3 juillet 2022
Sur un éditorial de Julliard.

Il n’y a pas coïncidence entre l’invasion de l’Ukraine et les décisions de la Cour Suprême américaine concernant l’avortement et le port d’armes autorisé dans la rue. Cinq mois séparent ces faits. Ils n’en restent pas moins liés par une impression de malaise ressentie en Amérique et ailleurs sur le devenir de la démocratie aux USA et la délirante course en avant de Poutine à la suite de son erreur de février. On aurait trouvé dans des camions russes abandonnés des uniformes de parade pour le défilé de la victoire à Kiev, début mars !
L’un et l’autre concernent directement l’Europe. Les USA sont nos Alliés depuis 1945. Les libéraux voient dans ce pays un exemple de démocratie propice à la liberté d’entreprendre, chère à nos néolibéraux. La Russie a réintroduit un conflit au cœur de l’Europe que l’on croyait impossible, avec des images qui rappellent les carnages nazis.
Se rend-on à l’évidence, que ces deux grandes puissances, à la suite de la tournure de la guerre en Ukraine, sont en train de vider leur querelle en Europe ?
L’exemple sans cesse répété au MR de notre grand allié n’est plus de saison. L’Amérique est en train de dériver et va à des affrontements internes entre la droite républicaine « évangélisée » par des minorités religieuses et les démocrates en proie au wokisme qui fait rage dans les universités !
Ces deux Amériques seront bientôt face à face en adversaires résolus. Pour peu qu’après l’inexistant Biden, Trump survive à l’enquête sur les événements qui ont suivi sa défaite et c’est un risque de guerre civile, si par pression et démagogie, ce dernier se réinstalle à Washington comme s’il ne l‘avait jamais quittée !
Poutine, en bon dictateur, ne peut pas reconnaître son erreur et est donc condamné à poursuivre sa guerre en Ukraine, dans une fuite en avant où il ne sait lui-même où il va ! Comme la guerre est sans issue, il est capable de la propager à l’Europe entière, obligeant ainsi son pays à le suivre sur cette pente fatale.
Que les Russes en prennent conscience ou non, leur chef a tellement mal manœuvré qu’il ne peut plus cacher que cette grande puissance n’en est plus une vraiment. Cette guerre inopportune a fait tomber le décor Potenkine d’un pays prospère, laissant voir une économie mal en point, un peuple condamné à revivre comme sous les tsars ou sous Staline, bref malheureux.
La « menace » que ferait peser l’OTAN sur la Russie a fait long feu. La vraie raison est l’attractivité de l’Europe telle qu’elle avec ses graves défauts, mais qu’elle exerce avec le droit d’y dire ce qu’on pense. Dans une Russie où seul le pouvoir dicte aux gens ce qu’il faut penser, c’est important.
Voilà pourquoi nous vivons sur une poudrière sans avoir les moyens d’étouffer l’explosion, livrés sans aucun autre moyen à la volonté des États-Unis.

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La Chine y met son grain de sel, ce qui complique tout. Les deux puissances blessées et en face à face sont contraintes d’y regarder de plus près, des intentions de l’oncle Xi, l’un pour Taïwan et l’autre pour le débordement du fleuve Amour par des masses chinoises, comparables à celles du Maghreb sur l’Europe.
Dans son Éditorial sur Marianne, Jacques Julliard signe « Ce monde est dangereux ».
Il l’est à plus d’un titre quand on pense que les trois puissances qui s’affrontent sont toutes dotées de l’arme atomique. Il revient encore au plus fou de trois, Vladimir Poutine, d’en parler le plus souvent comme d’une menace au-dessus de nos têtes.
Julliard conclut en ce qui regarde l’Europe « …la guerre d’Ukraine a ouvert bien des yeux, à commencer par ceux des Allemands. Puisse-t-elle faire de même à l’égard des souverainistes français d’extrême droite et d’extrême gauche. Et de citer le poète allemand Hölderlin ‘’Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve’’ ».
Tant pis pour les pacifistes ou les américanolâtres. Les uns sont les battus éternels de l’histoire, les autres sont les cocus du moment.
L’Europe avec le consensus nécessaire des 27 pour le moindre changement ou progrès dans son parcours incertain, doit revoir son adhésion au néo-libéralisme, trouver une politique sociale malgré son orthodoxie libérale et s’armer rapidement, coûte que coûte, devant la montée des dangers.
Attendre encore, avec le pâlot Charles Michel et une Ursula von der Leyen peu convaincante, compromet les chances de nous en sortir.
Ce serait bien que le parlement de Strasbourg abandonne ses séances de parlottes, afin de trouver des moyens de pression sur les deux précités du système afin d’accélérer toutes les procédures ;
C’est à la fois une nécessité et une urgence.

