22 février 2020
Plus on est, moins ça compte ?

L’actualité bruisse de heurts entre partenaires de travail dans les entreprises, entre écoliers dans les écoles et dans les rapports qui devraient être amicaux, au moins neutres, entre les gens. La moitié des journaux sont journellement remplis de faits-divers violents.
Le réflexe le mieux partagé est la méfiance aujourd’hui, quand un(e) inconnu(e) vous parle dans la rue, dans un bus ou dans tout autre lieu.
On impute cela à une prudence compréhensible (avec tout ce qui se passe) et la montée des violences, dont on a le compte-rendu dans les gazettes. On va chercher les origines de la méfiance hostile des uns par rapport aux autres, dans des antagonismes dus à la couleur de peau, au clan social délimité, dans des activités où la victime se trouve seule contre tous, etc.
Jamais, au grand jamais, le principal facteur de troubles des relations n’est nommé par tous, les médias les premiers.
À la rigueur, on n’admet que le psychisme de certains bannis soit l’effet d’une mélancolie propre à sa nature, dans le cours d’une vie sociale. Alors que c’est l’évolution de l’économie vouée au rendement et au profit qui clive les groupes sociaux, détachant peu à peu l’Homme de la solidarité avec les autres et le conduit à sa perte sur le chemin de l’individualisme et du chacun pour soi. Une information générale autre que largement interprétée en faveur du libéralisme occidental, manque pour l’équilibre des arguments pour ou contre le système économique.
Politique folle du système libéral, aberration pourtant rarement dénoncée par les hautes écoles qui continuent à produire des philosophes inoffensifs et des psychiatres qui croient dur comme fer que la nature intrinsèque de chacun est responsable de l’équilibre psychique. Quant aux économistes, rares sont ceux qui n’émargent pas aux entreprises conduites par de farouches entrepreneurs réactionnaires et capitalistes !
Seuls les partis d’extrême gauche dénoncent la nuisance de l’économie de marché et la mise en concurrence du monde entier par la circulation insensée des frets par avion cargo, ou par containers sur des navires gigantesques. Leurs critiques courent sur le défaut d’un partage équitable des encaisses des richesses produites. Ce qui est évidemment aussi une réalité. Mais, ils ne le font presque jamais au nom de l’absurdité du travail machinal, celui dans lequel on ne doit surtout pas penser, tout à l’affût du respect d’une ergonomie sans laquelle on ne produit pas suffisamment. Rarement le raisonnement qui dénonce le productivisme et le chacun pour soi est mis en avant comme argument important. C’est toujours inconsciemment qu’ils appuient une nouvelle forme de contestation en soutenant l’écologie qui dénonce elle, les effets du productivisme sur la nature, les espèces animales et le réchauffement climatique, sauf sur le comportement humain, pour des raisons électorales évidentes. Pourtant tous devraient penser que le système libéral est aussi une nuisance au niveau de la santé mentale des individus, qu’il attente à tout, c’est une évidence, et qu’il n’attenterait pas à l’homme, il faut être sorti de science-po pour en être obstinément convaincu, étant entendu qu’à ce niveau, il est impossible de faire erreur.

1aasdequoi1me.jpg

C’est difficile à faire comprendre à ceux qui n’ont presque rien et qui se débattront toute leur vie pour avoir seulement le droit de manger à leur faim qu’on est arrivé à un sommet productiviste dans une forme de production de gaspillage inutile et attentatoire à notre survie.
Pourtant c’est le cas. L’abîme s’ouvre devant nos pas à défaut de retrouver à toute vitesse une nécessaire solidarité ! Et cette solidarité ne consiste pas à nous défaire de nos surplus, mais de tendre une main secourable à nos voisins sur les lieux de travail, à refuser de gagner plus en s’aliénant davantage, à faire comprendre par l’exemple à nos enfants que les différences dans les groupes scolaires, de tailles, de poids, de couleur, d’intelligences vives ou tardives à l’éveil sont des différences propres à chacun d’entre nous et qu’elles peuvent jouer en notre défaveur demain à l’occasion d’une infinité de situations nouvelles.
Pourquoi ne sommes-nous plus capables de construire des cathédrales (nous nous plaçons seulement dans l’art de construire des monuments grandioses sans connotation religieuse), ce n’est pas une question de foi, c’est une question de main-d’œuvre. Notre manière de faire exclu l’intelligence de l’ouvrier, sa capacité de créer. La robotisation du monde par les machines est une sorte de décervellement de l’espèce, une abdication de l’humain, une forme de vie qui recommande l’abrutissement au travail et dans les plaisirs, entre deux journées de labeurs.

