24 novembre 2020
Les rois de la quincaille !

Le bien-pensant en Belgique est de caractère placide et faussement bienveillant. Il vote libéral ou Vlaamse christendemocraat et socialistisch à l’occasion. Il est modérément raciste. Il fait confiance à la Deutsche Bank. Il admire Georges-Louis Bouchez. Il voue à la famille Michel un culte, surtout à Louis, un saint qui a « donné » ses fils au pays.
La comparution de Nicolas Sarkozy (alias Paul Bismuth), pour corruption de fonctionnaire, est la seule affaire dont il parle, pour déplorer l’acharnement des juges « rouges » à salir les politiques. En Belgique, il n’y a pas de corrompu, sauf chez les socialistes. Il n’entend pas le tintamarre des casseroles aux pattes des libéraux dans la Belgique, intemporelle et grandiose.
Le bien-pensant s’en remet à la justice pour évacuer dans le silence et la discrétion, les « broutilles ». Elles vaudraient tout de même au justiciable des rues, de cinq à dix ans de prison. Dans les hauts milieux, elles passent pour des écarts sans importance. En démocratie triomphante, le service rendu à l’État, une décoration des mains de Philippe, une nomination de baron, valent le symbole d’une valise diplomatique que la justice n’ouvre jamais, ou alors par inadvertance.
Pourtant les casseroles brinquebalant au cul de la gentry, ce n’est pas ce qui manque. Quand le délit devient trop voyant, que des barons risquent la tôle, l’État intervient, magistral, au-dessus des lois, puisque la Loi, c’est lui ! Les juges retournent dans leur niche aboyer sur le parasite minuscule et tout est dit. Le bien-pensant se rassure. L’État de droit est sauf. Le néolibéralisme à une avenue devant lui.
Le badaud abusé et innocent est occupé ailleurs : Black Friday, ses vedettes RTL, Euro-News et un film porno font sa soirée.
Pourtant, jusqu’au mercredi 26 juillet 2017, beaucoup d’illustres flamands ont eu les sphincters à la mouillette. C’est le jour où Charles Michel leur a arrangé une porte de sortie comac dans un dossier vieux de dix ans : le dossier Arco. Révélateur des clivages traditionnels dans la politique belges de la bien-pensance, avec enjeux financiers, économiques, judiciaires et politiques considérables. Je n’ai pas la place pour aller plus loin dans le dossier. Ceux que ça intéressent peuvent cliquer sur ARCO. Ils en auront pour 2 heures de lectures édifiantes.
Le Dieu libéral a tranché : les détenteurs de parts de la société coopérative Arco ont été indemnisés des pertes subies. Parfait, c’est nous qui payons. La bien-pensance s’est fichu de notre gueule. Ce dossier éclaire la prise de décision économique et politique en Belgique. Des barons sont sauvés. Philippe n’aura pas à rougir d’eux. Le mouvement ouvrier chrétien ne déboursera pas un copeck, le CD&V reste un parti honorable, parce qu’il en est digne.