2 juillet 2022
L’Agoracritos.

Cette société est triste parce qu’on ne lui donne à penser que des histoires de fric. De la politique qui devrait faire rêver à un monde meilleur, aux acteurs eux-mêmes dont on voit bien qu’ils se sont engagés au service du peuple pour ne servir qu’eux-mêmes, c’est partout pareil : l’art de tirer à soi la couverture.
Des Juges de la Cour Suprême aux Etats-Unis qui viennent de condamner l’avortement, on ne peut dire qu’ils poursuivaient la mission d’écouter les Américains, ce pourquoi ils existent, mais pour satisfaire une idéologie qui est loin d’être partagée par une majorité.
Quelle folie aussi de considérer que neuf personnes savent mieux que 350 millions d’autres ce qui est bon pour eux !
Mais ce n’est pas tout. Voilà qu’ils s’attaquent à présent aux efforts des collectivités pour réduire les gaz à effet de serre en estimant que les industriels ont le droit d’utiliser librement les ressources naturelles, dont le charbon.
On a compris que l’idéologie par l’entremise des Églises réformées conservatrices qui animent ces redoutables personnages cache en réalité des intérêts personnels. En réaffirmant que le citoyen américain avait le droit de porter une arme, c’est toute l’industrie armurière qui les remercie. C’est aussi l’étalage au grand jour de l’esprit de lucre qui est en réalité bien supérieur au respect dû à la vie, dont il est le paravent.

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Élus par la grâce de ce gros truqueur de Trump, dont la fortune est le résultat d’une suite de compromissions et d’indélicatesses, il ne pouvait en être autrement.
De ces neuf juges de la cour Suprême, on ne pourrait en déduire que cinq seulement trahiraient la volonté du peuple. Il est quasiment certain que si la situation se fût inversée, que les juges n’eussent rien changé aux dispositions d’un avortement légal, mais qu’ils se fussent tournés vers d’autres lobby dans d’autres magouilles, pour de grandes satisfactions personnelles, qu’une autre indignation se fût emparée des gens.
La trahison chez les êtres tout d’instinct, éveille la colère. Chez les êtres de raison, elle éveille le vice.
Oui, ces neuf personnages, rien que pour avoir accepté de planer au-dessus de la mêlée en tranchant de tout, transformant ainsi leurs mensonges en vérités, sont des êtres rongés par les vices.
Il n’est même pas sûr que les majorités tirent profit des sources différentes, selon que l’on soit démocrate ou républicain, dans la tête de l’électeur américain. L’esprit capitaliste qui anime l’un et l’autre camp, n’est pas une question de niveau de vie. On n’a pas besoin d’être riche pour souhaiter que rien ne bouge et pour craindre le désordre.
La seule chose inexplicable tient dans l’appel au désordre d’un Trump solidaire des insurgés, alors que toute prospérité dans le système américain se construit dans le silence des officines et loin des turbulences populaires.
C’est peut-être unique dans l’histoire d’un parti républicain, un président qui pousse au crime contre l’État et qui flatte dans ses discours en salle, les sentiments pervers des racistes et des névrosés de la gâchette.
L’actuel président ne vaut guère mieux. Sa poursuite en Europe de la politique des blocs, le fait que nous sommes ses sujets plus que ceux de l’UE, correspond peu ou prou à la politique de son prédécesseur.
Le monde s’indigne des prises de décisions de cette Cour Suprême ; ses membres s’en fichent, ils sont nommés à vie.
A noter que quel que soit le président des USA, les décisions de la Cour des Neuf, les soubresauts de Wal Street et la vente des avions Lockheed-Martin à l’Europe, nos américanolâtres adorent avec autant de chaleur, d’un président à l’autre, cette liberté d’entreprendre qu’ils voient partout dans ce pays et qui les fascine.
Cet amour inconsidéré mais constant est la seule attitude intemporelle qu’ils aient jamais eue, sans en retrancher une partie, eux si girouettes et primesautiers partout ailleurs.
Un Agoracritos nous manque, grande gueule populaire et même marchand de saucisses (dans l’œuvre d’Aristophane), pour nous sauver par la fantaisie et l’imprévisible de ce monde américain dont on nous prédit depuis longtemps qu’il sera le nôtre, mieux, qui est déjà le nôtre !
Il n’entre pas dans la psychologie de la foule américaine de s’insurger contre le despotisme des puissants. Elle ne s’est insurgée l’année dernière que pour rétablir un président dans des fonctions qu’il avait démocratiquement perdues. Ce n’est pas la même chose. La foule américaine ne s’insurge que lorsqu’une idée est tellement fausse qu’elle mérite d’en faire une vérité.
Dans cette optique, les neuf Juges de la Cour Suprême ont du pain sur la planche.

