17 avril 2021
Les libéraux tueurs de pauvres !

On ne peut qu’approuver les soutiens financiers des Autorités aux personnes empêchées de gagner leur vie par les fermetures de commerces de détail, théâtres, concerts et autres activités culturelles à la suite de mesures anti Covid.
Des millions voire des milliards d’euros sont prodigués sans aucun contrôle, à remplir des formulaires ou produire des attestations d’ayants-droits aux allocations de chômage, aux aides spéciales de l’État et aux CPAS. Au diable l’avarice ! Le déficit budgétaire enfoncé.
On n’en a jamais fait autant pour soulager la misère des pauvres !
Cette confiance dans l’honnêteté des demandeurs d’aide tranche avec l’extrême méfiance dont ont fait preuve les gouvernements socialistes et libéraux, qui depuis plus de vingt ans augmentent les contrôles des chômeurs, des bénéficiaires des CPAS et des personnes légèrement handicapées, mais pouvant quand même produire.
Les premières mesures datent d’une campagne de presse des années 1995 sur les chômeurs, réputés fainéants et tricheurs. Elle correspond à une opinion publique libérale disposée à croire ces infamies et à faire l’amalgame de quelques cas avec tout qui perd son emploi et n’en retrouve pas un autre immédiatement.
Pour orchestrer cet amalgame rien de tel qu’une affaire tout à fait scandaleuse afin d’exciter les « les braves gens » !
En 2010, le curé Édouard Kabongo, Africain réfugié, naturalisé Belge, fait scandale. Les détails croustillants de cette affaire furent des mines d’or pour la presse libérale. Kabongo comparaît pour faux, usage et escroquerie devant le tribunal de Namur. Il n’était pas que prêtre. Il était aussi assistant social depuis 2009 au CPAS de Schaerbeek, il avait une femme et trois enfants installés à Zemst dans le Brabant flamand. Le drôle vivait sous deux identités différentes. Il percevait outre sa rémunération de prêtre, des allocations de plusieurs CPAS. Koekelberg, Ixelles et Schaerbeek. Il perçut indûment plus de 80 000 euros !
On s’arrête là.

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C’est avec des cas exceptionnels que les libéraux avec l’aide des socialistes complices vont construire la légende des chômeurs fainéants et escrocs. Les députés vont voter des lois restrictives et augmenter considérablement les personnels de répression des fraudes sociales. Les frais de contrôle coûtent plus chers à l’État que l’argent indûment perçu récupéré. Ce courant répressif a fait tâche d’huile dans les CPAS. Leurs présidents racistes souvent, sont dans certaines communes, la terreur des pauvres. Toutes celles et ceux qui ont une fois au moins, sollicités une aide, savent de quoi Richard3 parle.
Ce n’est donc pas le constat préalable d’une augmentation des fraudes qui a conduit à ce que les gouvernements se saisissent du problème, mais des logiques très politiques. La mesure la plus honteuse fut prise sous Di Rupo, premier ministre en 2015 : l’exclusion des chômeurs poussés à s’inscrire dans les CPAS. Une décision très critiquée mais qui fut prise par les socialistes et les libéraux. Il s’agissait de rassurer les contribuables-électeurs quant au bon usage et à la gestion rigoureuse des finances publiques, alors que les impôts et les contributions allaient augmenter. Ce que Charles Michel, au gouvernement suivant, s’empressa de faire, en faisant passer la taxe sur l’électricité à 21 %. C’est tout juste, si ce personnage douteux de la politique belge, n’en imputa pas la faute aux chômeurs !
Les discours et les dispositifs de la grande période d’intensification de la lutte contre la fraude de son gouvernement sont encore dans les mémoires. On se rappelle la politique de Bacquelaine sur l’assistanat et la fraude comme repoussoir, permettant la promotion de la sacro-sainte valeur du travail, sur le modèle de l’économie mondialisée.
La montée du Vlaams Belang aux dernières élections a été un accélérateur. Tous les autres partis y ont vu un feu vert à la répression. Il a fallu la pandémie pour que cette chasse aux pauvres soit mise en sourdine pour ne pas faire trop jaser sur les aides inconditionnelles accordées à la classe moyenne inférieure.
Qu’on ne se méprenne pas, cette chasse reprendra dès que la pandémie ne distraira plus l’attention des gens.

16 avril 2021
Les PS en troubles identitaires.

