24 mai 2019
Les cendres du centre.

Le centrisme en Wallonie procède de la même philosophie que l’État et l’Europe, pour administrer un système à ambition démocratique.
Le MR, parti libéral et le PS, social-démocrate, se partagent le pouvoir dans une pratique qui consiste à rejeter tout parti qu’ils n’agréeraient pas, en le taxant de populisme.
De nouveaux partis entrent dans ce centrisme, quand il se trouve appauvrit faute d’électeurs. Au niveau fédéral, la N-VA est passée de populiste à démocrate centriste, à seule fin de rendre la majorité au centre.
En réalité, le centrisme est une association de partis conservateurs qui va de la conservation du libéralisme historique, aux expressions nouvelles du capitalisme productiviste qui maintient les dynasties politiques actuelles au pouvoir.
Ce système existe dans sa forme actuelle depuis le milieu des années cinquante. À l’aide d’une propagande coûteuse, les États libéraux concevèrent une guerre froide destinée à détruire dans l’opinion une image radicale de la gauche (communisme), la droite extrême avait été auparavant défaite à la chute des nazis.
Aujourd’hui cette oligarchie déguisée en démocratie est controversée par une opinion qui sort de cinquante années de chloroformisation par les médias, des sources nouvelles d’information lui ayant apporté la contradiction.
Entre la poudre aux yeux lancée par le centrisme et la réalité d’une vie dure et difficile sans progrès pour la plupart des gens, l’écart est enfin ressenti.
Les électeurs ne sont plus du tout certains que les populismes constituent, en Europe comme aux États-Unis, une menace pour la démocratie. La méfiance envers le centrisme, qu’enregistrent toutes les enquêtes d’opinion, permettent enfin de se poser quelques questions, par exemple au niveau régional wallon : « Le PTB ne ferait-il pas mieux le boulot que le PS ? » C’est-à-dire ne serait-il pas plus respectueux du programme qu’il a présenté à ses électeurs que le PS ?
Là-dessus les partis centristes arguent de la qualité de leurs électeurs et de leur parfaite incarnation de la démocratie, sous-entendant que les autres ne l’avaient pas, pour faire oublier le bilan désastreux.
David Adler, chercheur en sociologie politique, a écrit dans le New York Times une étude statistique relative à la croyance dans la démocratie. Le résultat est assez surprenant. Les électeurs qui se classent au centre sont ceux qui sont les moins attachés à la démocratie, ses valeurs et ses pratiques ! Ces électeurs sont les plus susceptibles – après ceux d’extrême droite – d’être séduits par des valeurs et des dirigeants autoritaires (pour référence, l’élection d’Adolphe Hitler au titre de chancelier, par une majorité centriste chrétienne libérale).

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On confond souvent par démagogie et pour tromper l’opinion publique, l’angoisse du lendemain, la précarité ressentie des contrats de travail, la perte d’autonomie dans des travaux de production intense, en somme l’exposition à la globalisation économique, avec un bouillonnement révolutionnaire quasiment anarchiste et irréfléchi dont on fait une étiquette que l’on colle sur les électeurs qui ne votent pas pour un parti centriste.
Les pratiquants de cet amalgame s’empressent, comme le sociologue Pascal Delwit, de limiter le cadre de leur recherche dans les seules dispositions des classes populaires à la démocratie, et leur insatisfaction politique.
Ils s’interdisent volontairement d’analyser les attitudes anti-démocratiques au cœur même du centrisme où il apparaît que ce sont les électeurs du centre qui expriment, de la manière la plus affirmée, un sentiment anti-démocratique.
La politique de désengagement de l’État en matière sociale, y compris les soins de santé et de l’éducation, pratiquée par le centre depuis longtemps, mais nettement accélérée après la crise de 2008 et la mondialisation du libéralisme, montre un visage peu connu parce que caché par les médias associés, d’une hostilité des électeurs centristes à l’égard des valeurs de la démocratie : l’importance des droits civiques, la solidarité du riche à l’égard du pauvre, une fiscalité équilibrée, etc. pour privilégier des sentiments justifiant les fraudes fiscales, le sentiment d’être la vache à lait de l’État et le dindon de la farce, si bien exprimé par Louis Michel quand il tirait son miel financier de l’électeur commerçant « classe moyenne ».
La colère envers des élites défaillantes ne signifie pas une disposition antidémocratique ; elle peut être l’expression d’une demande démocratique, et même le signe d’un attachement à la démocratie et ses procédures.
Je pense réellement que les Gilets Jaunes, ainsi que les partis d’extrême gauche français et belges, la France Insoumise et le PTB, auxquels on peut associer la frange des Écologistes sociaux, ont bien plus le sentiment d’appartenance à une démocratie que Messieurs du centre, socialistes, sociaux chrétiens et libéraux réunis.