30 juin 2022
A poil les scribouillards !

L’OTAN semble avoir oublié ses casseroles, sa mort cérébrale, son américanisme forcené. Elle resplendit au soleil de juin et pour cause, les gens pensent aux vacances, l’OTAN est l’acronyme familier qu’on entend depuis toujours et que les maîtres libéraux ne détestent pas. On a l’habitude du mot. On ne le pratique pas, mais on le connaît. Et puis le mot fait penser à Madrid en ce moment, les grands hôtels, les tapas, les belles madrilènes, puisqu’ils y sont ! « Ils », ce sont nos maîtres, nos chefs, ceux qui pensent pour nous.
La politique, la mort en Ukraine, la revalorisation des pensions, jusqu’à la montée des prix sont des sujets qui irriteraient plutôt, si on en parlait. Heureusement personne n’aborde ce qui fâche ou pire qui ennuie, alors que le public est en grande consultation d’albums de voyage, en précanicule ! Il y a bien quelques résistants. On y débusque les journalistes professionnels, spécialisés en politique, bien obligés de nous faire part des soubresauts du gouvernement, malgré le soleil et l’eau bleue des lacs profonds, que le veinard sur la page suivante est chargé de nous vendre. Enfin, on y laisse pour ce qu’ils sont toute une collection d’aigris, d’atrabilaires qui ne partent jamais en vacances ou pire qui n’ont pas de voiture et se mêlent d’empêcher les autres d’en avoir, sous des prétextes les plus saugrenus, la pollution, l’usure des routes, les dangers des longs parcours et la déconvenue des voitures électriques qui ne peuvent dépasser les 300 km parcourus sans une borne de rechargement sur l’autoroute des Pyrénées à Andorra la Belle.
Mais les pires casse-pieds, les irréductibles de l’information de source sûre, qui ne la trouve nulle part ailleurs que dans leur cerveau malade, ce sont les grands discoureurs sur Facebook, étalant sur leur page tout leur savoir inutile issu de leurs cauchemars des fins de nuit.
Ces écrivains ratés n’ont de cesse d’accoucher tous les matins des fantômes de la nuit, Marioupol rasé, Poutine en pleine névrose, l’avortement condamné par les gâteux de la Cour Suprême américaine, mille sujets enfin qui n’intéressent plus personne, quand le thermomètre dépasse les vingt-cinq degrés.
Pourquoi se donnent-ils tant de mal pour rien ?
Ils veulent absolument avoir leur version des faits sur Charles Michel transformant le fauteuil offert gracieusement par Erdogan en couillard, tandis que le public regarde d’un œil froid la maigrichonne en plein retour d’âge qui est debout derrière l’illustre belge !
Pas que ce fait divers déjà lointain, du frais aussi, à l’égal du poisson dans la caque pêché la nuit et déposé à l’aube, à la minque. Ils osent ces entrepreneurs du pire, sortir des personnages du drame français, comme si ce n’était pas déjà impossible de se rappeler le nom de la glorieuse socialiste qui faisait croire aux pensions à 1500 € net le mois joli !