21 février 2020
Explicit liber.

La thèse de Mandeville « Il faut confier le destin du monde aux pervers. » ne s’accomplit-elle pas avec l’accumulation d’argent autour d’une centaine de milliardaires pour bientôt sept milliards d’individus ? La libération des pulsions de cette petite communauté du fric rassemblant presque tous les pouvoirs, est déjà un fait, même si, parfois, l’un ou l’autre richissime abandonne un milliard dans un welfare, comme un scout ferait sa BA ?
Le néolibéralisme a un dynamisme incroyable, personne ne le conteste. Le problème, on ne sait pas arrêter la machine, ni le discours du capitalisme, fondé sur la destruction créatrice, énoncée par Joseph Schumpeter « Capitalisme, Socialisme et Démocratie. ».
Mandeville divise l’humanité en deux, les scélérats qui refusent de renoncer à leurs désirs et à leurs pulsions et la majorité des gens qui acceptent la frustration et la répression libidinales.
Entre les deux, une troisième classe peu nombreuse, groupant ceux qui feignent renoncer à leurs désirs pour mieux berner les autres. C’est à eux que revient la conduite du monde. Mandeville y flaire le pot-aux-roses, « le bien procède du mal ». De la rouerie, de la perversité, de l’hypocrisie de quelques-uns, de leur enrichissement et de la satisfaction de leurs désirs coupables naît l’harmonie et le bien commun. La radicalité de Mandeville, et ce pour quoi il sera rejeté par ses contemporains et honni par l’histoire, est de conférer une dimension politique essentielle à la pulsion et au désir.
En se basant sur la corruption de l’âme humaine, son aptitude au déni et à la dénégation, sa propension à préférer les fictions plutôt que la réalité, son appétit de reconnaissance et sa volonté de trouver refuge dans le phantasme, Bernard de Mandeville échafaude une politique et une économie nouvelles de son temps, diablement proche du nôtre.
Libérer les pulsions et faire de l’argent l’objet de tous les désirs, c’est le capitalisme trumpien ! Mandeville, un libéral à la Trump, le philosophe est pourtant oublié. Il a bouleversé la psychanalyse moderne et a probablement influencé Freud et Jung, sans que ces deux grands de la psychanalyse n’en aient rien laissé paraître.
Un an avant la Régence de Philippe d’Orléans, en 1714, à l’aube du Siècle des Lumières, l’opuscule de Mandeville est la porte de l’inconscient de l’âme humaine. Personne ne s’y était aventuré, sinon sous le sceau de la foi et les billevesées de la repentance, dans lesquelles sombraient Louis XIV et les dévôts.