23 mai 2019
On y va !...

Certains bartistes voyaient Bart De Wever Premier ministre en 2014. D’autres l’espéraient ministre-président flamand. Le débat n’est pas clos. Au lieu de « s’éteindre » dans le boulot de bourgmestre d’Anvers, le fauteuil de Premier de la Région flamande, place des Martyrs à Bruxelles, était plus approprié pour atteindre au système confédéral, Charles Michel aurait été la marionnette de Bart De Wever de façon bien plus visible qu’elle ne l’a été depuis les débuts de la suédoise. Pour les flamingants nombreux à la N-VA, c’est une erreur du chef.
Ce temps perdu pour l’indépendance, Bart Maddens l’avait écrit dès 2015 dans le Standaard (Daardaar magazine).
Parmi les bartistes, Peter De Roover, chef de groupe N-VA à la Chambre et flamingant assumé, est de ceux qui pensent que le responsable politique flamand le plus important soit aussi le premier ministre de la Flandre. La notion du chef est très importante en Flandre dont les origines ne sont pas latines, mais germaniques. C’est avant tout une question de culture.
Le pouvoir que confèrerait au chef le confédéralisme est autrement plus important à l’influence qu’on attribue à Geert Bourgeois, l’actuel ministre-président flamand dans le système fédéraliste. Sans le désavouer, les flamingants espéraient lui voir jouer un autre rôle, une sorte de contrepartie aux vedettes de la N-VA partenaires de Charles job-Michel et obligés à un devoir de réserve. Geert Bourgeois a compté les coups pour ou contre la coalition suédoise.
A la place de Bourgeois qu’elle aurait été l’attitude de Bart De Wever ? On le saura sans doute après les résultats de dimanche, quand la semaine qui suit la N-VA redistribuera les postes.
Le scénario de rêve pour la N-VA serait qu’après un an ou plus d’une confusion extrême, le roi soit obligé d’appeler Jan Jambon à la formation d’un gouvernement, ce qui faciliterait le travail du chef pour le confédéralisme, même si Di Rupo y étancherait sa soif de ministères pour remercier ses fidèles.
On peut imaginer l’inverse, par la formation d’une coalition anti-NVA. Bart De Wever serait alors le chef de la Flandre et le premier ministre, celui des trois autres Régions (Avec les Germanophones)
Jambon au fédéral ce serait retardé le confédéralisme. On sait que le poste assouplit le cuir des plus rétifs.
De toute manière, Charles Job-Michel s’en va à l’Europe. Macron lui prédit un destin formidable. Il en est tout impacté (mot à la mode employé partout et n’importe comment). Il était trop usé pour prétendre un nouveau mandat au fédéral. Le risque pour Job-Michel serait que Reynders soit recalé au concours du Conseil de l’Europe où il brigue le pognon de secrétaire. (Je dis pognon, parce que je suis certain que Reynders s’est informé de ce que gagne ce haut fonctionnaire en directe ponction financière sur le budget de l’Europe). Recalé, Reynders reporterait ses dernières ambitions sur le MR et pourrait nuire au camp de Job-Michel. Est-ce que la permutation de Reynders avec Job-Michel au fédéral changerait quelque chose pour De Wever ? Reynders est souple et il aime les honneurs et l’argent. Alors…