Le Socialistische Partij Anders (sp.a), le jumeau flamand du PS walon, change de nom. Ce n’est pas anodin. On ne change pas quand on gagne. On ne change que lorsqu’on perd ou que l’on craint la culbute. Il s’appellera dorénavant Vooruit (en avant). Tous les partis socialistes d’Europe sont en perte de vitesse, sinon en chute libre comme le PS français.
Richard3 y voit la conséquence d’une perte de sens. Le socialisme à la française ou à la belge, c’est kifkif. En ralliant leurs partisans au libéralisme classique, les PS font doublon avec les autres libéraux rivés à la copie conforme du capitalisme américain. Du coup les voilà en concurrence avec la droite pour garder le drapeau stars and stripes, une idéologie en train d’être contredite sur le terrain, comme la meilleure possible.
Les PS ayant sottement abandonné la critique de la société, celle-ci sous l’emprise du libéralisme, se façonne à l’image de l’individualisme égoïste. Les partis socialistes se sont défaussés eux-mêmes de leurs atouts naturels qui sont les défenses des préjudiciés de cette politique. Ils en paient les conséquences.
Le Vooruit en est la démonstration.
Aux élections fédérales de 2010, le parti séparé de son partenaire de cartel Spirit (absorbé par Groen) ne perd qu'un député au niveau national. Lors des élections fédérales de 2014. Les socialistes freinent la perte des voix, même si ses résultats sont en baisse à tous les niveaux : fédéral, régions flamande et bruxelloise et parlement européen. Le déclin continue aux élections fédérales de 2019, où il perd des députés à quasiment tous les parlements. Il constitue, toutefois, le gouvernement fédéral de cotation Vivaldi avec le PS, les libéraux, les écologistes et le CD&V.
Les partis socialistes de l’Europe de l’Ouest ont cru qu’en changeant de pied, leurs électeurs en changeraient aussi, puisque dans leur esprit, la lutte des classes était abandonnée dans un consensus général.

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Or, cela ne s’est pas passé de la sorte. Les clivages sont restés forts, pire, ils se sont aggravés. Se voyant trahi par leurs dirigeants, les électeurs socialistes sont allés voir ailleurs. Dans leur désarroi, en France, ils ont adhéré principalement au parti de Marine Le Pen et accessoirement aux Insoumis de Jean-Luc Mélanchon. En Belgique, ils se sont tournés vers le PTB des deux Régions, nourri le Belang et moins généreusement, la N-VA.
Cela signifie, qu’échaudés par une falsification de l’idéologie socialiste, les électeurs n’ont pas changé de parti pour retomber dans un similaire, en l’occurrence l’Open VLD en Flandre et le MR en francophonie.
Ainsi donc, le Sp.a, avec trois mois de retard sur la date initialement prévue, prend officiellement le nom de Vooruit. Conner Rousseau explique que cette nouvelle dénomination doit permettre de rompre avec « la vieille politique ». Il précise que les valeurs centrales du parti ne changent pas, au premier rang desquelles il place la solidarité (sic). C’est quoi la vieille politique pour Vooruit ? Sinon, la mise à la retraite des brontosaures du parti !
Conformément à un accord conclu avec le Parti socialiste (PS), Vooruit emménagera le 1er mai prochain au siège central du PS à Bruxelles, l’inévitable boulevard de l'Empereur.
Mine de rien, cette fusion des sièges met les deux partis en rétropédalage à contrario de la politique fédérale, ce qui ressemble fort à un refus de confédéralisme.
Mais, c’est surtout, une volonté des socialistes francophones d’accentuer leur penchant au libéralisme à la flamande, durcissant les conditions d’entrée des pauvres de ce pays à la solidarité nationale.
La Sp.a en volant au centre culturel gantois le nom de « Vooruit » joue sur la confusion des genres et s’efforce à s’approprier la vogue pour ce centre bouillonnant, logé dans un impressionnant monument centenaire de Gand. Le Vooruit socialiste voudrait-il signifier qu’il va proposer bientôt boulevard de l’Empereur, du théâtre, de la danse et des jeux de l’esprit ?
Notez, ce n’est pas bête dans le fond. Mettre en scène une partie de scrabble entre Paul Magnette et Conner Rousseau, le jeune président du Vooruit, pendant les heures creuses au cours desquelles le personnel écoute religieusement Jo Biden donner le « la » du libéralisme, c’est détourner l’attention des derniers militants du drame social qui se joue en Belgique.

15 avril 2021
Le MR piège à cons.

