx n’est pas Vooruitgangstraat ! …et que vous arpentez le trottoir, enfin derrière vous, on voit nettement monsieur De Crem, ministre de l’intérieur à la vitrine du bar « Chez Sucette ».
– Hé bien oui, nous sommes en pleine activité ministérielle. Monsieur de Crem attend Christophe Castaner, le ministre français de l’extérieur et moi je suis en mission Beliris !
– Qu’est-ce que Beliris a de si pressant à faire dans une rue chaude comme celle-ci ?
– L'objectif de Beliris est de promouvoir le rayonnement de Bruxelles en tant que capitale de la Belgique et de l'Europe.
– Comme rayonnement, ça rayonne ici, je ne dis pas le contraire. Mais, j’insiste, dans une rue aussi spécialisée ?
– Qu’est-ce que vous avez contre les escort-girls ? Vous êtes un évangéliste, Monsieur de Brigode ? Les rues chaudes de Bruxelles font partie du patrimoine culturel de la ville au même titre que Toone, rue du Marché Aux Herbes. Pour tout vous dire, j’y exerce une saine activité : j’inscris sur mon carnet les surfaces murales disponibles pour mes affiches, afin de convaincre nos compatriotes de l’excellence de notre néolibéralisme, en vue du 26 mai !
– Pendant votre travail de ministre vous faites de la propagande pour le MR ? Mais c’est interdit !
– Charles Michel m’a refusé des aides colleurs d’affiches. Tous les membres de mon cabinet sont à la N-VA depuis l’interview de Hersant. Je vais coller seul mes affiches, mon épouse ayant refusé de porter le sceau de colle de peur qu’un justiciable en instance de son procès ne passe voir ces dames.
– Les tâches sont bizarrement réparties au MR !

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– À qui le dites-vous ! L’incompétent Chastel tête de liste à l’Europe, l’avocat pro deo Charles Michel, président du parti… ils m’ont refusé la tenue de la Bibliothèque Jean Gol et la buvette, toujours sous l’influence de Richard Miller, Denis Ducarme tête de liste à la Chambre, il restait Bruxelles, le comité local m’a chargé de la propagande… Hélas ! je me suis engueulé avec Vincent De Wolf, Françoise Schepmans, Boris Dilliès, seule Sabrina Baraka est restée de mon côté, ce que je n’ai pas encore osé dire à ma femme !
– Vous ne m’avez toujours pas dit ce que fait Pieter De Crem « Chez Sucette » ?
– C’est une idée de la présidente de l’Open-VLD. Le ministre de l’intérieur doit recevoir cet après-midi son homologue français Christophe Castaner pour une confrontation au point de vue de l’armement défensif de la police de répression des émeutes. Le Français pense qu’éborgner et arracher des mains constituent le meilleur moyen de faire rentrer les gens chez eux, alors que nous avons décidé d’armer nos lances grenades d’ours en peluche à propos de la manifestation des jeunes pour la préservation de la nature et le respect de la planète.
– J’insiste sur ma question : pourquoi le recevoir dans une maison close ?
– La maison n’est pas close, comme vous pouvez le constater. C’est un bar, tout ce qu’il y a de bar, avec des filles et on monte à des prix raisonnables. Gwendolyn Rutten pense que Castaner est un homme sensible au décor, les putes, c’est toute sa jeunesse à cet homme là. Il en est même devenu une quand il est entré au PS, et maintenant que le voilà au REM, il monte en grade et devient sous-maîtresse du claque, presque tôlier, en attendant que Philippe retourne pêcher le barbeau à Dunkerque.
– Comment vont-ils faire ? Vous connaissez De Crem, ce n’est pas un rigolo. Ces dames se plaignent déjà, depuis qu’il est en vitrine, il n’y a plus personne ! Y aura-t-il un accord ?
– Castaner a demandé que cela se traite au poker, relance à 100 € !
– De toute manière, c’est l’argent du contribuable…
– Certes, mais qui est devenu le nôtre, ne l’oubliez pas ! C’est un terrible joueur, voilà trente ans qu’il tape le carton dans tous les bouibouis. Ce qu’il ne sait pas, c’est que Pieter De Crem s’est beaucoup entraîné au ministère de la défense quand il a remplacé André Flahaut. En effet, Flahaut lui, c’était le golf. Il avait eu juste l’idée avant de laisser son fauteuil à Pieter, de connecter son téléphone avec celui de l’US Army, si bien qu’il avait tout le temps à lui. De Crem m’a bel et bien pris 1.200 € juste avant que je reprenne du souffle sur le trottoir.
– Et si Castaner demande une fille, vous n’avez pas peur qu’elle ne soit un agent de Poutine ?
– Vous savez, j’ai eu ce matin Philippe au téléphone qui m’a confié qu’on avait écarté tous les pochetrons des ministères des secrets d’État, en cela l’affaire Benalla aura eu du bon. Depuis, Castaner n’est plus mis au courant de rien. Il se flash-ballise de plus en plus.
– Je vous remercie monsieur Didier Reynders et bon collage… C’était François de Brigode depuis Vooruitgangstraat à Bruxelles, pour la RTBF, spéciale élection.