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Le coup de Marrakech a augmenté la probabilité de la N-VA à participer au gouvernement fédéral à la prochaine redistribution des emplois. Un gouvernement flamand mené par la N-VA serait de nature à rendre le pays encore plus ingouvernable, sans de grandes concessions aux appétits d’indépendance de la Flandre.
Sans majorité absolue en Flandre, ce qu’il n’aura pas, même avec le Vlaams Belang, Bart De Wever peut très bien se résigner à envoyer de nouveaux ministres au Fédéral ne serait-ce que, selon ce qu’il a déjà affirmé pour l’ancienne coalition « Si nous ne trouvons pas d’alliés pour le confédéralisme, nous participerons au gouvernement fédéral pour préserver la Flandre du pire. »
Par conséquent, la porte reste largement ouverte à une coalition suédoise bis, assortie d’une trêve communautaire. Et avec Bart De Wever comme ministre-président flamand, cette trêve sera plus facile à faire passer aux militants nationalistes. En d’autres termes, le confédéralisme de facto servira d’alibi pour expliquer l’absence du confédéralisme institutionnel.
Mais ce n’est pas tout, loin de là. Avec l’homme fort de la Flandre au poste de ministre-président, la constellation politique aura une tout autre configuration. Bart De Wever ne se laissera jamais mener par le bout du nez par le fédéral. Il exercera les compétences flamandes jusqu’à leurs plus lointaines limites, de manière à révéler un maximum de dysfonctionnements du fédéralisme à la belge. Ce sera le ministre-président flamand qui convoquera le Premier ministre belge, et non l’inverse. Le confédéralisme aura ainsi le temps de mûrir dans les esprits. Bref : il semble bel et bien que la révolution copernicienne soit de retour, mais en plus flamandisée encore. Et ce n’est pas ce que le MR espérait.

22 mai 2019
Les conquêtes d’Alexandre…

On le savait parcimonieux des deniers de l’État à secourir des Belges nécessiteux, voilà qu’on le découvre dispendieux pour les gens de son espèce. Faut-il le dire et le redire, il n’y a pas trente-six cassettes de l’État belge. Si bien que les chômeurs, les députés et sénateurs reçoivent de l’argent que l’on sort de la même cassette. Il est drôlement culotté celui qui s’en trouvant très bien traité, rouspète sur quelques sous alloués à bien moins bien payé que lui.
Dimanche encore, Alexander De Croo de l'Open Vlaamse Liberalen en Democraten m’a complètement écœuré. Le pendant « belle gueule » de Charles Job-Michel, Alexander est le fils d'Herman De Croo, parasite absolu et indéboulonnable. Le fils tient ça de famille.
Son obsession, à cet homme, c’est de rayer du chômage le plus de monde possible. L’exclusivité de l’économie faite sur les pauvres est son obsession. Alexander passe des soirées enfiévrées de calcul avec l’autre obsédé Charles Job-Michel. Comme ils sortent le pognon du même tiroir que leurs salaires, ils pourraient faire un effort et soulager l’État d’une partie non négligeable de ce qu’ils nous coûtent.
Alexander nous présente son deal en commençant par dire que le chômeur au départ gagne trop peu, mais au fur et à mesure que la montée est rude, que l’environnement est hostile, il souhaiterait que la collectivité lui retire le dernier croûton de la bouche, après des paliers successifs de diminution, sans doute dans le but d’accommoder son estomac à des restrictions progressives.
Charles Job-Michel, c’est kifkif sur le sujet. Les grands prédateurs se retrouvent.
Ce sont des libéraux qui considèrent qu’il faut mériter un salaire par un travail, ce qu’on pourrait admettre, mais aussi non choisi, parce qu’à des conditions inacceptables, un salaire dérisoire, un job mauvais pour la santé, des horaires fous, des contremaîtres hargneux et omniprésents, soit l’une ou d’autres conditions rencontrées qui ne sont pas rédhibitoires d’un refus, sans une exclusion. Comme l’Europe s’aligne sur des critères inquiétants d’un code de l’esclavage mondial, plutôt que des conditions de travail, en progrès, le petit De Croo aura du pain sur la planche pour vendre ses salades de voyou.
Le stakhanovisme repris comme modèle chez De Croo, il faut le faire.
Cette démocratie est en réalité une caste au pouvoir et en représentation permanente qui n’a qu’un but, celui de se reproduire et de croître en profit.