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Autre casserole, le Kazakhgate, une forfaiture bien libérale.
Voilà encore de la belle casserole, émaillée ou inox, nickelée pour les barons libéraux. En cause, une huile du MR, Armand de Decker, député, sénateur, président du Chose. Le teint rose, le port beau, le costume impeccable sous lequel on devine le fixe-chaussette anglais, le boxer Lingerie-Sipp, ultra-soie pour couilles anti-gerçure.
Bel Armand y est allé fort, avec Reynders quasiment les deux doigts de la main. Au point que Didjé « comme un vol de gerfaut » de Liège, son charnier natal, atterrit et fait son nid à Uccle, à côté de bel Armand, son moniteur, son père, son frère…
Les faits remontent à 2011. C’est dire comme la justice a d’abord trainé les pieds.
Bel Armand a démarché Stefaan De Clerck pour le milliardaire belgo-kazakh Patokh Chodiev, moyennant 740 000 euros, dans l’équipe d'avocats pour le trio d'hommes d'affaires kazakhs (affaire Tractebel).
Reynders intervient pour aider son ami intime en accélérant fin 2010 l’évolution de la législation sur la transaction pénale élargie. Bel Armand pour l’Elysée, agit auprès du ministre de la Justice Stefaan De Clerck. Vous voyez la riche combine ?
Quand le scandale éclate Bel Armand meurt avec panache. Il n’a pas été autopsié. On aurait dû. Le décès opportun de Bel Armand, permet à ses héritiers d’empocher le magot. Reynders est sauvé et poursuit sa quête des honneurs et des places en honnête homme. Il aura la Légion d’honneur. Il a nié avoir reçu un courrier de la sulfureuse avocate française Degoul qui lui balançait tout ce qu’il connaissait sans doute par ailleurs sur le bout des doigts. Pour la lecture de la patate chaude complète, voir Internet.
Cette chronique ne pourra pas briquer les casseroles Nethys, connues sous le nom de Tecteo Services, holding liégeois appartenant à Enodia (ex-Publifin). C’est dommage.

23 novembre 2020
L’État stupide ?

Évidemment, ce qui rend stupide l’État se sont les individus qui en tiennent les rênes. Pour la Belgique, il n’y a pas photo, ceux qui les aident, sans parfois en tirer un bénéfice personnel, en sont les auxiliaires, servant de faire valoir et de prétexte à la bêtise.
Dégoûté de la façon dont se conçoit le journalisme à RTL au sortir de « C’est pas tous les jours dimanche », je veux malgré tout rester optimiste. Il y a quand même des gens dans cette profession qui se posent des questions et s’exposent aux yeux des propriétaires des médias à des licenciements. Informer conserve toujours un sens et une fonction sociale indispensable.
De culture française, nous pouvons réclamer que des opinions diverses viennent de France enrichir nos débats, afin de ne pas laisser les plateaux de télé et les gazettes aux mains des médiocres, approximatifs des sciences et de la langue.
Nous pourrions accueillir des personnalités peu sollicitées en France pour les mêmes raisons qu’en Belgique : Alain Badiou, Barbara Stiegler, Régis Debray, Alain Finkielkraut, Monique Pinçon-Charlot, Michel Onfray, Emmanuel Todd, Annie Le Brun, etc. Cela nous permettrait de rompre avec le ronron massif des intellectuels belges, même si, parmi ces cités, certains déplaisent et me déplaisent. On peut comprendre aussi la réticence de ces personnes vu le bas niveau et l’orientation néolibérale des journalistes de RTL et de la RTBF.
L’argument avancé par les chantres du système, est que ces intellectuels n’intéressent pas tellement, plongés qu’ils sont dans les vieux schémas, regardant avec les yeux d'hier, le monde d'aujourd’hui, parlant, en plus, un français incompréhensible, vu l’état d’abêtissement général de la Belgique.
Ce mépris béotien lancé à la face d’intellectuels avérés, les exclus de l’espace du débat public, parce qu’en haut-lieu, on ne partage pas leurs choix philosophiques et politiques.
Les « fausses élites » monopolisent les antennes et les journaux en montrant ce qu’elles sont.
Fera-t-on avancer la compréhension du monde, scotché sur la pandémie en s’enfermant dans l’univers abscons livré au pouvoir, dont on sait qu’il trie ce qui l’arrange du corona virus des recommandations du corps médical ?