1abievtot2tre.jpg

Sur la question de la perversion, il énonce une vérité qui a mis plus de deux siècles à se voir confirmée. Elle est l’apanage de la classe des rusés amenés à diriger les hommes par le bout de leurs pulsions. Perversion qui est la caractéristique psychologique des grands capitalistes actuels et sans laquelle le libéralisme ne se fût jamais développé.
Mandeville s’est posé une question dont Freud n’a jamais parlé. On la formule ainsi « Pourquoi, si on peut libérer les patients individuellement, ne pourrait-on envisager de les libérer collectivement ? ».
Il faut attendre Lacan pour déblayer les non-dits des psychanalystes précédents et enfin accéder à l’évidence d’un capitalisme financier contemporain « mandevilien » jusqu’au bout des ongles.
Mandeville a démonté le logiciel caché du capitalisme. Celui dont se serviront les économistes d’Adam Smith à Friedrich Hayek (1).
C’est quoi au juste « le capitalisme d’avenir » ? Il s’inscrit dans le marbre : fin de l’amour du prochain !
Le travail de détricotage des « avantages » a commencé dans toute l’Europe. C’est la fin des régimes spéciaux et l’avènement de la retraite par points en France. Une purge que Coca-cola Bacquelaine voudrait bien remettre à l’ordre du jour en Belgique. Ce n’est que partie remise.
La fameuse théorie du ruissellement aurait tendance à couler à l'envers. Mais on commence à comprendre le coût de ce pacte diabolique : la destruction du monde.
« Quittez donc vos plaintes, mortels insensés ! En vain vous cherchez à associer la grandeur d’une Nation avec la probité. Il n’y a que des fous qui puissent se flatter de jouir des agréments et des convenances de la terre, d’être renommés dans la guerre, de vivre bien à son aise et d’être en même temps vertueux. Abandonnez ces vaines chimères. Il faut que la fraude, le luxe et la vanité subsistent, si nous voulons en retirer les doux fruits. » écrit Mandeville, je le répète, en 1714.
On y est. Que dire de plus ?
----
1. Hayek : dans une autre chronique, j’ai dénoncé sa froideur dans sa logique du crime social.

20 février 2020
Private Vices

Ainsi, ce forban d’Adam Smith, père du capitalisme moderne avec Alexis de Tocqueville, se serait inspiré d’un Hollandais naturalisé Anglais, un certain de Mandeville !
On voit d’ici la tête du plus célébré ignare actuel du MR, l’avocat de Mons, Georges-louis Bouchez, découvrant la fable des abeilles du dénommé Mandeville !
Après avoir soutenu que le vice conduit à la recherche de richesses et de puissance et qu’il produit involontairement de la vertu parce qu'en libérant les appétits, il apporte une opulence supposée ruisseler du haut en bas de la société, la fable des abeilles conclut « Soyez aussi avide, égoïste, dépensier pour votre propre plaisir que vous pourrez l’être, car ainsi vous ferez le mieux que vous puissiez faire pour la prospérité de votre nation et le bonheur de vos concitoyens ».
Sacré Bernard de Mandeville, la théorie du ruissellement dont s’inspire l’UE et nos élites, desquelles vient de s’exclure Griveaux, mais restent solides au poste Charles Michel et Didier Reynders (en fuite), Sophie Wilmès, standardiste MR au gouvernement, Bacquelaine dit Bacq et tous les joyeux partouzards de la Région wallonne « el furioso matamore del rei » Di Rupo compris, tous confirmés par Mandeville, sur ce que j’ai toujours dénoncé ici.
Le capitalisme perdure parce qu’il s’appuie sur les plus bas instincts de l’homme et qu’il a ainsi des chances de contaminer l’espèce entière, dans cette bataille d’avance perdue de l’altruisme contre le vice capitaliste.
C’en est même au point qu’au-delà de l’homme, le capitalisme est en train de détruire l’espace naturel nécessaire à la survie de l’espèce, c’est dire qu’à côté de lui le COVID19, c’est de la gnognotte.
Bernard de Mandeville, alias Man Devil, avait deviné Donald Trump sa réincarnation moderne, avec ses péons blancs qu’il robotise, et ce slogan qui transparaît sous ses tweets « baise ton prochain, sans lui casser la rondelle, afin qu’il puisse s’agenouiller longtemps pour te cirer les pompes ».
L’économie psychique et libidinale vue par l’économiste-philosophe Dufour (1), c’est ça !
L’assise psychique et pulsionnelle du libéralisme est dans le mal.
Je le crois volontiers quand on voit les efforts que font les élites à montrer qu’elles sont vertueuses et honnêtes, c’est prodigieux ! Et pas que Griveaux qui n’aime pas que l’on sache dans quel boui-boui crasseux, il s’essuie la bite après usage, sur les tentures poisseuses, comme le firent avant lui les plus grands du gotha politique et mondain.
C’est qu’il est très difficile de garder son sang-froid devant les possibilités qu’offrent des fonctions qui placent un homme au-dessus des hommes.

