6 mars 2021
C’était à Liège en octobre 1945.

Il n’a pas fallu remonter très loin, 1938, pour saisir le « drame wallon », drame de toutes les minorités en cohabitation avec un peuple différent, parlant une autre langue.
L’histoire de la Wallonie que l’on raconte aux enfants est fausse. Une minorité n’a pas le droit d’avoir une histoire autocritique d’elle-même, sans heurter la majorité, qui est toujours décisive par le nombre.
Hannah Arendt montre l’importance du témoignage « un événement qui n’est pas raconté n’a pas eu lieu ».
Tous les faits qui suivent ne sont absolument pas appris dans les écoles wallonnes.
La loi sur la flamandisation de l’Armée fut d’application en 1938. Ce fut pratiquement la première démonstration de force du mouvement flamand. Je ne dis pas qu’elle était inutile, mais dans son application elle fut brutale, de telle sorte que l’État-major en fut bouleversé et de 1938 à aujourd’hui la majorité des postes supérieurs de l’Armée sont dévolus aux Flamands et le sont encore. C’est ainsi que la Belgique s’est jetée sur l’avion de chasse américain, tant il était hors de question d’envisager un avion français, fût-il cent fois plus commode d’avoir les instructeurs à une demi-journée de Bruxelles et plus utile d’avoir des avions hautement polyvalents comme les avions Dassault.

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C’est donc avec un État-major très majoritairement flamand que nous nous sommes engagés dans la guerre en mai 1940. Attaqués par l’armée allemande, repliés sur la Lys nous y résistâmes du 23 au 26 mai 1940. Déjà quelques régiments flamands avaient fait défaut. Les Nazis avaient astucieusement balancé des prospectus de propagande sur les lignes flamandes signifiant que cette guerre n’était pas la leur et leur enjoignant de rentrer chez eux.
Des historiens se recoupent sur le fait que dans la campagne dite des dix-huit jours, une majorité de divisions flamandes fit défection, le reste manqua manifestement de combativité. Ce sont ces défections qui ont précipité la capitulation du 28 mai 40. Or l’Armée belge dès ce cessé le feu, découvrait les Armées alliées du Nord.
Des documents approuvés par Léopold III montrent qu’avant la capitulation, des unités s’étaient rendues à l’ennemi, sans ordre reçu et sans combattre. Après la guerre, le commandant Hautecler signala le manque de combativité des régiments flamands. Plus personne n’entendit parler de cet épisode dans les précis d’Histoire.
Selon la légende, Léopold III songeait à épargner le sang de ses soldats en capitulant. Cependant, cette « noble » initiative laissa aux autres, la nécessité de combattre l’hitlérisme et fut une sorte d’insulte aux 14.000 résistants fusillés principalement wallons.
L’armée française fut déforcée et ne put résister à la percée de Sedan des blindés allemands. Le peuple wallon minoritaire en ressentit seul le déshonneur.
La suite est plus connue elle concerne la « captivité » du roi, le scandale de la vie de la famille recomposée dans un château au bord du Rhin, tandis que les soldats wallons restaient cantonnés dans les Stalags et que les soldats flamands rentraient chez eux, et pour certains, repartaient sur le Front de l’Est dans l’uniforme SS, acclamés par une partie de la population flamande.
Tout cela édulcoré dans les livres, la vérité officielle est toujours chez celui qui occupe le plus de hautes fonctions politiques.
D’où la fureur qui s’empara des rescapés de la Wallonie résistante en 1945 et qui préjugea de l’affaire Royale de 1950, quand après s’être assuré de pouvoir rentrer librement dans le pays, Léopold III, ses enfants et quelques autres supplémentaires de Lilian Bals, débarquèrent de Suisse pour réoccuper Laeken.
Ah ! ce Congrès de Liège des 20 et 21 octobre 1945 ! Introuvable dans le matériel de classe officiel.
Présidé par Joseph Merlot, ce Congrès vota à la majorité en faveur de la réunion de la Wallonie à la France, à la suite d’un discours de François Simon, disparu des archives, probablement détruit par les monarchistes de l’époque ! Il reste l’idée générale dans une pièce de théâtre écrite sur ce Congrès.
Le Congrès se rallia le deuxième jour à Fernand Dehousse, suite à ses observations sur le fédéralisme comme alternative. Son analyse était fausse puisqu’aujourd’hui la majorité flamande est toujours aussi prédominante dans toutes les organisations communes et influence même sur le comportement du gouvernement régional wallon.
Le Congrès se termina par une vibrante allocution de Charles Plisnier, la dernière, pour le rattachisme (que j’ai cherchée vainement dans l’œuvre écrite). Les congressistes jurèrent que le fédéralisme était le dernier essai dans le cadre belge.
Que l’on soit d’accord ou pas avec ce Congrès, c’est un fait historique. Pourquoi en faire un objet honteux ? Parce qu’il embarrasse ? Parce qu’on n’est pas d’accord ? Mais alors, qu’est-ce que la démocratie ? A-t-elle besoin de tromper les gens pour exister ?

