17 janvier 2017
Trumpette de la renommée…

Dans deux jours nous serons tous Trumpfés : américanolâtres, ruskoffs, démocrates et marinistes. Logés à la même enseigne avec les petits Blancs de Baltimore, les amis et les ennemis du pognon, les grands rêveurs d’une Amérique de tous les possibles, aux Latinos de Los Angeles, nous allons déguster la nouvelle manière de savourer la démocratie à la sauce milliardaire, avec un forcené du Moi à la Maison Blanche et les Blacks attendus par les Cops aux tournants des ghettos. Le fontainier du Manneken-Pis va augmenter la pression du jet pour faire réaliste. Charles Michel va utiliser ses caleçons « Stars and Stripes ».
C’est inscrit dans la Constitution américaine « Afin d’éviter qu’un démagogue ne prenne le pouvoir, il sera instauré entre la Présidence et le vote populaire, un jury de grands électeurs État par État. » Pour le coup c’est réussi, Clinton l’emporte au nombre de voix. Il a suffi à Trump de se concentrer sur quatre États produisant un maximum de Grands électeurs et l’affaire était dans le sac, voici le super démagogue avec la vulgarité en plus.
Le vote populaire a du bon (près de 3 millions de voix en plus pour les démocrates), mais il n’a pas permis avec ce système à barrer la route à ce clown.
Avec les types qu’il a sorti des banques pour en faire des ministres, sa famille introduite dans les sphères du gouvernement et la conduite de ses affaires en sous-main par ses fondés de pouvoir, l’Amérique va être dotée du président le plus affairiste qu’elle n’ait jamais élu !
Et s’il gérait les USA comme la Trump-Tower, faisant de ses concitoyens ses propres employés ?
La politique économique va changer dans le monde, la Chine est pointée du doigt, Poutine va devenir l’allié obligé et l’Europe n’aura qu’à se débrouiller avec en son sein le principal adversaire caché jusque là des USA, l’Allemagne productiviste. Quant à l’OTAN, Trump a déjà imposé 2 % du budget des pays membres pour les armements, nous on est à 0,9 % !
Avant que les « Petits Blancs » (traduisez les classes moyennes) aient retrouvé leurs esprits, ils se feront avoir par Donald, beaucoup mieux et plus profond qu’à la crise des subprimes de 2008/9.

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En rapatriant les entreprises, en fermant les barrières et en construisant des murs, Trump va se retrouver avec des consommateurs et des producteurs aux intérêts contradictoires, manque de pot ce sont les mêmes. Chouette pour nous, il va se séparer sans le faire exprès des esclaves dont l’Amérique a besoin pour consommer à elle seule plus que toute l’Afrique réunie.
Ce n’est pas faire la critique de la mondialisation, comme des économistes sérieux un peu partout dans le monde le font avec pertinence, c’est croire que l’Amérique repliée sur elle-même pourra consommer demain, ce qu’elle consomme aujourd’hui, en fermant la porte aux nez des autres, alors qu’il n’y a pas plus dépendant du reste de la planète qu’eux !
Le président Chinois, s’il n’y avait pas eu le coup de fil à Formose, serait mort de rire.
Il n’y a que l’Europe pour prendre ce pitre au sérieux.
Nous nous sommes livré esclaves des USA par paresse et zizanie. Ce n’est pas pour remettre l’Europe sur pied que j’écris cela. Elle est arrivée à une dégénérescence telle, que Trump ou pas, cela n’a plus guère d’importance. Nous n’avons aucune politique capable de nous défendre, ni économique indépendante, rien ! Selon Onfray, nous sommes à la fin de « notre » civilisation. Trump en sera le point d’orgue.
Les droites belges se sont distinguées tout particulièrement. C’est le commencement de la fin. La semaine dernière De Wever parlait d’économie. On aurait cru entendre Aristide Briand en 1928, jute avant la crise de 29.
Et ça continue dans le camp des crétins, Charles Michel n’est pas en reste.
Trump est un pragmatique. Après avoir promis la lune, il est capable de la remplacer par son cul, en affirmant que c’est vraiment la lune. Reste à savoir combien de temps ceux qui l’ont suivi vont le croire ?
Le Sénat américain est coincé. Les Démocrates qui n’en voulaient pas vont le gober pendant quatre ans. Les Républicains sont résignés. Le destitué est impossible, sauf s’il est prouvé qu’il a menti sous serment, comme Bill Clinton a failli sauter pour avoir menti à propos de sa stagiaire.
Pour cela il faudrait des preuves de la sex-tape à l’hôtel de Moscou, ce qu’il pourrait démentir sous serment et lui valoir la procédure.
C’est Poutine qui a la réponse.
Pour le reste l’impeachment n’est pas possible, fou, psychopathe, ravagé par l’ego, il n’y a rien qui puisse le stopper dans la paranoïa de son pouvoir. Ce type ne tient aucun compte des autres. C’est un visionnaire de son propre jugement et celui de son beau-fils, réplique de lui-même.
Pour notre seul coin dans l’Europe des perdants, la question qui se pose est « qui va représenter la Belgique au sacre de Trump ? », Reynders, Michel ou Jan Jambon ?