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Et comment le faire en période de vaches maigres, sinon prendre de force aux gens qui n’ont aucun moyen de se défendre !
Sous des dehors instruits, cette caste n’a aucune des qualités d’intelligence pour diriger un pays. Cependant elle est là et s’accroche à un mode de vie de nabab, tout en déniant aux autres une vie décente.
Dans des domaines comme la philosophie et la sociologie, Alexander De Croo semble particulièrement inculte. Il rejoint en cela son alter ego francophone Charles Job-Michel, même origine, même destin, même mise en coupe réglée de l’État. Grands prédateurs financiers, ils vivront toute leur vie, successeurs par tradition, les pendants légaux des grands fraudeurs du fisc, eux les parasites naturels.
En réalité, ces médiocres sont des libertariens ultralibéraux mâtinés de libéralisme égalitaire, à la manière de Rawls. Ce dernier est pour la société de l’ignorance. Une société dans laquelle seul le dirigeant connaît le but et pour y arriver accommode la vérité dans une réalité supposée, pour entraîner la masse à ses fins qu’il est le seul à considérer pour bonne.
On va où les compères !...
Ils placent la réussite individuelle au-dessus de tout, confondant leurs mandats et leurs prébendes avec un travail honnêtement rétribué.
Comme si ces messieurs ne pouvaient être remplacés facilement par n’importe quel Jeanfoutre ayant un peu de lettres et d’esprit !
Un suffrage universel aveugle les a chargés de défendre un collectif et ils ne défendent que l’intérêt de quelques particuliers, secondairement au leur, toujours prioritaire.
Pour eux, l’État qui pourtant les rétribue grassement est illégitime.
Ils sont pour une économie de marché dépourvue de traité contraignant.
En réalité, leur système libéral est un ennemi juré de l’État.
Bart De Wever, en défendant le confédéralisme, entre lui aussi dans le club. Suivant la logique décrite par Robert Noszcik, il va laisser à une Belgique confédérée, une armée, une justice, une prison. Le reste relève d’un marchandage d’intérêts particuliers et publics.
Seul est sacré le droit de propriété.
L’État pour le monde libéral n’est qu’un moyen de domination politique entre les mains des détenteurs du pouvoir économique.
La société belge est particulièrement élitiste, mais un élitisme frelaté, peu ouvert, peu digne des universités qui renoueraient avec l’histoire et le social.
Je me demande si Pareto n’a pas raison quand il prétend que la démocratie parlementaire n’est qu’une ruse de ce qu’il appelle la « ploutocratie démagogique ». Et de fait, en épluchant les programmes dont les partis de pouvoir inondent ma boîte à lettres en ce moment, je ne comprends pas que l’électeur puisse lier son destin aux âneries libérales transcrites, même sur le papier recyclé des Écolos.

21 mai 2019
180 jours de réflexion !