5 mars 2021
Overdose ou loserdose !

D’habitude les gens au pouvoir glissent sur leurs échecs et magnifient ce qu’ils considèrent, comme leur réussite. On n’a jamais tant parlé de la pandémie et de la façon dont elle est appréhendée, alors que c’est un des échecs les plus cuisants des cuistres qui supervisent l’Usine à gaz Belgique !
La Covid bouffe toutes les autres informations et il est difficile de la glisser sous le tapis. Nos neuf ministres de la santé et David Clarinval au biniou supplémentaire, ont difficile à faire autre chose. Ils entraînent le reste de la smala. Même Mathieu M. qui pourtant a promis de ne s’intéresser qu’à son Job et l’apprentissage du flamand, joint la chorale « pandémiste ».
Voilà qu’ils ne sont plus les seuls. L’élite européenne court au désastre !
Pourtant l’Europe n’avait pas la santé dans ses compétences, celle-ci relève toujours des États. Frau von der Leyen s’est mise en tête de regrouper les achats de vaccins pour l’ensemble des 27. Avec l’énorme commande qu’on a sur les bras des vaccins à conserver à très basse température, on est bon jusqu’au bout à nous empêtrer dans la funeste commande d’Ursula. Au point que défiant le pouvoir européen des États balkaniques ont fait appel à la Russie qui leur fournit le vaccin Spoutnik, aussi efficace, moins contraignant dans le stockage et inoculable en une seule dose. Les erreurs de la Belgique cumulées à celle de l’UE, c’est beaucoup !
Moralité, l’Europe n’est qu’à 3,9 % de vaccinations alors que l’Angleterre est à 19,7 % à ce jour. Et nous à 2,83 % d’entièrement vaccinés !
Au lieu de réagir et de faire comme les Hongrois d’aller chercher des vaccins en Russie ou même en Chine, le libéralisme hystérique des belges tétanisés par le MR contre le vaccin russe, nous en empêche. Georges-Louis aurait déjà quelques morts sur la conscience, s’il en avait une !
Nous assistons à des scènes détestables dans les hôpitaux. Les personnels, dont certains refusent d’être vaccinés contre la Covid, sont des clusters qui cohabitent avec des patients qui n’ont rien à voir avec l’épidémie. On les accueille sans leur offrir la possibilité de se faire vacciner là où la maladie nosocomiale semble à la sauce Covid.
La bureaucratisation de la distribution du vaccin en Europe a mécontenté tout le monde. Au lieu de poursuivre sans relâche la quête de nouvelles offres, von der Leyen et Michel se contentent de gérer la pénurie pour répartir « ce qu’on a » entre les pays, pour taxer, punir ou admonester ceux qui ne jouent pas le jeu de la disette à répartir.
L’UE a ignoré des vaccins excellents mais évalués « trop chers » ou politiquement à cause de n’être pas fabriqués dans l’orthodoxie capitaliste occidentale. Nous serons peut-être tous vaccinés fin 2022 au lieu d’Aout 2021, mais à un prix inférieur à celui payé par les Britanniques !

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L’absurdité économique d’un tel calcul devant les milliards perdus par les contraintes prolongées, et on ne parle pas des morts supplémentaires, montre à quel point cette politique est d’une bêtise crasse.
Le décompte que l’on fera en statistiques sur les vies non-sauvées de cette politique va poursuivre longtemps les dirigeants européens qui ont du souci à se faire pour leur avenir mais aussi celui de l’Europe.
L’efficacité de la vaccination en Israël est démontrée. Les États-Unis mettent le paquet et ont fait chuter de 56 % les hospitalisations. Pendant cet temps, en Europe, on hésite entre les dispositions à prendre pour éviter une troisième vague !
On aurait été plus avisé, de faire jouer les lois du marché et faire exister une concurrence, plutôt que de jouer les comptables. Quant à produire des vaccins en Europe pour les Européens, plutôt que de laisser partir les brevets et les chercheurs aux USA et philosopher sur la répartition équitable des doses, on n’est nulle part. On y restera.
C’est toujours bon à savoir, en Belgique, comme partout en Europe, nous continuerons de nous appauvrir en poursuivant la mondialisation des échanges et des fabrications de tout en Chine, nous apprêtant à devenir les sous-développés… des Chinois.
L’obstination de croire en ce libéralisme là est mortel, au vu de ce qu’en fait l’Europe.