16 janvier 2017
Ceci est bien une crise !

« A votre avis » (RTBF) revient sur un sondage celui d’une société inquiète sur le rôle du politique dans une démocratie qui bat de l’aile (Labille : ceci n’est pas une crise).
Selon son habituel jeu diplomatique, la RTBF avait invité Louis Michel, député européen MR, Hamza Fassi-Fihri, vice-président du CDH et Jean-Pascal Labille, membre du PS, à la tête de Solidaris interrogés par deux citoyens : Frédéric Chomé et Gemma Spataro.
Malgré la bonne volonté de la RTBF, les débats sur des sujets sensibles passent à côté de leur cible. Au pire, ils aboutissent au contraire de ce qu’on espérait ! Pourquoi faut-il entendre les arguments toujours les mêmes de ceux qui sont quasiment les prioritaires d’antenne (voir plus haut) dans le double du temps imparti aux citoyens ?
C’est dommage. La chaîne publique a l’avantage de mieux choisir ses sujets que sa rivale. Mais, si c’est pour arriver à ce qu’on a vu dimanche, comme dans l’opérette « c’était pas la peine d’changer d’gouvernement ».
Le parlementarisme quasiment peuplé de mandatés inamovibles est obsolète. Il faudrait une réelle représentativité de ceux qui ne sont pas entendus. Il serait bon de voir sur les plateaux de la télé des citoyens qui se battent avec les mêmes armes dialectiques que les habitués du spectacle.
Le choix de Gemma Spataro n’était pas le bon. On a vu une femme toute ébaudie de se trouver en si belle compagnie. Loin de moi les sarcasmes et les dénigrements, au contraire, je la révère et la trouve bien courageuse et téméraire. Frédéric Chomé, au nom prédestiné, a fait bonne figure et ne s’est pas démonté devant les arguments adverses.
Avait-on choisi cette pauvre Gemma exprès, de sorte que son intervention n’était propre qu’à sa situation ? Un simple témoignage externe sous forme d’interview aurait suffi.
Ce n’est pas Sacha Daout qui invite les gens et choisit les thèmes, c’est l’échelon au-dessus, donc ce n’est pas lui qui se plante dans le panel, la décision est prise ailleurs. Par contre, il aurait pu transformer cette « erreur » en un rentre-dedans que l’état actuel de la politique permet. Mais il y avait les volontés dans les étages et le glissando des responsables sur l’épaisse moquette de la direction.
À ceux là je voudrais dire que je me suis senti personnellement humilié de laisser entendre que les électeurs sont en gros incapables de sortir de leur petite vie personnelle, même dans les drames qui la traversent, arrivant sur le plateau, angoissés de parler à ceux qui savent, avec ce coup de poignard final, inconscient probablement, du présentateur demandant à la dame effarouchée « vous êtes satisfaite des réponses qui vous ont été faites ? ». Ah bon ! elle était là rien que pour poser des questions ! Elle est satisfaite, devaient se dire les autres, alors on peut continuer comme ça !
Pour mettre l’invitée mal à l’aise, Daout s’y connait…
Voilà pourquoi les abonnés à la parlote se sont installés sans vergogne dans leurs exposés, conversation de salon entre soi, laissant à la dame à peine le temps en quelques mots maladroits de montrer son peu d’entregent et son peu de vocabulaire, par rapport à ces petits fortunés du langage fleuri.
Et qu’ont-ils dit ces Pic de la Mirandole de « question pour un champion de province » ?
Qu’il faut changer de système, qu’il faut laisser la parole aux gens, que le travail des politiques n’est pas un métier, mais un exercice civique… et tout ce babillage devant la pauvre éberluée !

