27 juillet 2021
…T’urne plus ?

La Flandre supprime le vote communal obligatoire : « Le vote blanc et nul va progressivement disparaître » DaarDaar interroge Yves Dejaeghere, politologue flamand. L’obligation d’aller voter n’est plus d’application en Belgique depuis que les amendes ne sont jamais appliquées. Alors, simplification ? assez d’hypocrisie ? la Flandre plus réaliste ?
Par le passé, c’est l’Open VLD et avec lui la classe politique libérale qui ont milité pour la suppression du vote obligatoire. Il paraît que la liberté du choix était leur seul but. Mais, les libéraux ont intérêt à limiter l’obligation de vote. Il paraît que les électeurs qui vont aux urnes en traînant des pieds sont des socialistes déçus et des apolitiques sceptiques. Ces électeurs ne mordent plus dans la belle histoire qu’on leur raconte. La démocratie tourne au vaudeville.
Les socialistes et le CD&V étaient contre la suppression du vote obligatoire. En tant que partis de masse, ils craignent que leurs électeurs se joignent au défaitisme ambiant, avec le sentiment que voter n’a plus aucune signification, dans une démocratie par délégation de pouvoir.
Vooruit (socialiste) risque de perdre une partie de son électorat.
« C’est impressionnant comme le vote est devenu aujourd’hui tellement volatile, les distinctions de profils socio-démographiques qui permettaient d’anticiper les comportements de vote sont devenues un réel flou artistique. Par ailleurs, si les sanctions n’étaient déjà pas appliquées, quels avantages à cette suppression ? » (Yves Dejaeghere)
Du côté francophone, les politologues sont vent debout contre cette réforme flamande. Pascal Delwit et son homologue flamand Sinardet sont les chantres de l’officiel bourgeois. Ils parlent d’une manœuvre séparatiste. Les deux figures libérales de l’unitarisme, craignent pour la monarchie, dont ils se veulent les connétables. « Ce que le gouvernement flamand fait en prenant cette mesure revient à prendre le mégaphone et d’y crier « si vous ne voulez pas aller voter, n’y allez surtout pas ».
Pour les pointus et les libéraux, défenseurs de cette suppression, les votants seront plus motivés. C’est un peu l’idée que le vote sera plus pur, le choix entre voter ou rester chez soi était auparavant au bénéfice du vote par peur de l’amende, même si celle-ci n’était plus jamais envoyée aux contrevenants.

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Le danger tient dans le comportement des élus locaux qui pourraient mener une politique en faveur des électeurs exclusivement. Or, ceux qui ne voteraient plus sont parmi les populations qui auraient le plus besoin d’une politique spécifique, puisqu’ils représenteraient le gros de la population la plus pauvre et la plus vulnérable.
La jeunesse pourrait être aussi abstentionniste. En Suisse, le vote des jeunes dans certains cantons est dramatique avec un impact énorme en matière de priorité politique. On observe la même chose au Royaume-Uni où les études montrent que si les jeunes avaient voté dans la même proportion que les personnes plus âgées lors du référendum sur le Brexit, le Royaume-Uni serait probablement encore dans l’UE aujourd’hui. C’est donc un enjeu majeur.
Le paysage politique flamand pourrait-il être transformé et dans quelle mesure ?
D’après le politologue, le parti qui doit avoir très peur de cette nouvelle mesure est le PTB/PVDA. Leur électorat plutôt jeune, pauvre et issu de la diversité est typiquement celui qu’il sera très compliqué à mobiliser dans le cadre d’une élection avec vote non obligatoire. »
Les électeurs francophones bien travaillés par l’opinion dominante dans les partis majoritaires pensent qu’il est plus que nécessaire de rapprocher les Régions plutôt que les séparer. Les Wallons se sont habitués à n’être qu’une minorité dans un pays dominé par les Flamands. Ils geignent plus qu’il ne faudrait pour obtenir les avantages que les autres leur concèdent. Ils voient la disparition de la tutelle flamande comme une sorte d’abandon
Personne ne saurait dire avec certitude ce que l’élection nouvelle formule pourrait modifier dans le corps électoral flamand. On attend la première élection pour en tirer des conclusions.
À la Région wallonne, Elio Di Rupo, président, partisan depuis toujours de la monarchie, de l’Europe et du système libéral est a priori hostile à ce projet.
Une démocratie délibérative forte et une démocratie représentative intégrant les grands courants de pensée, ce n’est pas pour demain. La conduite des affaires de l’État est de plus en plus dans les maisn des personnels spécialisés. La démocratie en Belgique se gère comme une étude de notaire, transmissible de père en fils.