1acdrest2m.jpg

Ce qui ne veut pas dire que tous les intellectuels qui ont réussi et qui se font des ronds en politique comme dans le commerce, sont des énergumènes pédophiles, violeurs et exhibitionnistes de leurs attributs, cela veut dire qu’en côtoyant journellement les privilèges qu’accorde la classe supérieure, on entre de plain-pied dans le vice et la vie facile et que s’il y a des résistants opiniâtres, il y a aussi des concupiscents irrationnels.
Cela doit être un supplice intérieur pour ceux qui, à la vitrine d’un parti, défendent un salopard. Hurler avec les loups, malgré une différence de métabolisme, faut s’y faire !
« Les vices privés font les vertus publiques » soutient Mandeville. D’après Dufour, un texte encore plus sulfureux était resté dans l’ombre « Recherches sur l’origine de la vertu morale », une plaquette oubliée de 1714.
Il y a très longtemps, j’ai presque appris par cœur « Malaise dans la civilisation » (2) de Freud, ce qui m’a guéri à tout jamais d’avoir du respect pour tout qui se présente supérieur à l’homme de la rue. L’incipit vaut le déplacement « On ne peut se défendre de l’impression que les hommes se trompent généralement dans leurs évaluations. Tandis qu’ils s’efforcent d’acquérir à leur profit la jouissance, le succès ou la richesse, ou qu’ils les admirent chez autrui, ils sous-estiment en revanche les vraies valeurs de la vie ».
Je le dis tout net à ceux de gauche qui font de la politique, n’essayez pas d’argumenter avec un libéral sur des questions économiques. Ces questions sont contrebattues par les destructions irréversibles qu’il devra amplifier à l’infini pour maintenir une plus-value, sans quoi le système s’arrête. Dès lors, cela conduit à une impasse que le libéral ne peut admettre, sous peine de se dédire. Entreprenez-le plutôt sur l’aspect éthique du système libéral, là où la faille est tellement énorme qu’il ne saura répondre que de manière confuse et incohérente.
----
1. Dany-Robert Dufour, « Baise ton prochain », Actes Sud, 2019.
2. Malaise dans la civilisation de Sigmund Freud, in Presses Universitaires de France, 1973.

19 février 2020
Belloubet : la justice en caleçon.

Après la grosse mobilisation de la police judiciaire parisienne sur décision du parquet de perquisitionner au siège de la France Insoumise et chez son président Mélenchon, à la suite de vagues accusations d’une activiste de droite, Madame Belloubet, garde des sceaux, repique une nouvelle crise d’autorité : l’affaire Griveaux !
Le parquet de Paris revient sur une affaire pratiquement classée pour des violences commises avec arme le 31 décembre, lors d’une soirée, par l'artiste russe Piotr Pavlenski. Un mois et demi s’étaient écoulés, aucune audition, ne serait-ce qu’à titre de témoin, n’avait été requise. Pavlenski n’était pas en fuite. Son domicile était connu des services.
Comme il fallait à tout prix montrer les crocs suite au scandale, cette affaire de décembre a été rouverte pour l’adjoindre à l’information judiciaire concernant la diffusion des vidéos des parties intimes de Griveaux. Comme par hasard, y sont impliqués Piotr Pavlenski et sa compagne Alexandra de Taddeo. C’est cette dernière à qui Griveaux confia jadis la vision de ses parties génitales. Dans l’esprit d’un « kompromat (1) » à la russe, madame Belloubet a ressuscité l’affaire de la rixe de décembre, pour renflouer l’image de Griveaux.
Le système judiciaire français a la particularité que les magistrats du parquet ne bénéficient pas de la garantie d'inamovibilité. Leur indépendance est limitée par le fait qu'ils sont placés sous la direction et le contrôle de leurs chefs hiérarchiques et sous l'autorité du Garde des Sceaux, ministre de la justice.
Cette façon d’interpréter l’impartialité de la justice, permet ainsi à madame Belloubet d’influencer les magistrats du parquet, sans que cela n’apparaisse nulle part.
C’est probablement en concertation avec la garde des sceaux que Benjamin Griveaux a porté plainte contre les deux interpellés.