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Ils donnaient l’image de ce pourquoi la démocratie va mal, qu’elle est en train de sombrer et que les gens vont passer à autre chose et que cet autre chose sera peut-être pire !
Cela à coups de slogans sur ce qu’il faudrait faire et qu’ils ne font pas ! Même Louis Michel s’est mis au diapason. Satisfait dans le fond que des palabres de cette sorte prolongeassent sa longévité politique exceptionnelle.
Si l’intention était bonne, je pardonne aux maladroits de la chaîne publique de s’être laissés avoir par ceux qui campent carrément d’un dimanche l’autre dans ses couloirs.
Un doute m’assaille. Il y avait bien un libéral en la personne de Michel père, Mabille (1) socialiste, Hamza Fassi-Fihri vice-président du CDH, Kroll dessinateur attitré et pas un seul représentant des écologistes et du PTB !
C’est étrange tout de même cette manière de vouloir ouvrir les débats à tout le monde et d’oublier les Écolos et le PTB !
La RTBF devrait s’inspirer du projet de ne pas faire plus de deux mandats politiques, en l’appliquant à ses invités !
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1. Initiateur du sondage donc logique qu’il en soit.

15 janvier 2017
Guerre psychologique.

Di Rupo et Charles Michel font penser à deux grognards de Bonaparte engagés sur les chemins gelés de la retraite de Russie, ils se disputent, dans leur fuite, sur le meilleur itinéraire pour échapper aux moujiks (le PTB).
Ces deux là font semblant de se disputer, mais sur le fond du débat ils sont d’accord. Ils se partagent les casseroles. Seule différence, Di Rupo rejoint la droite flamingante dans l’invective, mais Charles Michel couche avec elle. Ménage à trois avec Bart De Wever.
Les querelles d’ego, ça les occupe. Élio en a marre de repriser les chaussettes des deux autres. Il voit bien que ses hommes rentrés du bureau regardent la télé sans même lui demander des nouvelles des enfants.
Le bruit qu’ils font dans leur cuisine a ému Maggie De Block, qui a lancé sur les réseaux sociaux un appel à stopper les messages haineux et grossiers. Mme De Block n'envisage pas de porter plainte, pour le moment. Elle fait aussi pression sur Hedebouw qui n’est pas gentil avec elle. Je propose à ce dernier de remettre la poste dans le coup pour le 14 février, jour de la Saint Valentin, histoire d’arranger les choses. Une belle carte-vue sur un cœur éclaté laissant échapper une fleur, avec en-dessous la légende « merci aux noms de nombreux malades morts entretemps grâce à votre politique de santé. » émouvrait la plantureuse flamande, sensible aux attentions délicates.
C’est poli, sans haine et sans aucune arrière-pensée.
Pas comme nos deux loustics qui s’abandonnent en propos peu amènes sur Sud-Presse. Ils vont finir par faire oublier le livre de Jacqueline Galant, malgré le renfort à Monfils de Jean-Luc Crucke, avocat porte-flingue du si distingué Reynders, pour redonner un second souffle à l’ardente libérale. Ce n’est pas Didjé qui sombrerait dans la vulgarité. Il se contente de déshonorer la profession de ministre avec distinction.