26 juillet 2021
Honneur à l’humble militant !

Qui dira l’abnégation et le sacrifice des militants des partis ! !
Toujours sur la brèche, prêts à défendre le leader avec bec et ongles, gobeurs de conneries sorties de la bouche sacrée, ces humbles sont des héros méconnus !
Ces temps-ci les premiers couteaux du MR subissent le choc en retour des inondations. Comment aller faire croire aux gens que le système économique n’est pour rien dans la catastrophe climatique ? Qui se fend des premiers secours aux sinistrés de la part du parti ? Le militant de base ! Qui détourne la colère des gens en usant du couplet : pas de chance ? Le plouc inconnu.
Les derniers militants du PS ne sont pas mieux lotis. Ils souffrent le martyr, mission impossible ! Faire croire aux au bas salaire, chômeurs, rayés des CPAS, que ces MM de la nouvelle direction PS, de Magnette à Dardenne rénovent le parti, repartent à l’assaut des bourgeois au nom de la lutte des classes, même Michel Henrion, pourtant thuriféraire chevronné, perd son sérieux avec son argumentaire.
C’est qu’enfin les yeux se décillent. Ces messieurs nous embarquent en Job-Job-Jobistes dans la ronde d’un néolibéralisme sans frontière, ravageur et destructeur. Paradoxe, le système économique capitaliste quoique critiqué, domine pourtant les 3/4 du globe. Il conduit directement à des drames humains et environnementaux. Il continue cependant de s’étendre, au détriment de l’État providence.
Les inégalités dans la répartition des richesses sont intolérables, malgré les justifications (la fameuse "théorie du ruissellement"). Le dernier saut de puce dans l’espace de Jeff Bezos, fondateur d'Amazon, tout en n’apportant rien à la science et à la connaissance de l’univers, est le nouveau pollueur de l’espace, il élargit les zones touristiques !
Aux compliments à tous les militants pour leur courage, j’ajoute une supplique. Ne serait-il pas plus utile aux Hommes de réguler ce système, et si possible en construire un plus juste et plus humain ?
Qui sera capable de réunir du MR-PS au PTB, ces femmes et ces hommes encore intéressés à la chose publique ?

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Au moins que la droite MR-PS dénoncent l’absurdité des comportements des prédateurs financiers, l’injustice des écarts de richesse qui se développent, en désignant nommément quelques grandes fortunes, figures de la finance et penseurs libertariens. Enfin pour faire bonne mesure, que les partis d’opposition PTB-CDH n’hésitent pluss à remettre en cause l’attitude des mouvements se réclamant de la gauche, communiste ou chrétienne, à propos de leur antagonisme.
Tout ceci fait « enfant de chœur ». En avance de quelques années, avant que la machine ne s’arrête pile devant un Léviathan inconnu, mettant un comble à la panique générale et aux guerres qui s’en suivront.
Le « parti personnel » de Macron est probablement en France, l’ultime péripétie, avant autre chose que la 5me République.
Le « parti personnel », n’est qu’une concentration du pouvoir dans les mains du fondateur et des stratégies de campagne toujours centrées sur sa personne. Ce qui est démontré par le macronisme, n’est rien d’autre que le début d’une oligarchie prétendant poursuivre le néolibéralisme, à tout prix.
La figure du chef est mobilisée de manière permanente. Le visage d’Emmanuel Macron paraît quasi-systématiquement sur les affiches des candidats aux élections de LaRem.
Dans les crises, il est frappant de constater l’inexistence de LaRem et son incapacité à faire face. La tentative de débouclage de la crise des gilets jaunes en est l’illustration.
Est-ce que les militants MR-PS et consort veulent que les derniers sursauts du système soient copiés sur ce parti, avec un type du genre Bouchez sur toutes les affiches ?

25 juillet 2021
Job et jobard.