Il y a deux manières de sortir d’une situation délicate, la première consiste à défendre son point de vue, écouter la partie adverse et trancher de manière équitable, ce qu’il semble être le plus juste. La seconde, consiste à prétendre que la seule solution, c’est celle que l’on propose, sans écouter personne. C’est la méthode politicienne : ne jamais reconnaître ses torts, si possible en accuser les autres, quand ça tourne mal. De mémoire de citoyen, la première n’a jamais été prise par aucun dirigeant.
La crise de la Covid-19 a pris le gouvernement Wilmès de court, comme elle aurait surpris le gouvernement Michel, puisque tous nos désastres étaient déjà inscrits dans la politique de désagrégation des services publics, y compris celui des hôpitaux, depuis les années 80.
Le super-exemple de la négation d’un ministre de sa responsabilité est celui de Maggie De Block. Sa déclaration d’innocence est proprement stupéfiante. Son bouc émissaire, c’est le libéralisme lui-même dans sa version mondialiste. Richard3 veut bien l’admettre. Comment diable justifier le libéralisme militant de la ministre ? Puisque dénonçant le système comme étant la source du mal, elle y reste accrochée tel un morpion aux poils de cul !
Ce défaut du système va éclater au grand jour, quand les petites et moyennes entreprises, les métiers de la culture et les artisanats divers empêchés de gagner leur vie, vont se retrouver à l’heure où cesseront les aides diverses et les gels des taxes et impôts !
Si les défaillances d'entreprises sont à un niveau bas dans l’interlude Covid, une explosion des procédures et des liquidations post-Covid va se produire. Au lieu de prévenir la catastrophe par une loi abandonnant toute poursuite par des procédures d’accommodement, voire de gel dans les tribunaux de commerce, la guillotine capitaliste va faucher des vies.
Ces responsables qui « exigent » la réouverture des commerces que les décisions de leurs propres ministres ont fermés, n’exigeront pas l’arrêt des procédures.

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Alors que la vaccination traîne, il est encore possible d’imaginer fin août, que les vaccins auront eu raison du virus. Que se passera-t-il ?
Les commerçants ont épuisé leurs économies, les centres culturels et les permanents sont à bout de ressource (l’école de danse du Longdoz vient de fermer), les cafés et les restaurants sont tous à remettre, etc.
Des centaines d'entreprises déclarent être en cessation de paiement, malgré les dispositifs de soutien public. Les règles du système libéral redeviendront d’application, sauf… quand il s’agit de gros poissons, banque, holding, etc.
En mars, les trois-quarts des jugements au tribunal de commerce se sont soldés par une liquidation directe des entreprises.
En réalité, la fameuse stratégie de soutien dont le MR, par la voix de Bouchez, nous en clame tous les jours les bienfaits, s’est avérée inefficace. Les petits entrepreneurs, les artisans, les commerçants et les centres culturels ne peuvent compter que sur eux-mêmes !
Que vont devenir les prêts garantis non-remboursés, va-t-on vers un deuxième choc du genre 2008-9 ? Ils sont bien capables de renflouer les banques avec notre argent, plutôt que d’utiliser cet argent pour sauver des commerçants et des artisans.
Sans parler des entreprises « zombies » déjà au bout du rouleau avant la Covid qui ont trouvé grâce au virus, un sursis inespéré !
Dans les mois qui viennent, on assistera à l’effondrement de la classe inférieure moyenne, celle qui pratiquement est un genre de prolétariat qui travaille à l’enrichissement de la classe moyenne supérieure. Il est là et bien réel l’effet de ruissellement « à l’envers » par un effet de pompe exhaustive de fric du bas vers le haut. Actuellement, les plus atteints des riches sont les actionnaires des sociétés de location immobilières qui ne touchent plus les loyers avec lesquels ils étranglaient les commerces de proximité, forçant les commerçants à pousser les prix, les mettant en mauvaise position face aux grandes surfaces.
Après l’étranglement de la classe ouvrière, le système s’attaque à la classe juste au-dessus.
On risque de voir d’étranges choses fin d’année !