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Ce qui est inquiétant dans la conduite des affaires de ce fichu pays, c’est d’aligner les querelles les unes après les autres, sans que le public en sache autre chose que des épithètes fleuries. C’est peut-être une belle façon de faire l’impasse sur la situation mauvaise actuelle, en ne montrant que les ergots des coqs de la basse-cour.
« Comparer la situation d'aujourd'hui à celle de la Deuxième Guerre mondiale, c'est faire preuve d'une démagogie invraisemblable! C'est faire le nid des extrémistes!", lance Charles Michel dans son extrémisme verbal.
Personne n’a relevé l’incroyable ignorance du premier ministre. Il ne sait même pas que nous sommes en guerre !... et pas seulement avec nos F 16 stationnés en Turquie qui lancent des bombes en Irak et en Syrie, faisant des victimes civiles dans la région d’Alep, mais aussi contre la misère, l’exclusion, le Brexit, l’islamo-terrorisme intramuros, etc.
Évidemment, pour Michel fils, la guerre est une « occupation du territoire national par une puissance étrangère ». C’est bien la pensée intime du camp des riches la réduction de la guerre à une Occupation ! Il est vrai que vu sous cet angle, l’Occupation ne fut pas si terrible pour nos bourgeois de l’époque. Le MR doit abriter bien des nostalgiques, voilà sans doute pourquoi on ne s’y émeut guère des fastes en Flandre des anciens combattants de la Wehrmacht.
Cette manie qu’ont toujours les gens du bon côté de la barrière sociale de considérer certaines guerres comme les vraies et d’autres comme l’illusion du populisme ! À se demander si nous habitons la même planète !
Reste que les crêpages de chignon gardent le peuple en haleine et l’actualité au chaud.
L’inconvénient c’est qu’à force de rire aux facéties de Mademoiselle Bibot, on en arrive à ne plus savoir pourquoi deux hommes mûrs s’injurient en public.
Fini d’aligner des mots pour ne rien dire, terminée la langue de bois, on n’en est pas encore au « Salaud », mais s’il le faut, en cas de grogne accélérée des électeurs, ces gentlemen iraient jusque là. On donnerait ainsi matière à remplir les gazettes sans aborder un seul problème sur le fond. On toucherait à l’idéal du politique en 2017 : faire du show, comme Trump !

14 janvier 2017
Chère Jacqueline Galant...

On parle beaucoup dans le microcosme de Jacqueline Galant et des effets de sa brochurette sur les nerfs de ses amis réformistes. Qu’elle ait trouvé un éditeur, donne l’image de l’édition belge tombée dans l’insignifiance par la recherche du tirage assuré, mais là n’est pas le sujet.
La démarche du bourgmestre de Jurbise n’est pas dénuée d’intérêt. La dame possède au moins deux qualités qu’on ne rencontre guère de nos jours dans le monde de la politique : la sincérité et l’égotisme assumé.
Ce que je déteste, ce n’est ni madame Galant, ni son livre, mais les commentateurs et les humoristes qui ont réagi à la sortie de « Galant, je vous dis merde », 150 pages chez Luc Pire.
Il y a dans son pamphlet quelques morceaux de bravoure : "Ma principale erreur a été de croire que les politiques ont réellement la capacité de changer les choses rapidement et durablement… Mon constat est sans appel : arrivé à un certain niveau de pouvoir, celui-ci nous échappe totalement… On devient le pompier qui éteint les incendies, le policier qui gère les conflits, l’instituteur qui donne une leçon. Il reste peu de temps pour réfléchir et proposer des choses innovantes.
C’est naïf et étonnant qu’elle pense cela maintenant, à quarante trois ans… Son père dans sa hâte de faire le joli cœur avec les Jurbisoises ne lui aurait rien donc appris ?
Madame Galant a montré les Reynders, Chastel et consort tels qu’ils sont : méchants, peu solidaires des leurs, malades du pouvoir, tout enveloppés de la bienséance des mots et des attitudes. Ces hommes, qui ont un compteur de voix à la place du cœur, ne lui pardonneront jamais son livre, y compris son mentor, Charles Michel, « son ami ». Qu’avait-elle besoin aussi de comploter avec les Michel dans le club « Renaissance » machine destinée à déboulonner Reynders de la présidence du MR et départ des haines actuelles, non encore éteintes en 2017.
Les humoristes « d’État », telle madame Laurence Bibot, ont sauté sur l’occasion de titiller la poulette abandonnée des siens au milieu de la basse-cour. Le métier de chroniqueur « pour rire » est, de nos jours, un exercice d’habileté qui consiste à intéresser le public par le dénigrement grossier des victimes.
Madame Galant prête le flanc, qu’elle a généreux (ça ne déplaît pas à tout le monde), à ce genre d’humour. Elle est la cliente rêvée. Ces humoristes sont des charognards qui participent à la curée quand on leur dit d’y aller. Le sujet est comme une cible, tant et si bien qu’ils y cherchent la rose pour la satisfaction des gens aux alentours.
Ils se gardent bien de montrer leur proie dans le cadre beaucoup plus large de la société. Ils se contentent de hurler avec les loups. Ils font partie de la meute. C’est tout.
Jamais, ils n’étendront leur réflexion à d’autres cibles, celle que la victime a maladroitement voulu atteindre, qui était le propos principal de son œuvre. Ils s’adjoignent au ressentiment et à la réprobation du clan dans lequel madame Galant n’est plus en odeur de sainteté. Ils montrent qu’ils ne sont que les collaborateurs serviles du pouvoir.
Les humoristes belges sont bien secs si on les compare aux humoristes français, plus intellectuels pour les meilleurs, tout aussi vulgaires pour le tout-venant.
Le caractère féroce est indispensable en France à qui s’attaque à cerner les personnages politiques du temps. Parce que la société va mal, que les responsables plastronnent aux belles places et qu’à force d’accumuler les échecs, ils sont tout simplement odieux et méprisables. L’outrance sonne vrai, en quelque sorte.