1avatares1ava.jpg

Sachant qu’Alexandra de Taddeo est l’ancienne maîtresse de Griveaux, il s’agit non plus d’une divulgation d’un tiers à l’affût d’un flash secouant la Toile, genre paparazzi sévissant sur FB, mais une affaire sentimentale ayant pris fin, laissant à la délaissée l’amertume de s’être trompée sur les sentiments de son amant, d’où ces vidéos sur la place publique.
En général, les tribunaux classent sans suite ou sont généralement cléments dans ce genre de situation. Une femme déçue par un séducteur sans scrupule, Marlène Schiappa les défend. Mais pas celle-ci, évidemment, secret d’État.
Il ne s’agit pas de légitimer la diffusion des images, mais de montrer la bassesse du sieur Griveaux portant plainte. Ce manque de galanterie, en dit long sur l’ex socialiste rallié à Macron.
Piotr Pavlenski est dans l’ordre sacrificiel, le turbulent agresseur qui manquait à madame Belloubet et à la justice française, pour tenter que l’opinion publique bascule en faveur du méprisable Griveaux. Cela s’appelle une ingérence du politique dans la sphère judiciaire.
Reste le cas de Piotr Pavlenski. Anar, proscrit de tous les régimes, allergique à tous les systèmes, on peut dire sans se tromper qu’il va savoir à ses dépens comment la « civilisation bourgeoise » traite les gens de son espèce ! Les cris de mise à mort des députés de LREM, en donnent un avant goût. Certains n’hésitent pas de suggérer qu’on le renvoie en Russie, en espérant qu’il s’y fasse liquider dans une prison de la FSB, ex KGB.
Ah ! les braves gens… mon vieux sang d’anar ne fait qu’un tour. On s’étonne que l’on patauge dans une pseudo-démocratie qui tourne carrément à une oligarchie et on s’apprête dans l’hostilité générale à l’égard de Pavlenski à l’imaginer garrotté, quelque part dans un cul de basse fosse, comme du temps de ce salopard de Franco !
Parce qu’en réalité, même si Pavlenski a un petit côté « artiste qui veut épater le monde pour réussir », un peu à la manière d’un autre artiste, belge celui-là, Théophile de Giraud (2), qui en septembre 2008, barbouille la statue Léopold II de peinture, il n’en demeure pas moins que cette démocratie a en horreur l’anarchie de gauche, pour la bonne raison qu’elle est devenue elle-même anarchiste, du côté du capitalisme, au sujet des milliardaires propriétaires de la planète qui sont des anarchistes de droite qui ont réussi.
La conclusion voudrait que la moralité bourgeoise soit sauvegardée, que Griveaux se jette aux pieds de l’épouse et que celle-ci pardonne, réservant l’entièreté de la faute « à la racaille », en toute conclusion identique à la Belle Époque, qui fut prolixe en amours ancillaires et en discours publics enflammés à l’amour de la famille, tandis que ces honorables bourgeois se repassaient les chaudes pisses dans les bordels.
---
1. En russe, "kompromat" signifie littéralement "dossier compromettant". Généralisée pendant la guerre froide par les services secrets soviétiques, cette technique vise à monter des dossiers pour nuire à un ennemi.
2. Théophile de Giraud est un activiste belge né en 1968 à Namur, qui aime se mettre en scène, mais de manière moins spectaculaire que Pavlenski.