Quand je pense que ce balourd de Charles Michel est encensé pour son « jobjobjob » et que son successeur, Bouchez, prend la relève dans le même état d’esprit ! Je suis scié…
Plus possible de discuter sur l’avenir de la Belgique, tant que les partis au pouvoir persistent dans la foi que le busines à l’américaine est la seule issue raisonnable à cette pétaudière.
Un seul argument, pris au hasard, suffit à démontrer le non sens, à côté de mille autres.
Sur cent cinquante ans de pompage du pétrole, on a réussi à disperser un réservoir fossile vieux de 20 à 350 millions d’années, provenant de la décomposition d’organismes marins, au fond des océans, des lacs et des deltas, Tout cela raffiné abreuve les réservoirs des automobiles. Le charbon, si polluant, produit des grandes forêts du tertiaire, est englouti par les centrales. Il n’a pas un meilleur sort.
Sans eux, la mobilité s’effondre et avec elle l’économie mondiale faite d’échanges et de mouvements ! On substitue l’électricité au pétrole qui va nous manquer, comme si ce n’était pas pareil, comme si l’électricité n’était pas la fille du pétrole et du charbon ! Comme si l’économie de marché allait cesser de polluer et de détruire l’environnement, grâce à l’électricité ! Comme si l’humanité n’allait pas être dix milliards d’individus bientôt ; tout le monde courant après sa voiture et son frigo !
Certes, les panneaux, les éoliennes, les gadgets vont faire durer le suspens, prolonger l’illusion. Mais pour combien de temps ? Quelle déconvenue clora le bec de ces farceurs ?
Car, il faudra bien convenir qu’un mauvais chemin fut pris par ces messieurs et qu’ils n’en conviendront jamais !
Évidemment, rien ne sera fait des programmes proposés par le GIEC, ni même ceux « plus raisonnables », des États complices des industries et du mode de vie pollueuses. On sait à l’avance que le public continuera de les élire eux de le charmer. Notre destin s’accomplira dans l’hypocrisie la plus complète et la destruction du monde, en ayant l’air de le sauver.
Au lieu de réfléchir à la réduction du temps de travail, ils le prolongeront ! Au lieu de réduire les productions puisées sur les ressources de la terre, ils les augmenteront. Jusqu’au dernier petit gain possible ils abattront les arbres et videront les océans.

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Pourtant ce serait déjà l’apprentissage d’une vie autre, plus sage et plus frugale, s’ils convenaient de leurs fautes. On essaierait de faire comprendre aux nouvelles générations que frugalité ne veut pas dire pauvreté.
Les femmes et les hommes concilieraient responsabilité professionnelle et parentalité, auraient plus de temps pour se cultiver ou faire du sport…
Au contraire, nos libéraux sont pris de démence, comme entraînés sur un escalator devenu fou, acharnés à l’intensification du travail par l’usage des outils numériques, au bureau, chez soi, partout, détraquant les horloges, faisant des journées de dix heures comptées pour huit !
Pour préserver l’emploi et la santé, la déconnexion ne peut se limiter au seul respect des temps de repos obligatoires et des jours de congés. L’enjeu est de gagner un droit à la déconnexion effective permettant de préserver l’équilibre vie privée et vie professionnelle.
Comment faire comprendre à ceux qui ne le veulent pas, qu’une meilleure répartition de l’emploi et des richesses et la réduction du temps de travail permettrait aussi de diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Mais cette vision de l’avenir dépasse l’entendement des jobistes libéraux. Si vous voulez indigner ces plaisantins politiques, parlez donc de la convention citoyenne pour le climat, de sa proposition sur les vingt-huit heures de travail hebdomadaires. À des gens qui espèrent qu’on travaillera jusqu’à 70 ans d’ici avant la fin de la décennie !
Contribuant à décrasser les cerveaux obtus du MR au PS, des études sur le sujet concluent qu’il existe un lien étroit entre notre temps de travail et notre empreinte écologique. Est-ce bien la peine de se donner tant de mal à ouvrir les yeux, de ces malfaisants ?