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Ces malades de la phrase bancale, sans objet pour l’ensemble des usagers de Facebook, sont capables de tout pour séduire le dernier vacancier en instance de départ, juste avant de couper le courant au compteur, pour qu’il se précipite une dernière fois sur la page du champion de la longueur, enthousiasmé par ce génie méconnu !
– Écoute, Élise, ce con de Richard, tout de même, i’ fonctionne pas comme nous !
Comme cet oiseau rare n’existe pas, mieux, n’a jamais existé, ces grands disjonctés des périodes de vacances s’en font une raison en imaginant un censeur dissimulé quelque part dans les câbles et connexions de la Maison Mère tuant dans l’œuf la pensée féconde par jalousie et sur ordre de moins doués que lui, le cul dans les fauteuils des hautes directions de Facebook.
Rien ne semble arrêter ce flux comme nerveux d’une imagination limitée à Macron, Trump ou Karine Lalieux… (Tiens, ce nom lui revient à l’esprit !), comme s’il n’y avait pas la côte amalfitaine et ses villas à téléférique perso, comme si l’air de Florence n’était pas plus pur que celui d’une réunion de la NUPES ou que le Lys (il Giglio) de la cité des Médicis qu’un drapeau de l’Europe roulé en cornet derrière un Macron plus verbeux que jamais ?
Alors ce plumitif enragé, reprend son Mont-Blanc emblème des prétentieux Goncourt et repart à l’assaut d’une autre info encore plus urgente à développer que les précédentes.
Le voilà sur des élucubrations folles, bousculant les ultimes tentatives des politiques eux-mêmes découragés d’attirer encore l’attention des catéchumènes du libéralisme avancé, les pieds dans l’eau.
Il sue, ahane, tempête contre lui-même, mais n’a de cesse de remplir son tonneau des Danaïdes, alors que les Sœurs de la Mythologie se sont carapatées pour Danos accompagnant leur père, avec les vacanciers précoces et les retraités friqués.
Il en est ainsi de ces pauvres types dont vous n’avez pas idée, cher Public fuyant les belles et les moins belles lettres, pour les coquillages et les crustacés de Coëtquidan.

29 juin 2022
Hauts les Cœurs !