4 mars 2021
Une future offensive libérale…

Ah ! les enfoirés !... Tout est dans Randstad Research, cette organisation spécialisée dans le gavage des oies au travail. Son but est clair : réconforter les bourgeois qui voient le pays basculer dans un foutoir dont ils ont perdu les clés.
Les travailleurs y sont particulièrement mal vus.
Un peu comme si les polémistes de la bande à Bouchez étaient confortés par Randstad que le libéralisme résout tout et que le reste n’est qu’une merde infâme, tel un journal La Meuse découpé en carrés, tombant un à un dans la fosse sceptique de la cabane du fond du jardin.
Par exemple que les Belges obtiennent un emploi par d'autres biais que le reste du monde. Assistés à vie, nous serions des fervents inconditionnels des services publics d'aide à l'emploi (VDAB, Actiris et Forem). Le réflexe du bébé qui pleure après sa maman pour qu’elle lui retrouve sa tétine ou qu’elle se déboutonne. Des infirmes nés dans la peur de se présenter aux élites « avides » de domestiques, poursuivis par la honte que nous sommes, les misérables acteurs d’une timidité frondeuse qui tournerait vite au gauchisme, si des gens à la Bacquelaine ne venaient porter le fer rouge dans la plaie et rappeler qu’un esclave, ça ferme sa gueule et ça baise la main de celui qui le nourrit.
Et Randstad, glacé d’effroi, se demande : « Le Belge cherche-t-il et trouve-t-il encore du travail comme il y a 50 ans ? ». Inutile de faire un dessin, vous avez compris la réponse !
Le même diffuse une autre crainte, celle-là montrant une fois de plus les travailleurs comme une espèce quasiment apparentée à Bradypus variegatus, mammifères dit Paresseux. Nous serions des arboricoles descendus les derniers des arbres, au contraire des Trumpéricoles, hyper actifs, jusqu’en janvier 21 !
« La Belgique affiche un taux élevé (6,4 %) d’inactifs pour cause de maladie et/ou d’invalidité ? La moyenne européenne s’élève à 4,3 %, et l’écart avec le reste du continent s’est considérablement creusé depuis 2010, passant de 0,7 points à 2,1 en 2019 – Newsletter info. »
On a compris que tous ces chiffres ne peuvent être que le résultat d’études de globalisation provenant de la philosophie mondialiste de fonder la statistique sur des types les plus performants, comme les bas salaires, pour une application au ras du gazon de la gens laborieuse.
C’est ainsi que nous battons les records des souffreteux mondiaux, sous-entendant par là que nous sommes les plus tire-au-flanc à geindre le plus haut et à se sentir terrassé par l’attaque d‘une mouche. Comble de la déveine pour la francophonie par rapport à la Flandre vaillante et qui ne mérite pas de trainer le boulet, c’est la Wallonie qui boquillonne sec, se « rhumatise » d’un filet d’air et gueule à mort pour un pied frappé par la chute d’un mouchoir de poche.
Tout cela dit, commenté et approuvé dans la conclusion bacquelainesque apostillée du paraphe de Georges-Louis Bouchez, l’élu des cœurs de l’orthodoxie libérale.

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« Le régime actuel en matière de maladie et d’invalidité ne fonctionne pas de manière optimale » soupire Randstad d’un air las, « C’est sans doute à la politique qu’il reviendra de prendre l’initiative dans ce domaine. Il est peu probable que les nombreux acteurs impliqués dans le régime actuel (médecins, mutualités, syndicats, employeurs, services de prévention) pourront résoudre l’équation uniquement par eux-mêmes ». (fin de citation)
Peut-être aussi que les lois sur la protection au travail ne sont pas assez contraignantes ou efficaces et qu’ainsi nous aurions plus d’handicapés qu’ailleurs, ou encore qu’ailleurs, un accidenté au travail est bon pour le rebut sans autre forme de procès. ? L'Insee montre qu’un travailleur sur quatre est victime d'un accident du travail pendant sa carrière. Les ouvriers sont les plus exposés avec 40% déclarant au moins un accident avec blessure au cours de leur vie professionnelle. N’y aurait-il pas à s’inquiéter sur la protection des travailleurs en Belgique, plutôt qu’à les traiter de maladroits ?
Quels que soient les sujets, l’avenir s’appelle l’alignement sur le planteur de riz des rizières coréennes, l’étalon absolu. Jamais malade, parce que mort avant ! Déjà la Pologne, la Hongrie, la Roumanie sont à l’effort.
L’objectif libéral, faire baisser le taux moyen de vie pour les ouvriers. Bacquelaine verrait l’âge idéal vers 45 ans, l’âge où statistiquement manuels et employés de bureau sont bons pour la casse.
Débarrassé de ce problème, on verrait bondir le nombre de centenaires dans la bourgeoisie et la politique. Exemple, Mathieu M, jeune débutant dans la haute politique à 42 ans, aurait encore un demi-siècle devant lui pour se faire du blé, comme papa et frérot.