24 juillet 2021
De l’anecdote au complot…

…le bazooka des pauvres !
Essayons de comprendre les gros malins qui nous gouvernent. En réalité, le pouvoir régalien leur échappe. Il est à l’Europe et aux Etats-Unis qui disent les règles et dirigent la politique « du monde libre », échafaudent des plans et préparent des guerres, Cac40 et GAFA font le reste. Ces derniers ont des « influenceurs » partout qui se partagent les rôles de conseiller. Même si une majorité se dégageait des urnes en Belgique intimant aux politiciens l’ordre de changer le système économique, nos gros malins ne le pourraient pas.
Leur domaine, c’est le sous-régalien ou l’élevage des moutons (nous en l’occurrence). C’est-à-dire la basse justice et le pouvoir d’éborgner les manifestants. Leur atout : regrouper les naïfs, les opportunistes et les imbéciles par des discours mussoliniens, comme s’ils pouvaient tout organiser seuls, aidés, par le capital qui paie les journaux pour faire l’opinion.
Mettez-vous à leur place, intermédiaires besogneux, il est nécessaire qu’ils en fassent beaucoup, afin que l’électeur ne s’aperçoive pas que ce ne sont que des subalternes. Vu les circonstances, les pannes de l’économie, le chômage qui persiste, la pauvreté qui augmente, la pandémie aussi mal gérée que possible, cela commence trop à se voir. Devant la contestation qui monte et qui semble avoir compris, puisqu’elle déserte en masse les élections en France et en ferait autant en Belgique s’il n’y avait pas contrainte, reste la pensée unique, bientôt l’interdiction de penser autrement. Le premier essai à l’étude serait la vaccination obligatoire.
Ne me faites pas dire que la vaccination ne sert à rien, je ne relève ici qu’une contrainte par corps qui pourrait être votée, même si l’utilité de la vaccination n’est pas contestée.
Dans l’histoire de toutes les oligarchies, ploutocraties et dictatures, l’opposition officielle n’existe plus quand elle n’est pas fabriquée par le pouvoir. Comment résister, attendre des jours meilleurs ? Mais par le libelle, le pamphlet, l’affichage clandestin et le bouche à oreille.
L’opposition anonyme a aujourd’hui des relais dans l’électronique. Tous les portables connectés sont des moyens de diffusion. De la fausse nouvelle à la vraie, comment démêler le vrai du faux ? Cyniquement, on peut dire que pour l’opposition, c’est sans importance.
Le pouvoir crie au complotisme et à la malveillance dès que ce n’est pas un friqués du système qui se sponsorise sur Internet, les blogues, Facebook et consort.
Même une fausse nouvelle qui tend à déstabiliser le système, vaut mieux que le résultat d’une concertation des chefs, avant de lancer leur part de vérité, qui sera toujours plus ou moins une fausse nouvelle aussi.

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Une belle arme de l’opposition dont on ne dira jamais assez les effets, est le canular. Le trait d’esprit n’est pas mal non plus, qui d’un mot ou d’une courte métaphore, réduit à néant deux heures de conseil des ministres chargé de faire prendre des vessies pour des lanternes aux badauds de la monarchie.
L’anecdote est perçue comme une histoire plaisante qui n’atteint pas la hauteur et le sérieux de l’Histoire avec un grand H. Mais, l’histoire s’écrit avec un petit H de nos jours ! Qui mieux qu’une anecdote pourrait dépeindre un Michel chez Erdogan s’asseyant grossièrement devant une dame, par ailleurs présidente des Commissions européennes ?
L’adjectif « anecdotique » est défini par Le Petit Larousse comme « ce qui ne touche pas à l’essentiel », c’est-à-dire ce qui est secondaire, marginal, particulier, en opposition à ce qui est primordial, central et général. Vous trouvez que l’anecdote que je viens de citer ne va pas à l’essentiel ? L’essentiel serait dans la conversation entre Michel et Erdogan. Soit. Qui pourrait me répéter ce qu’ils se sont dits et à propos de quoi ?
On est loin du temps ou Louis Sébastien Mercier (1740-1814) qualifiait « l’anecdotomanie » de sottise qui ne peut venir qu’à l’esprit d’un sot. .
Rien de plus naturel à l’homme que d’altérer la vérité, écrit le Larousse, (…), rien de plus naturel que de se montrer crédule quand il s’agit d’une histoire brève, amusante, et surtout quand le narrateur ou l’écrivain a de l’esprit. (…) Les anecdotes ne sont le plus souvent que des fictions qui dénaturent l’histoire pour faire et défaire des réputations.
Aujourd’hui, l’anecdote sert aussi à défaire des réputations usurpées, afin de révéler aux gens la véritable nature de ceux qui portent fier et parlent haut, de ces gens de pouvoir qui se disent capables de suivre la volonté du peuple, et qui mentent se disant.