L’OTAN va se remuscler, tout au moins en paroles, à Madrid, pendant trois jours.
Celle que l’on disait en mort cérébrale se requinque de l’agression de l’Ukraine par Poutine, tout à fait inespérée par Tonton Biden pour remettre de l’ordre dans son fermage de l’Europe.
Les marchands d’armes ont leurs carnets de commande ouverts et le crayon à l’oreille, comme l’épicier du coin.
Par hasard, le Traité de l’Atlantique Nord reçoit les pays de l’autre Océan en amis, quelquefois que Biden aurait besoin de mélanger les deux Eaux dans sa future guerre avec la Chine.
Les américanolâtres sont aux anges en Belgique, pourtant avant-dernière dans la course aux 2 % de PNB d’investissement en efforts de guerre. Les USA lui pardonnent ce retard en considérant les F35 que le contribuable belge s’est offert pour une poignée de milliards.
Les cocardiers Alexander De Croo et sa ministre de la Défense seront de la fête guerrière, la cocarde sur la poitrine. Seule l’hyperlibérale Wilmès ne les accompagnera pas, en raison d’une mission humanitaire à domicile.
Poutine fait peur à tout le monde, au point que la Norvège et la Finlande ont posé leur candidature pour intégrer la machine guerrière américaine. Erdogan, membre de la Chose, s’y oppose pour des raisons personnelles. On pense qu’il suffira d’ouvrir une ligne de crédit depuis Washington pour arranger le deal avec l’irascible Turc.
L’OTAN refile ainsi, grâce aux Russes, sa soi-disant mort cérébrale à l’Union Européenne qui rêvait d’une armée personnelle chevauchant pour le compte des vingt-sept. L’affaire était déjà mal engagée avec l’achat de Berlin des fameux F35 que tout le monde s’arrache, alors qu’un accord avait été conclu avec la France pour fabriquer un avion équivalent européen.
L’Europe qui avait cédé toute son industrie guerrière ou presque aux grands amis américain devra patienter que l’OTAN finisse par avoir la peau des deux fous du moment : Poutine et Xi Jin Ping.
À Madrid, on s’en régale, ce n’est pas pour tout de suite. Surtout pour le Jaune, dont on ne sait pas encore comment impliquer l’OTAN dans le conflit qui vient entre Jo et Xi.

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Embarqués à l’Europe pour améliorer leurs fins de mois, Charles Michel et Didier Reynders, américanolâtres de toujours, n’iront pas épousseter la veste de Jo Biden à Madrid. Ils regrettent de ne pouvoir exposer en public leurs sentiments profonds de l’amour de l’Amérique et aussi pour le blingblings des banquets.
La guerre en Ukraine est tellement inespérée pour l’Amérique qu’on se demande si Poutine n’est pas de la CIA ? L’Ukraine est un merveilleux terrain d’entraînement pour l’US Army qui y essaie ses nouveautés meurtrières, tout en se débarrassant des vieilleries qui encombraient ses dépôts.
On perce chez Poutine un certain essoufflement, une usure lente de son potentiel, même si dans le Donbass il met tout le paquet. On devine l’épuisement des stocks militaires et l’hostilité croissante d’un peuple qui, dans l’urgence de la fermer, compte tenu des représailles, n’ose pas manifester complètement sa mauvaise humeur.
L’OTAN s’en délecte. Les rapports secrets qui vont être discutés sur les armements russes, les tactiques du Kremlin et le cancer supposé de Vladimir seront à la Une de toutes les gazettes à la fin de le cession.
Le personnel qui s’agite autour des engins de mort, saisi parfois de la riposte au point d’y laisser sa peau n’est pas membre de l’OTAN et ne fait pas partie de l’UE. On a promis aux survivants monts et merveilles : entrer à l’Europe et faire partie de l’OTAN. Ce n’est pas pour tout de suite, mais c’est un baume pour les combattants.
Les hôpitaux des 27 accueillent les Gueules cassées d’Ukraine en héros. C’est bien la première fois qu’on renoue avec la guerre froide en interposant autant de chairs à canon gratuites, entre le Fou et les américanolâtres.
Ombre au tableau, ce remue-ménage à l’Est, à la suite des remous d’une économie libérale malade, n’apporte pas la moindre espérance d’un rebond. Au contraire, on navigue vers la stagflation.
Peut-être que le sommet de Madrid en faisant exploser les ventes propices à l’industrie des Armements, relancera la machine à business ?
Les marchands de canon n’ont jamais apporté la prospérité ailleurs que dans leurs conseils d’administration. Par contre, la mobilisation, la guerre même qui en découle – car comment liquider les stocks sinon en s’en servant ? – est porteuse de bonnes nouvelles pour l’économie libérale. À défaut de reprendre dans la prospérité, l’économie de guerre a au moins le mérite de museler les syndicats et faire taire l’extrême gauche.
Le Peuple souvent marche dans la combine. « Hauts les Cœurs » brament les entraîneurs de foule. Et on part ainsi se faire tuer la fleur au fusil, sans savoir vraiment pourquoi ?