3 mars 2021
Une obsession bourgeoise…

À peine le diplôme « convenable » en poche, les inspirés du bien-être, les champions du bonheur, les enthousiastes de la démocratie, ceux qui ont ça dans le sang, se précipitent à la reconnaissance des élites, avant de tâter celle du peuple. Encore que celle du peuple consiste à en mettre plein la vue, avec un fond de mépris perceptible par qui a l’œil un peu exercé.
Avec un peu de chance, ils atteignent aux affaires et comme Bouchez, Clarinval ou Mathieu M (il ne faut plus dire « Michel »). Les voilà redresseurs de tort. Leur conclusion : tout est mal fichu. Les malfaisants n’ont qu’à se retenir, les défaitistes et les fainéants au petit coin !
Comment ça se fait qu’avec de si louables intentions, ça n’a jamais été aussi mal fichu ?
Et on passe la Covid, la mascarade, l’impréparation, on pense à la pauvreté qui monte, comme la richesse aussi, mais dans l’autre sens. L’enthousiasme serait bidon ?
Il paraît que ce qui nous arrive est notre faute. Clarinval l’a dit l’autre jour. On le bloque. La raison ? Nous n’aimons plus le travail. La masse laborieuse déserte par centaines de mille les offres d’emploi, disent en échos les bourgeois. C’est justement les paumés qui font tout, moins ils sont payés, plus le pays s’en sort et fait des bénéfices.
Eux et quelques autres bourgeois de naissance ne sont pas concernés. Ils se classent en-dehors, hors concours. Ils ne fréquentent pas l’ONEM. Tout est prévu, en cas d’échec, retour au cocon de départ.

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Les petits rigolos qui n’en veulent plus de la belle ouvrage, c’est le rayon d’en-dessous, le bas d’étagère sociale.
Le travail, salut ! disent les gens. Le travail, grand remède vaccin total pour toute la Belgique, ils supportent plus. Faut plus qu’on leur en parle. Même Bouchez, d’habitude si convaincant chez les dames libérales, n’en place plus une, même l’ampli à fond, en contact avec le peuple. Magnette le sent aussi. C’est moins le chahut, et pour cause les salles sont vides et pas qu’à cause du Covid. Défection inexplicable, dit-on à la bureaucratie socialiste.
Le travail à toutes les sauces, bonsoir ! Si les pauvres ne travaillent plus, que vont faire les riches ? Bouchez a prévenu, si vous faites les malins, on va rappeler Bacquelaine pour calmer les meneurs.
En attendant, c’est aux chômeurs de prendre : niveau zéro, le total bas de l’échelle. Bouchez a vu le Custer, le nid d’embrouille : les chômeurs indemnisés !
L’Europe s’inquiète. Le bagne pour tous et au trot, faut que ça fume ! Faut que les râles soient de souffrance d’épuisement, de la perte d’un organe, d’une main, d’un pied, pour la cause, mais pas des râles de râleurs, des plaintes des fatigués à l’avance, des soupirs de ventilo.
Mathieu M, nul en flamand, a juré à Bouchez, qu’à la fin de l’année on le reconnaîtrait plus, manieur de la langue de Vondel comme un ancien de Genk. Voilà le travailleur volontaire à citation d’excellence, celui qui a vaincu le chômage !
Ceux qui sont pas dans les bureaux à se griser de statistiques sont pas d’accord. Ils ne reconnaissent pas Mathieu M comme un des leurs, mais comme l’un, bientôt, d’entre les grands chefs avec de l’avenir, du potentiel pas comme Ducarme.
Ceux qui font que s’ahurir sur des fraiseuses à perdre un doigt de temps en temps dans les souffles délétères des fabriques, futurs intubés du Covid, la trouvent mauvaise.
Mauvais ausi pour le système, déjà qu’il est presque chinois. Magnette accourt pour aider Georges-Louis, le vieux montois peut plus suivre occupé à ses papillotes, c’est à Popol le tour de main.
On ne réfléchit pas dans les bureaux que le peuple n’a pas la télécommande, que c’est Paul, Georges-Louis, David et même Mathieu M qui poussent sur les touches.
Où ça nous mène ce cirque ? Où il va planter son chapiteau, Bouglione, avec ses nouveaux clowns ?