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Sommes-nous condamnés à mourir idiots à cause d’eux ?
Comment expliquer à un citoyen normal, que les gestes barrières, le plus grand espace possible dans les rapports obligés avec autrui, l’aération nécessaire, s’arrêtent aux classes surpeuplées ou des ateliers, dans le « côte à côte » sans port du masque, nécessaires à la production ?
De cet exemple puisé dans l’immédiateté des circonstances, on peut partir sur la politique de la Belgique dans son action interne et externe, dans sa philosophie, ses mœurs, ses divergences de comportements d’une Région à l’autre. Bref, de nous montrer intelligents et au-dessus de la restrictive pensée des médias et des politiques sur la seule question du Covid !
Quand va-t-on ouvrir la pluralité intellectuelle aux citoyens ? Quand cessera-t-on de prendre les gens pour des incultes à qui on peut raconter n’importe quoi ?
On est au cœur du sujet. Ils ne le font pas parce que ces gens de pouvoir sont des esprits eunuques qui n’ayant rien compris à la richesse de la confrontation d’idées contradictoires se confinent dans l’étriqué des leurs. Inversant les rôles, entre eux et le peuple, c’est ce dernier qui affirme sa supériorité intellectuelle par holisme, laissant aux autres la bêtise managériale et l’obstination du ver à bois.
Il est indispensable à l’esprit éclairé de préférer la lecture ou l’écoute des paroles les plus contraires aux idées qu’il s’est faites et surtout celles qui perturbent l’esprit, plutôt que celles entendues à longueur de journée, dans une dictature d’opinion insupportable !
La Belgique est dans le pétrin. Tout le monde le sait. Aussi loin que l’on puisse remonter dans le temps, c’est presque une constante dans la vie de l’État belge. Le petit monde du dessus retrace la manière stupide dont la vie fut vécue en Belgique de l’exploitation du Congo, à l’exploitation des cols bleus dans les bassins industriels, aboutissement de la folle usine à gaz du temps présent.
Groupée sous le couvert des sciences et de l’intelligence, la mafia de l’économie libérale plombe littéralement les rapports entre les classes sociales. C’est un groupe informel, dénué de statut, sans chef apparent qui fonctionne pourtant parfaitement. La raison en est que nous sous-estimons le nombre d’individus stupides qu’il recèle, tant ils ont réussi à couler dans un moule généraliste, les critères d’intelligence qui les arrange. Les gens que l’on croit rationnels et intelligents sont outrageusement stupides. Nous sommes sous leur tutelle. Ils surgissent à l’improviste dans des lieux où de vives intelligences devraient nous éclairer. Ce dimanche, nous avons eu notre compte : Mathieu Michel interviewé par un type de son espèce.

22 novembre 2020
Dynasty ou Dallas ?

Il y a plusieurs façons de faire entrer le citoyen dans un moule qui le condamne à n’être que ce que le pouvoir veuille qu’il soit.
Par la contrainte morale, par l’exemple ou par la force.
Un citoyen débutant ne met pas trop de temps à s’apercevoir que le « quant à soi » mène à la marginalité. L’opinion, même de gauche, bien encadrée par le pouvoir, est toujours dénonciatrice de la position du réfractaire pauvre qui refuse de « gagner sa vie comme tout le monde ». Du chômeur à l’handicapé léger (assimilés souvent à tort à ce refus), du pas de chance à l’inorganisé, du caractériel au rebelle paresseux, de l’artiste au rêveur, les lois sont approuvées par le besogneux sur son banc de nage. Il ne voit pas pourquoi il serait le seul à souquer ferme. Il lui semble même que s’ils étaient plusieurs à saisir la lourde rame, que celle-ci serait plus légère, comme dans les films, quand le quartier-maître caresse le dos des galériens au chat à neuf-queues.
La situation d’ensemble la plus actuelle des Belges, c’est la contrainte morale qui la crée.
Mais plus pour longtemps ! Les Gilets Jaunes et la Covid-19 ont rayé le chrome de la belle machine des bourgeois, au fil du temps. Ce tableau est faussement simpliste.
L’exemple, le deuxième moyen de faire entrer le citoyen dans le moule, fait défaut. Le bourgeois installé dans la politique et dans l’économie à ses graisses qui le boursouflent de partout. Il ne peut plus cacher ses privilèges et ses différences qui giclent de tous les côtés dans sa manière à prendre ses aises et déguster ses petits fours. Du MR au PS, ils ne savent que faire pour dissimuler leur embonpoint, surtout moral. Il ne leur est plus d’aucun secours d’ânonner comme jadis dans leur catéchisme, que « le travail et l’honnêteté font la dignité de l’homme ». Vous voyez d’ici Charles Michel faire un discours sur les seules qualités personnelles à se faire valoir, comme La Bruyère « par des choses qui ne dépendent point des autres, mais de soi seul ou renoncer à se faire valoir », alors que sans des coups de pouce extérieurs et la sollicitude du père, il serait encore un avocat sans cause, peut-être commis dans une quincaillerie ou chômeur, au pire ? Vous voyez d’ici Jean-Claude Marcourt monter sur une chaise dans une cour d’usine en grève et commencer sa harangue par « Camarades… » ? Didier Reynders vanté l’indépendance de ses enfants par l’autonomie et la responsabilité dès le plus jeune âge, alors qu’il est allé faire la cour à Pierre-Yves Jeholet, président MR de la Fédération Wallonie-Bruxelles, pour qu’il engage son fils Nicolas, dans son staff !
La force par l’exemple et tout ce qui tourne autour de l’exemplarité sont devenus impossibles. Les coquins au brassard bleu ne sont plus assez nombreux pour asseoir leur puissance par le nombre. Comme ils cumulent encore tous les pouvoirs, ils craignent pour la génération suivante, celle qui débute à peine dans les places réservées. Quel avenir pour ces louveteaux ?