Quel que soit le vote du 26 mai, l’Europe est et restera le bidet des USA, dans lequel Trump y ondoie ses vieilles burnes.
Ce ne sont pas les paumés qui vont peupler le parlement européen de Strasbourg qui changeront la donne, quand ils auront reçu leur macaron de VIP au dernier trimestre 2019.
Justement, Monsieur-Dollar a accordé six mois de délai à l'Union européenne et au Japon pour négocier un accord commercial du secteur automobile. L’Allemagne en tremble à l’avance, faute de quoi il infligera des droits de douane supplémentaires au risque de faire dérailler la croissance mondiale, et rendre la Mercedes inaccessible à la middle class américaine.
Depuis Trump, le nouveau patron du claque, ses gagneuses de Paris et Berlin sont à l’amende. Elles ne dégagent pas assez de cash. Elles lambinent au turf. L’employé des 27 casinos n’est pas performant. Les fonds de pension USA rouspètent, ils n’en ont pas pour leurs dollars. Après avoir claqué le beignet du chinois Xi Jinping, la Chine joue profil bas. L’Europe qui est un baby à côté, risque la mandale dont elle ne se relèvera pas.
Après 180 jours, le président Donald s’autorisera à prendre des mesures dont Job-Michel et Elio Di Rupo n’ont pas idée, eux pourtant si dévots, si prompts au lavement des pieds, si fins connaisseurs des noumènes de sa Grandeur.
Les voitures importées font peser une menace sur la sécurité nationale des States, s’inquiète Donald. Il se sent menacé, lui qui a pourtant la plus formidable armée au monde.
C’est « Le loup et l’agneau » de Lafontaine. Le faible peut bêler tant qu’il veut, le loup s’en fout. Il a faim, un point c’est tout. Ça nous ramène à la croissance. À défaut de l’avoir au top d’aujourd’hui jusqu’aux élections dans deux ans, Donald ira la chercher avec les dents jusque dans la mangeoire de ses chiens. Justement, ils attendent planqués dans les niches en Europe.
Merkel envoie des Mercedes Benz aux Etats-Unis comme si c’étaient des cookies.
La délégation de Bruxelles est prête à négocier avec Washington un accord commercial incluant les voitures. La commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, pas encore sur la touche, veut bien se donner en pâture au grand fauve. On ne sait pas ce que Melania en pense. La star du porno, Stephanie Clifford, alias Stormy Daniels, se plaint à la télévision que l’ithyphallique personnage est plutôt mini de ce côté-là.

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Le porte-flingue Robert Lighthizer de la Maison Blanche est chargé par Donald Trump de mener les négociations. De son côté, le ministre allemand de l'Economie a salué ce répit, qui permet d'éviter "pour le moment, une aggravation du conflit commercial". On serait prêt à négocier un statu quo sur les bagnoles allemandes, en échange d’une participation européenne à la guerre probable que Trump mènera contre l’Iran.
Chez nous, en Belgique, nos grands stratèges pensent que cette promesse pourrait calmer un président qui n’a pas encore « eu » sa guerre comme ses prédécesseurs. Il la veut pour sa gloire de grand chef de guerre.
Le Japonais Toyota est dans ses petits souliers. Les Transgenres depuis Manning sont plutôt mal vues chez les Républicains, alors vous pensez, l’hybride…
La part des constructeurs américains de la bagnole aux Etats-Unis a fondu, passant de 67% (10,5 millions d'unités produites et vendues aux Etats-Unis) en 1985 à 22% (3,7 millions d'unités) en 2017. Une honte, pour la Mecque des huit cylindres !
Comme quoi l’écologie, la diminution de la consommation d’énergie et de pollution des gros moteurs, un capitalisme différent et toutes les autres foutaises qui freinent la croissance, Trump a un colt 45 dans le tiroir de son bureau à la Maison Blanche, pour se farcir tous les conseillers et les visiteurs qui se prennent pour Hulot.
Cette affaire des 180 jours de délais va peser sur les pro-européens qui vont devoir expliquer que l’Union va aider l’Allemagne à fourguer ses ferrailles vrombissantes à coups de gentillesses aux Américains. Accepter leurs viandes trafiquées, leur pétrole soufré, leur camelote de la Silicon-Valley, leurs feuilletons à la con et leurs maïs transgéniques, cela fera du chômage supplémentaire en Europe, une malbouffe certaine et une écologie en panne.
On n’en est pas encore au syncrétisme sur la réplique européenne, mais il est hors de question de faire de la peine à Angela Merkel.
C’est à qui se battra pour avoir l’honneur de vider le bidet de Donald. Aux dernières nouvelles Job-Michel et Di Rupo ont la cote. Bernard Ghetta, vu sa grande expérience de l’entretien des lavabos des salles de rédaction, sera un conseiller précieux.