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Les humoristes belges sont, au contraire, au bord de l’extase et du recueillement en comparaison lorsqu’ils s’emploient à faire rire sur le dos d’un personnage aux avant-scènes du royaume. Quand par hasard un subalterne – Madame galant n’était pas le navire amiral du MR – prend eau et est en train de couler, l’humoriste sent qu’il peut y aller, qu’il a l’autorisation d’en-haut et que dans le cas présent, Didier Reynders saura, à l’occasion, se montrer satisfait du travail. Il y a mille et une manières de récompenser un artiste, surtout que le plus souvent celui qui récompense ne sort pas son portefeuille.
Il y a encore une autre raison qui me fait détester les humoristes belges qui ont leurs habitudes dans les journaux.
D’esprit sec, il faut bien qu’ils puisent l’inspiration quelque part. Le public l’ignore, mais ils la puisent dans des chroniques du genre des miennes et écrites par des anonymes tolérés sous prétexte de démocratie, mais qui ne seront ni de près, ni de loin, admis à discuter du bout de gras de la société bourgeoise. Leur populisme exacerbé, leur exagération manifeste, leur incompréhension du monde bobo, leur peu de crédibilité de leur source, ces hors-système dépeignent trop bien ceux qui en profitent ! Et ça, dans une société de consommation, c’est impardonnable ; ils ont la misère qu’ils « méritent ».
Je déteste la société telle que la voit madame Jacqueline Galant. Mais sa personne m’est devenue sympathique, rejetée par les magots de son clan. Je comprends qu’elle veuille nous montrer le meilleur d’elle-même et qu'elle y est très maladroite. En ce sens, elle m’émeut. Et ce n'est pas ce vieux connard de Philippe Monfils avec sa critique écrite d'une encre de bidet, qui me fera changer d'avis.
Sa plume (avant on disait son nègre, maintenant on n’ose plus) a manqué du talent nécessaire à faire un bon livre. Mais ce n'est pas grave. Elle n' a pas l'intention de concurrencer Flaubert. Par la démonstration de ses échecs, Jacqueline nous délivre des assommantes performances de ses anciens amis qui ont conduit le pays là où il est. Elle est humaine et se rapproche des gens.
Si elle est toujours en quête d’un mec, c’est quand elle veut.