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Heureusement pour eux que sous prétexte de l’imminence d’attaques terroristes, dont au passage ils se flattent d’en avoir déjoué des dizaines, les libertés les plus fondamentales ont été réduites les unes après les autres ou en voie d’extinction, par des lois d’exception qui, par la commodité qu’elles représentent pour le pouvoir, sont devenues définitives. Ainsi, il est devenu plus facile de « contrôler » une action syndicale ou une manifestation spontanée de rue, depuis que les mesures prises pour lutter contre les extrémistes musulmans ont été prises. De même les policiers ont troqué leur tenue d’agent de la paix, contre des équipements qu’on ne voyait que dans des films américains. Les gens se sont accommodés à ces nouveautés comme la présence de militaires armés patrouillant dans les rues, en répétition pour une éventuelle reprise en main de la bourgeoisie libérale.
La pandémie a permis à la bourgeoisie d’œuvrer à découvert sous prétexte de la sauvegarde de la santé publique. L’entraînement par des couvre-feux, des fermetures de lieux publics, théâtres et cinémas, échoppes et marchés, qui sur le moment paraissent nécessaires, pourraient s’avérer dangereuses, au cas où des gens comme Georges-Louis Bouchez se découvriraient brusquement des affinités avec Franco ou Pinochet.
Ce qui paraît nécessaire en certains moments est franchement liberticide à d’autres. Or, qui décide de retrancher des libertés dans des circonstances d’urgence ? Ceux qui ont intérêt à les maintenir après !

21 novembre 2020
Une vie réussie !