14 avril 2021
Une famille allemande au destin anglais

Les enfantillages dans la presse-croupion atteignent de hauts niveaux avec la mort de Philip, mari d’Élisabeth II.
Comment s’appellent-ils réellement et d’où viennent ces gens-là ? À la fin, on ne s’y retrouve plus. On nous dirait que Xavier Dupont de Ligonnès vit depuis vingt ans à la tour de Londres, qu’on n’en serait pas surpris, engagé par la reine pour nourrir les corbeaux.
Il est raisonnable de poser cette question tant il est difficile pour nous de changer d’identité, alors qu’il est si facile pour eux de le faire, attendu que les familles régnantes sont maîtresses des tampons et des papiers timbrés. Même s’ils n’ont plus beaucoup de pouvoir, ils conservent au moins celui-là.
En Angleterre, ils sont tous d’origine allemande. Mais alors là, vraiment tous ! 100 % germains. Au début du siècle passé cela ne tenait pas à conséquence. Après le nazisme et la guerre de 40-45, cela devint tellement gênant qu’Élisabeth, née Saxe-Cobourg, change de nom et, d’un coup de tampon, se fait appeler Windsor.
Le duc d’Edimbourg, dont la presse ne tarit pas d’éloge à croire qu’à peine âgé de vingt ans, il a vaincu toute la flotte allemande en 44, s’appelle en réalité Schlessig von Battenberg.
Je conviens que c’est un nom difficile à porter. Pour faire plus court et dans la perspective que ce beau jeune homme briguait la main de la fille du roi et deviendrait un jour prince consort, George VI agita les tampons et hop le voilà naturalisé britannique, lui le Grec-Allemand, adopté par la famille Mountbatten de ses grands-parents maternels. Tour de passe-passe dont les Grands ont le secret, alors que papa Prince grec et maman Alice von Battenberg vivent séparés au moment où le gaillard capitaine de corvette et déjà fortement membré, devient Mountbatten, baiseur-géniteur officiel de la royauté britannique.
Il faut dire qu’on ne lui demandait qu’une chose : avoir des relations complètes avec la reine pour approvisionner le royaume en princes. Ce qu’il fit avec la probité du noble désargenté, moyennant son entretien et de l’argent de poche, faut-il préciser.
Cette famille à tampons, il faut la suivre pour comprendre qu’il n’y a jamais usurpation d’identité, quand c’est la reine au guichet qui tamponne et distribue les noms.
Elisabeth II est bien allemande d’origine de par sa famille Hanovre, descendante de la reine Victoria, princesse de Hanovre, reine d’Angleterre en 1837 à 18 ans par un concours de circonstance, en réalité une hécatombe de prétendants au trône anglais, tous de bons Allemands au départ, bien entendu.
Sacrée Victoria devenue la grand-mère de l’Europe ayant des descendants dans toutes les cours européennes et même en Russie, y compris le nouveau Mountbatten qui est dans le cadre de ces familles princières buse-de-poêle, un arrière-petit-cousin de sa femme. On se demande, en cherchant bien, si Adolf, l’Autrichien, ne serait pas quelque part, par l’intersession d’un jardinier du parc d’un château, un cousin de la main gauche…

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Le duc d’Edimbourg n’est pas gâté par le renom de personnage tordu fin de race de son père. Ce dernier engagé dans la bataille de la Sakarya (1921), durant laquelle l'armée hellène est écrasée par celle de Mustafa Kemal, le voilà considéré comme l'un des responsables de la défaite. Jugé pour désertion en 1922, il est condamné à la dégradation, au bannissement et à la déchéance de nationalité, mais échappe à la peine de mort, contrairement aux personnalités victimes du « Procès des Six ». Ensuite, il s'adonne au jeu, à l'alcool et aux femmes. Il s'engage même dans une relation extraconjugale avec une actrice française. Il meurt réconcilié avec tout le monde. C’est probablement le seul type « sympa » que Richard3 sort du lot.
Son épouse, la princesse Alice, mère du duc d’Édimbourg, souffre de graves problèmes psychologiques, qui conduisent sa famille à l'interner en Suisse entre 1930 et 1933. Dans le même temps, les quatre sœurs du duc se marient et partent vivre en Allemagne, avec des hobereaux de leur choix.
Elisabeth II, la veuve, est aussi hyper-allemande en droite ligne de la reine Victoria qui fut élevée par sa mère d'origine allemande, la princesse Victoire de Saxe-Cobourg-Saalfeld. Il n’y a pas de mal a être né allemand, mais pas pour eux. Le tampon Windsor va angliciser tout ça. .
Depuis le décès du duc, on a déjà subi une telle envolée de cris d’admiration des qualités du défunt, qu’on se demande pourquoi son épouse qui est aussi la cheffe, pour tout dire, la papesse de l’église anglicane, ne le canonise pas tout de suite.
Paris Match adorerait.