Pour être vraiment we-transférable sur les réseaux sociaux, je devrais écrire sur l’affaire Daval en cours de jugement. J’aurais dix pour cent de lecteurs en plus. Parler du sperme de Daval retrouvé sur la robe de sa victime, m’en ferait dix de plus ! Complet, je devrais dire un mot du Black Friday, pour faire bicher les américanolâtres à la mouillette sentimentale !
Mais, qu’est-ce que vous voulez, le clientélisme à la Trump, je ne peux pas.
Souvent je me trompe. Certaines de mes chroniques pourraient n’être que du complotisme, confondues avec l’islamo-gauchisme ou de les avoir tirées du nationalisme de Marine Le Pen !
Ce n’est pas plus mal ainsi. Cela me permet d’éviter les courants, tout en étant accusé de les préférer tous, à tour de rôle. Cela m’autorise à être léger un jour, abscons un autre, parfois à toucher quelque chose d’important, sans toujours en être conscient.
« Fin octobre 2018, un chauffeur routier de 33 ans, Eric Drouet, lançait sur Facebook un appel à la mobilisation contre l'augmentation des prix du carburant. Quelques semaines plus tard, le 17 novembre 2018, les gilets jaunes déferlaient sur la France, inaugurant le plus vaste mouvement social qu'ait connu le pays depuis mai 1968. » (Les journaux)
Je voudrais revenir sur cet événement, dépassant la personne d’un Eric Drouet, transcendant son appel dont il ignorait parfaitement qu’il allait bouleverser le monde social et aussi le monde politique, sans que celui-ci en ait la pleine conscience, encore aujourd’hui.
Je m’en suis déjà ouvert dans une chronique récente. Elle n’a eu aucun écho. C’est souvent ainsi que commencent les changements de grande importance, ayant sur les gens d’immenses conséquences. Ils passent inaperçus, jusqu’au jour où ils aveuglent les consciences, au point que le monde en soit bouleversé et modifié à jamais.
Malgré nous, nous ne nous dissocierons pas de cette année de manifestations spontanées jetant des millions de personnes sur les routes et les ronds-points. Un mouvement social inégalé dont les effets bousculent l’Europe, devant l'absence de perspectives et la persistance d'inégalités profondes.
Même en Belgique, pays de la placidité repue, ça se conjugue à l’effet Covid, dans une association de griefs inédite. La contestation n’est pas éteinte, qu’on l’appelle Gilets jaunes ou sidération, devant nos neuf ministres de la santé de l’usine à Gaz des politiques.

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On ne sait pas où l’on va. Les discours officiels ne passent plus. Ceux de Clarinval et de De Croo, à propos du suicide de la jeune coiffeuse de 24 ans, sont perçus comme des hypocrisies larmoyantes. Les mesures « pour notre bien » sont autant de brandons enflammés qui transpercent nos chairs, au lieu d’être le baume guérissant des promesses qu’ils nous vendent.
J’imagine que la saga des Gilets Jaunes ne fait que commencer. Les motifs d’explosion sociale se sont renforcés avec les inégalités nouvelles de l’épidémie. Comment ose-t-on confiner les pauvres sur 16 mètres carrés, homme, femme, enfant vieillard – et ils sont probablement des millions en Belgique – en leur intimant l’ordre de n’en pas sortir, après une certaine heure sous peine de coercition ?
Comment ose-t-on obliger le port d’un masque dont on sait bien qu’ils sont inefficaces à force de trop les réemployer, alors qu’ils ne sont pas gratuits et que les seuls sûrs coûtent minimum 6 euros pièce chez le pharmacien ?
Comment peut-on se gargariser de précaution en envoyant travailler sciemment des enseignants et bien d’autres travailleurs, comme les caissières des supermarchés, dans des environnements qui ne sont sécurisés que sur le papier et le sachant, affirmer le contraire ?
Les GJ incarnent la colère populaire. Ils ont réveillé l’attention à la lutte sociale jadis réservée aux syndicats et au parti socialiste. La colère vient de ce petit peuple qui a bâti son projet de vie autour de l'accession à la propriété et qui se retrouve aujourd'hui anéanti par le modèle des grandes villes des élites culturelles, fragmentant telle une grenade, la famille : les vieux à l’hospice, les jeunes à l’apprentissage d’un boulot « porteur » et les adultes au turbin. Les gilets jaunes n'ont choisi leur lieu d'habitation qu’en fonction de deux critères : les prix du foncier et la facilité d'accès à l'autoroute. Ce faisant ils ont réalisé ce que leurs parents n'avaient pas fait avant eux, faute de moyens : devenir propriétaires. Et voilà que ceux qui savent tout à notre place viennent nous dire que nous ne devrions plus vivre de la même manière, la voiture diesel, les légumes du jardin, la maison payée en trente ans, c’est fini. Tout cela sans nous expliquer si la nouvelle manière de vivre est meilleure ou pire que la précédente. Comme avec le Covid, il faudrait leur signer un chèque en blanc. Ils ont la martingale pour ne pas mourir. Eux, du reste, si vous l’avez remarqué, ils ne meurent pas.
C'est d'une très grande violence pour des gens qui avaient jusqu'alors, le sentiment d'une vie réussie.